Stimulation du nerf vague, une solution pour les épilepsies* rebelles

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Depuis cette année, le CHU de Saint-Etienne dispose d'une nouvelle technique : la stimulation du nerf vague (SNV) qui est une technique chirurgicale palliative s'adressant aux patients souffrant d'épilepsies réfractaires aux associations médicamenteuses. Hormis le coût du matériel**, elle présente l'intérêt d'être simplement et rapidement implantée et surtout dénuée d'effets indésirables importants.

Depuis cette année, le CHU de Saint-Etienne dispose d’une nouvelle technique : la stimulation du nerf vague (SNV) qui est une technique chirurgicale palliative s’adressant aux patients souffrant d’épilepsies réfractaires aux associations médicamenteuses. Hormis le coût du matériel**, elle présente l’intérêt d’être simplement et rapidement implantée et surtout dénuée d’effets indésirables importants.

La stimulation du nerf vague s’adresse à des patients dont l’épilepsie est dominée par des crises partielles ou généralisées non ou mal contrôlées par les traitements médicamenteux. La sélection des patients est assurée par les neurologues (adultes et pédiatres) et l’implantation du stimulateur est réalisée dans le service de neurochirurgie.

Les études ont prouvé que 40% des patients implantés dans le monde ont vu une réduction de 50% du nombre de crises. Si les effets positifs mettent parfois plusieurs mois pour se manifester, en revanche ils se maintiennent dans le temps. La SNV contribue aussi à prévenir les perturbations électriques à l’origine des crises.
La SNV peut donc être considérée comme un nouveau traitement chirurgical de l épilepsie réfractaire dont l’avantage est de n’avoir pratiquement pas d’effets secondaires néfastes. En plus de la diminution du nombre de crises, des publications signalent l’amélioration de l’humeur, de la mémoire et une vigilance accrue. Elle permet également dans le temps de diminuer le nombre et la posologie des anti-épileptiques et de ce fait leurs effets secondaires.

L’implantation du matériel (3 électrodes « en tire-bouchon ») se fait sous anesthésie générale au cours d’une brève hospitalisation de deux ou trois jours. Les électrodes sont fixées sur le nerf vague gauche au niveau du cou. Le générateur est mis en place sous la clavicule. Les fils électriques courent sous la peau entre les 2 incisions. Les cicatrices sont peu apparentes et le dispositif n’est visible que par la légère bosse sous cutanée que fait le générateur. Dans les mois qui suivent, l’intensité de la stimulation est progressivement adaptée par le neurologue au moyen d’une télécommande jusqu’à atteindre l’effet optimal sur le nombre de crises.

Devant les améliorations apportées par la SNV, les Etats-Unis proposent aujourd’hui cette nouvelle technique dans le traitement des dépressions chroniques.

*L’épilepsie est l’expression d’un fonctionnement anormal, aigu et transitoire de l’activité électrique du cerveau. C’est une maladie chronique.
**La stimulation fonctionne 24 h/24 pendant de nombreuses années. Le générateur procure une stimulation électrique de faible intensité pendant 30 secondes toutes les 5 minutes.

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