Au CHU de Saint-Etienne, on lutte contre la méningite par le jeu

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Crédit Photo : CHU de Saint-Etienne
Pour la troisième année consécutive, l’équipe d’Infectiologie du CHU de Saint-Étienne et la Chaire PréVAcCI de l’Institut Universitaire PRESAGE s’unissent pour une journée de sensibilisation face à la recrudescence des méningites à méningocoques. En partenariat avec l’association Petit Ange, cette initiative transforme l'apprentissage de la santé en une expérience immersive pour les adolescents du territoire.

Lutter contre la méningite par le jeu : c’est dans cet esprit que le CHU de Saint- Étienne a souhaité, le 28 avril, mobiliser des collégiens pour la Semaine Européenne de la Vaccination. Car à l’heure où la France observe une augmentation des cas de méningites à Méningocoques et que l’actualité sanitaire européenne rappelle la dangerosité de ces infections, la prévention et le rappel de l’importance vitale des vaccins devient une priorité. Et notamment auprès d’une population particulièrement exposée : les adolescents. 

Apprendre par l’expérience : Escape Game et « Meningoloup » 

Pour toucher efficacement cette catégorie d’âge, le CHU de Saint-Étienne a fait le choix de rompre avec le format classique de la conférence. L’équipe du Professeur Bothelo-Nevers a conçu des outils de « gamification » (apprentissage par le jeu) sur mesure pour transformer une thématique médicale complexe en une expérience vivante et impactante. Au cœur de cette journée, deux ateliers phares : tout d’abord, un escape game sur les méningites à Méningocoques, permettant une immersion totale où les élèves doivent collaborer, résoudre des énigmes et faire preuve de logique pour progresser. 

Autre animation, celle du « Meningoloup », adaptation d’un célèbre jeu d’ambiance. Avec cet outil pédagogique, il est possible d’aborder les notions de transmission, de symptômes et de prévention de manière ludique et dédramatisée, tout en gardant une rigueur scientifique. 

Crédit Photo : CHU de Saint-Etienne

Cette méthode d’éducation, couplée aux témoignages de l’association Petit Ange, a prouvé son efficacité : l’évaluation du dispositif, présentée au Congrès mondial de Maladies Infectieuses en 2025, confirme une progression significative des connaissances des adolescents et, surtout, une meilleure adhésion vaccinale. 

Vers un déploiement national 

Face au succès de cette collaboration et à la pertinence des outils développés, un kit complet de sensibilisation est actuellement en cours de finalisation. L’objectif ? Permettre à d’autres acteurs de s’emparer de ces méthodes pour protéger davantage de jeunes.

La rédaction avec le CHU de Saint-Etienne

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