Maladie de Parkinson : implantation d’électrodes dans le cerveau par guidage IRM intra opératoire

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Une 1ère européenne : les équipes de neurochirurgie, de neuroradiologie et de neuroanesthésie du CHU de Grenoble viennent de réaliser une chirurgie d’implantation d’électrodes de stimulation cérébrale profonde par guidage IRM intra-opératoire, chez 2 patients parkinsoniens. C’est la première fois en Europe qu’une équipe neurochirurgicale opère un patient souffrant d’une maladie de Parkinson, en se guidant directement à partir des images IRM acquises alors que le patient est endormi dans l’appareil IRM, servant habituellement à réaliser des examens radiologiques diagnostiques (examens qui se font déjà cependant parfois sous Anesthésie) dans une Unité.

Une 1ère européenne : les équipes de neurochirurgie (Pr Stéphan Chabardès), de neuroradiologie (Pr Jean-François Le Bas) et de neuroanesthésie (Dr Manuela Oddoux)  viennent de réaliser une chirurgie d’implantation d’électrodes de stimulation cérébrale profonde par guidage IRM intra-opératoire, chez 2 patients parkinsoniens. C’est la première fois en Europe qu’une équipe neurochirurgicale opère un patient  souffrant d’une maladie de Parkinson, en se guidant directement à partir des images IRM  acquises alors que le patient est endormi dans l’appareil IRM, servant habituellement à réaliser des examens radiologiques diagnostiques (examens qui se font déjà cependant parfois sous  Anesthésie)  dans une Unité.

La stimulation cérébrale profonde est une technique neurochirurgicale qui consiste à implanter des électrodes d’électro-stimulation au sein de structures profondes du cerveau. L’application principale de cette technique est le traitement de la maladie de Parkinson après échec des médicaments. Cette technique a été appliquée à d’autres pathologies telles que les dystonies, les tremblements mais aussi  plus récemment les TOCs et la dépression grave. La technique habituelle nécessite l’utilisation de moyens sophistiqués de repérage neuroradiologique imposant de fixer, quelques heures ou jours avant la chirurgie, un “cadre” sur la tête du patient afin de  réaliser des images de précision dans ce référentiel externe . Malgré cela, il est nécessaire de vérifier durant l’intervention, la bonne position de l’électrode, en réalisant des tests de stimulation  et d’enregistrements  des activités neuronales des noyaux implantés, ce qui rallonge le temps opératoire et l’inconfort du patient, celui ci n’étant pas endormi afin de pouvoir être évalué durant la chirurgie.

Jusqu’à présent, c’était en quelque sorte le prix que devait payer le patient pour avoir le plus de chance de succès lors de la chirurgie qui restait alors une intervention certes efficace mais souvent vécue comme éprouvante, car réalisée sous anesthésie locale”, rapporte le Pr Chabardès, responsable de l’unité de neurochirurgie fonctionnelle au CHU de Grenoble. Et de poursuivre: “la possibilité de se guider directement sur les images IRM acquises alors que le patient est endormi en salle d’IRM, puis de vérifier tout au long de l’intervention le bon positionnement de l’électrode, nous permet de gagner du temps tout en gardant un excellent niveau de précision, notamment chez des patients qui nécessitent d’être opérés sous anesthésie générale”. 

Cette première européenne est le fruit d’une collaboration étroite des équipes grenobloises avec d’une part une équipe de chirurgiens de l’Université californienne de San Francisco, aux États Unis, qui ont mis au point cette technique, et d’autre part la société “MRI intervention” basée en Californie, ainsi que la société BrainLab, basée à Munich, en Allemagne,  sociétés qui ont développé la technologie nécessaire. “Il faut en effet des outils chirurgicaux spéciaux pouvant être utilisés dans l’environnement  des champs magnétiques élevés créés par l’équipement IRM, mais aussi des logiciels de neuronavigation permettant en temps réel, d’adapter la trajectoire des électrodes en fonction des images IRM acquises  durant l’intervention”, précise le Pr Le Bas, neuroradiologue.

Cette technique devra être comparée dans les prochains mois aux techniques déjà utilisées classiquement, et qui ont largement fait la preuve de leur efficacité, avant de pouvoir être appliquée en routine aux nombreux patients en attente de cette chirurgie. Elle constitue une perspective d’avenir intéressante, pour notre CHU en particulier, qui a déjà investi dans ce domaine.

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