Les CHU vus par les internes

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1er Lyon, 2ème Montpellier-Nîmes, 3ème Nantes, 4ème Rennes, 5ème Toulouse, 6ème Grenoble, 7ème Paris, 8ème Bordeaux, 9ème Lille, 10ème Strasbourg... De quoi s'agit-il ? D’un nouveau palmarès, celui des CHU et des spécialités préférés des internes en quête de leur futur lieu de stage.

1er Lyon, 2ème Montpellier-Nîmes, 3ème Nantes, 4ème Rennes, 5ème Toulouse, 6ème Grenoble, 7ème Paris, 8ème Bordeaux, 9ème Lille, 10ème Strasbourg…  De quoi s’agit-il ? D’un nouveau palmarès, celui des CHU préférés des internes en quête de leur futur lieu de stage, un tableau d’honneur complété par le classement des 30 spécialités. Le hit parade a été publié par What’s up doc "le magazine des jeunes médecins"*. 

Les Hospices Civils de Lyon arrivent en tête sur 28 CHU. L’établissement est apprécié pour sa politique pédagogique, son nombre de cours, son ratio de professeurs qui améliore sans doute l’apprentissage. « Il y a fort à parier que cette politique qualitative de recrutement fasse des HCL l’un des meilleurs hôpitaux de demain. » commente la rédaction
Autre enseignement de cette étude comparative d’attractivité : les CHU des plus grandes villes de France attirent davantage les jeunes médecins que les établissements implantés dans des villes moyenne avec pour bémol Rennes en 4ème position et Grenoble en 6ème alors que Marseille et de Nice sont respectivement en 12ème et 15ème.
Dans le top 10 des spécialités plébiscitées par les 7 622 candidats, l’ophtalmologie arrive en tête suivie de 7 spécialités médicales cliniques : néphrologie, dermatologie, cardiologie, médecine interne, gastro-entérologie, neurologie et oncologie. S’ajoutent à cette sélection A noter parmi les spécialités médicotechnique radiologie (4ème) et médicochirurgicales l’ORL (8ème position). En bas du tableau on retrouve la médecine du travail (30e), la santé publique (29e), la biologie médicale (28e), la médecine générale (27e), la psychiatrie (26e).
Et que révèle ce classement ? Que les médecins, à l’instar des autres travailleurs, préfèrent les postes les mieux rémunérés – sauf la chirurgie qui n’a plus trop d’attrait. « La pénibilité du métier, la faible compatibilité avec la qualité de vie, la féminisation de la profession dans l’ensemble, sont autant de raisons qui expliquerait ce désaveu » avance le magazine. Quant à l’anesthésie, elle se retrouve reléguée au 13ème rang « alors que cette profession fait espérer parmi les plus hautes rémunérations pour un médecin (en 2e après la radiologie). Sans doute les gardes, très fréquentes dans ce métier, rebutent-elles les jeunes » analyse le journal.
Ce classement qui repose uniquement sur le choix des internes n’a pas grand chose à voir avec celui des hôpitaux et cliniques réalisés par l’Express et du Point qui s’intéressent à la qualité des soins. Il se rapproche  plutôt du palmarès des villes où il fait bon vivre. La qualité de l’environnement et l’attrait de la métropole pèsent lourd dans la balance quand il s’agit de choisir sa destination avec quelques exceptions notoires Brest 14ème alors que Nancy est 19ème.
Mieux connaître les internes
La moyenne d’âge des internes issus des Epreuves classantes nationales  2013 était de 25 ans, avec un minimum à 22 et un maximum à 47 ans.
Pour consulter l’intégralité des préférences des jeunes médecins en 2013-2014 : www.whatsupdoc-lemag.fr
*n°12 janvier-Fév 2014

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