XXIIIe congrès de l’ass. française des chirurgiens maxillo-faciaux

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Née de la prise en charge des « Gueules Cassées », victimes de la première guerre mondiale, la chirurgie maxillo-faciale doit son nom à une de ses spécificités qu'est la chirurgie des composants du squelette facial, les maxillaires. Plus près de nous, la première greffe mondiale de visage réalisée par l'équipe du professeur Bernard Devauchelle du CHU d'Amiens en novembre 2005 a mis en lumière cette discipline. A Nantes, le XXIIIe congrès de l'association française des chirurgiens maxillo-faciaux du 15 au 17 mars 2007 fera le point sur les avancées...

Née de la prise en charge des « Gueules Cassées », victimes de la première guerre mondiale, la chirurgie maxillo-faciale doit son nom à une de ses spécificités qu’est la chirurgie des composants du squelette facial, les maxillaires. Plus près de nous, la première greffe mondiale de visage réalisée par l’équipe du professeur Bernard Devauchelle du CHU d’Amiens en novembre 2005 a mis en lumière cette discipline. A Nantes, le XXIIIe congrès de l’association française des chirurgiens maxillo-faciaux du 15 au 17 mars 2007 fera le point sur les avancées…

Les grands traumatismes faciaux, le traitement des cancers de la cavité buccale ou des maxillaires entraînent des mutilations dont la réparation complexe fait appel à des techniques microchirurgicales de pointe. Le XXIIIe congrès de l’association française des chirurgiens maxillo-faciaux (AFCMF), présidé par le professeur Jacques Mercier, chef du service de chirurgie maxillo-faciale et stomatologie du CHU de Nantes, aborde le thème de la chirurgie orthognathique (de ortho=droit et gnathos=mâchoire), encore appelée chirurgie orthopédique des maxillaires.

Les malformations osseuses congénitales de la face – conséquences d’atteintes congénitales des tissus mous – ou les déformations faciales progressives survenant pendant la croissance, se traduisent par une asymétrie disgracieuse, par une face trop haute avec impossibilité de maintenir sa bouche fermée ou encore par une mandibule (mâchoire inférieure) trop en avant ou trop en arrière. Dans tous les cas, cela se traduit pour l’adolescent ou l’adulte atteint d’une telle dysmorphose par un retentissement psychologique sous-tendu par une dévalorisation de l’image de soi et par un trouble de l’occlusion dentaire, générateur de difficultés masticatoires et à terme de troubles digestifs.

Si l’orthodontie ne peut, à elle seule, corriger la déformation du squelette facial qui porte les dents, un traitement orthodontique préparatoire à l’intervention chirurgicale est presque toujours nécessaire, pour que le chirurgien obtienne le meilleur équilibre morphologique facial et une occlusion dentaire normale. C’est pour cette complémentarité fondamentale que l’orthodontie a été incluse dans le thème du congrès.

Le service de chirurgie maxillo-faciale et stomatologie du CHU de Nantes est référent sur le plan interrégional mais également sur le plan national et international dans le traitement des malformations congénitales de la face (ex. : les fentes labiales et palatines) et dans le domaine de la chirurgie orthognathique, thème du prochain congrès.

Pour en savoir plus : www.b-c-a.fr/afcmf

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