A Clermont-Ferrand, un nouvel hôpital de jour pour prévenir les risques liés aux produits de santé

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Crédit Photo : CHU de Clermont-Ferrand
Le CHU de Clermont-Ferrand a annoncé il y a quelques jours l’ouverture, au pied du site Gabriel Montpied, d’une structure unique dédiée à la prévention du risque iatrogène médicamenteux qui désigne les évènements indésirables liés aux soins et plus particulièrement ceux associés à l’usage des médicaments.

Le risque iatrogène peut résulter d’une prescription inadaptée, d’interactions médicamenteuses, d’une accumulation de traitements ou encore d’une inadéquation entre les thérapeutiques et l’état clinique du patient. Ce risque est accru dans des situations complexes, notamment chez les personnes polymédiquées, atteintes de plusieurs pathologies chroniques, fragiles ou âgées. Sa prévention constituant donc un enjeu majeur de santé publique, le CHU de Clermont Ferrand a annoncé il y a quelques jours l’ouveture d’un hôpital de jour dédié nommé MoSIRIS.

MoSIRIS, se positionne comme un dispositif innovant dédié à la sécurisation et à la pertinence de la prise en charge médicamenteuse. “En une demi‑journée, sans hospitalisation complète, les patients bénéficient d’une évaluation globale et coordonnée de leur situation thérapeutique et de leur état de santé. L’objectif est d’identifier les situations à risque, d’optimiser les traitements lorsque cela est nécessaire, de s’assurer de leur pertinence au regard de l’état clinique et des objectifs de soins, et de prévenir la survenue d’événements indésirables médicamenteux évitables, dans une logique d’amélioration de la qualité de vie et de maintien de l’autonomie. », assure le CHU dans un communiqué publié ce 23 avril. 

Crédit Photo : CHU de Clermont-Ferrand

Porté par une équipe pluridisciplinaire, MoSIRIS s’inscrit dans un modèle de coordination renforcée entre l’hôpital et les professionnels de santé de ville. Chaque passage donne lieu à une synthèse claire et opérationnelle, remise au patient puis transmise à son médecin traitant et à son pharmacien, garantissant la continuité du suivi et une prise en charge réellement intégrée.

Un dispositif ouvert aux patients les plus à risque

Le dispositif s’adresse en priorité aux patients en situation de polymédication, recevant des traitements complexes ou à risque, présentant une fragilité ou des difficultés dans la gestion de leur traitement, ou nécessitant une réévaluation thérapeutique à la suite d’une hospitalisation.

L’orientation peut être réalisée par un praticien hospitalier, un médecin libéral ou un pharmacien d’officine, notamment lors d’un dépistage du risque iatrogène au cours d’une consultation ou d’une hospitalisation.

Crédit Photo : CHU de Clermont-Ferrand

En renforçant la coordination entre l’hôpital et les soins de ville, MoSIRIS contribue à un parcours de santé plus sûr et plus pertinent et mieux coordonné. Le dispositif participe à la réduction des événements indésirables évitables et à une meilleure sécurisation des prescriptions, au bénéfice direct des patients.

La rédaction avec le CHU de Clermont-Ferrand

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