Sinusite chronique : une technique innovante pour rétablir le drainage des sinus

Pour venir à bout de certaines formes de sinusite chronique, Nantes adopte la sinuplastie par ballonnet, un traitement innovant, efficace et peu invasif qui évite une chirurgie parfois très lourde.

Pour venir à bout de certaines formes de sinusite chronique, Nantes adopte la sinuplastie par ballonnet, un traitement innovant, efficace et peu invasif qui évite une chirurgie parfois très lourde.
Une technique innovante dans l’Ouest
Nouveau en France, le procédé consiste à élargir le canal de drainage des sinus à l’aide d’un cathéter à ballonnet pouvant se gonfler à haute pression, un peu comme dans les artères du cœur pour les déboucher. L’écoulement normal des sinus est alors rétabli. Ce traitement peu invasif ne provoque pas de saignements. L’intervention dure de 20 à 60 minutes et se réalise en une fois sous anesthésie générale ou sédation consciente. Les patients peuvent rentrer chez eux le jour même. Le CHU de Nantes et plus particulièrement le professeur Olivier Malard (ORL) développe cette technique depuis mi-2011.  
 
La sinusite chronique et ses traitements
Cette maladie désigne une inflammation des muqueuses qui recouvrent l’intérieur des sinus. Il y a deux types de sinusite : aigüe et chronique plus prolongée. Elle peut être due aux allergies. Les personnes souffrant de cette maladie ressentent des douleurs et des sensations de pression ; elle peut occasionner des infections récidivantes. Jusqu’à présent les seuls traitements possibles étaient les médicaments et la chirurgie.
La sinuplastie par ballonnet apparaît alors comme une véritable innovation car elle permet d’éviter une opération chirurgicale, améliore la qualité de vie des patients et réduit les symptômes de la maladie. 
 
La sinuplastie par ballonnet en France et à Nantes 
Originaire des États-Unis, cette technique est encore peu développée en France. Seules 150 interventions ont été réalisées à ce jour. Pour sa part, le CHU de Nantes en a réalisé 11 depuis le printemps 2011. Et les premiers résultats sont encourageants : pas de vrai échec constaté pour cette maladie réputée complexe et difficile à traiter.

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