Une momie égyptienne passe un scanner au CHU de Clermont

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Une momie égyptienne, qui sommeillait depuis la fin du XIXe siècle dans une réserve du musée Bargoin, à Clermont-Ferrand paraissait aussi mystérieuse que son ancien propriétaire. Inventoriée en 1875, elle aurait été confiée au musée par un certain M. Petit-Tordeix, à ce que l'on dit, comédien. Deux siècles après son arrivée, cette momie va peut-être dévoiler ses secrets grâce à un partenaire inattendu, le CHU de Clermont-Ferrand et son Service d'Imagerie Médicale de l'Hôtel-Dieu.

Une momie égyptienne, qui sommeillait depuis la fin du XIXe siècle dans une réserve du musée Bargoin, à Clermont-Ferrand paraissait aussi mystérieuse que son ancien propriétaire. Inventoriée en 1875, elle aurait été confiée au musée par un certain M. Petit-Tordeix, à ce que l’on dit, comédien. Deux siècles après son arrivée, cette momie va peut-être dévoiler ses secrets grâce à un partenaire inattendu, le CHU de Clermont-Ferrand et son Service d’Imagerie Médicale de l’Hôtel-Dieu.

Le 3 juillet 2008, c’est avec un grand plaisir que le CHU a gracieusement mis son savoir-faire scientifique et ses moyens à la fois techniques et humains, au service de la recherche, de toutes les recherches y compris historiques. Il vient de le démontrer en collaborant avec la Ville de Clermont-Ferrand et le Musée Bargoin.

La momie a alors pu bénéficier de la technologie de pointe du scanner pour une analyse morphologique et squelettique effectuée par le Professeur Jean- Marc Garcier, radiologue au CHU de Clermont- Ferrand et titulaire d’un DEA d’anthropologie.

Les conclusions ont été transmises à Anne Raggi, anthropologue au Laboratoire de Conservation des Momies au Musée de l’Homme à Paris. Sollicitée par le musée Bargoin, elle engagera, avec une équipe pluridisciplinaire, des études et une restauration. C’est après ce long périple que la momie retrouvera sa tranquillité, dans une des salles du musée Bargoin lors de la prochaine exposition “Fragments d’Egypte, stations au-delà ” qui se tiendra du 8 novembre 2008 au 1er mars 2009.

Cet événement a dépassé les frontières de la région, puisque outre la presse locale, la presse nationale (TF1) et internationale (BBC Wolrd) ont relaté l’histoire de cette rencontre originale entre l’archéologie et la haute technologie médicale.

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