Maladies cardiovasculaires : nouvelle stratégie thérapeutique des anévrismes aortiques complexes en menace de rupture

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Première médicale française : l’équipe de Chirurgie Vasculaire de l’hôpital Henri Mondor (AP-HP), dirigée par le Professeur Jean-Pierre Becquemin, en collaboration étroite avec les Radiologues Interventionnels, est parvenue à réaliser avec succès le premier cas français de pose d’endoprothèse avec quatre fenêtres confectionnées de façon à pouvoir traiter en semi-urgence un patient porteur d’un anévrisme thoraco-abdominal à haut risque de rupture.

Première médicale française : l’équipe de Chirurgie Vasculaire de l’hôpital Henri Mondor (AP-HP), dirigée par le Professeur Jean-Pierre Becquemin, en collaboration étroite avec les Radiologues Interventionnels, est parvenue à réaliser avec succès le premier cas français de pose d’endoprothèse avec quatre fenêtres confectionnées de façon à pouvoir traiter en semi-urgence un patient porteur d’un anévrisme thoraco-abdominal à haut risque de rupture.
Les anévrismes touchant la portion d’aorte située à la jonction entre le thorax et l’abdomen, appelés anévrismes thoraco-abdominaux, sont un véritable challenge thérapeutique. La chirurgie ouverte traditionnelle est en effet à haut risque de complications pouvant conduire au décès. Il existe aujourd’hui une alternative : celle des endoprothèses fenêtrées ; celles-ci permettent de réduire les complications postopératoires notamment chez les patients fragiles.
Sous l’impulsion de l’équipe de Chirurgie Vasculaire de l’hôpital Henri Mondor (AP-HP), elles ont récemment obtenu une autorisation de mise sur le marché (AMM). Elles sont néanmoins soumises à deux problèmes d’envergure. D’une part, il s’agit d’une procédure chirurgicale complexe, qui n’est pour l’instant réalisable que dans un nombre limité de centres experts. D’autre part, la confection industrielle sur mesure des fenêtres dans l’endoprothèse est à ce point complexe que les délais de fabrication sont aujourd’hui de huit à six semaines, excluant de ce type de traitement une proportion importante de patients à risque imminent de rupture.
Pour ce premier patient, porteur d’un anévrisme thoraco-abdominal complexe en menace de rupture, trois jours de préparation ont été nécessaires. Deux opérateurs ont effectués des calculs de façon indépendante et ont ensuite confronté leurs données pour éviter toute erreur dans le positionnement des fenêtres. Une étape de simulation des étapes de l’intervention  a ensuite été réalisée la veille de la procédure en salle de radiologie interventionnelle. La confection par l’équipe chirurgicale des fenêtres dans l’endoprothèse et la mise en place de l’endoprothèse fenêtrée au niveau de l’aorte pathologique ont pu être effectuées avec succès dans le même temps opératoire, protégeant ainsi le patient du risque de rupture tout en maintenant le bon fonctionnement de l’ensemble des organes perfusés par l’aorte.
« La réussite d’une telle intervention ouvre des perspectives encourageantes pour le traitement des patients porteurs d’anévrysmes aortiques des anévrismes aortiques thoraco-abdominaux à haut risque de rupture» indique le Professeur Becquemin.
Contact : Professeur Jean-Pierre BECQUEMIN – Chef du Pôle Médecine Chirurgie Cardio-Vasculaire
jean-pierre.becquemin@hmn.aphp.fr (01 49 81 24 33)

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