Un ABLATHERM partagé entre Bordeaux, Toulouse et Limoges

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Les CHU de Bordeaux, Limoges et Toulouse ont acquis ensemble un Ablatherm afin que les patients du grand Sud-Ouest bénéficient de cette nouvelle arme thérapeutique. A Bordeaux, l'Ablatherm est disponible depuis le 1er janvier 2006 au sein des deux services d'Urologie (Tondu et Tripode) qui seront réunis dans un département unique d'Urologie au Tripode fin 2006.

Les CHU de Bordeaux, Limoges et Toulouse ont acquis ensemble un Ablatherm afin que les patients du grand Sud-Ouest bénéficient de cette nouvelle arme thérapeutique. A Bordeaux, l’Ablatherm est disponible depuis le 1er janvier 2006 au sein des deux services d’Urologie (Tondu et Tripode) qui seront réunis dans un département unique d’Urologie au Tripode fin 2006.

Contexte de santé publique
L’adénocarcinome de la prostate est la tumeur maligne la plus fréquente chez l’homme (36 %), loin devant le cancer du poumon (14%) et le cancer du côlon (10,4 %).
Les chances de guérison en cas de diagnostic précoce d’un adénocarcinome de la prostate sont très élevées : à condition de bénéficier d’un traitement optimal, les spécialistes escomptent pour le patient une espérance de vie normale.
De plus en plus souvent, ce cancer est décelé à l’occasion d’un dépistage systématique. Ce dépistage est conseillé à partir de l’âge de 50 ans.
Différents traitements curatifs peuvent alors être proposés dont : la chirurgie, la radiothérapie externe, la curiethérapie et les ultrasons focalisés de haute intensité (ABLATHERM ®)

A qui s’adresse ce traitement ?
Il s’agit d’un traitement par agents physiques (ultrasons), qui présente les avantages d’un traitement peu invasif.
Ce traitement par Ablatherm s’adresse aux patients porteurs d’un cancer localisé de la prostate (stade 1 et 2), non candidats à la chirurgie ou aux rayons.
Ce traitement s’adresse notamment aux patients en récidive locale après radiothérapie externe comme traitement de « sauvetage ».

Un traitement offrant de nombreux avantages pour le patient :
– La destruction du tissu cancéreux avec un risque minime de lésion des organes de voisinage
– L’absence d’irradiation
– Il ne nécessite qu’une brève hospitalisation
– Des effets secondaires limités
– Le traitement peut être répété en cas de résultat incomplet
– D’autres alternatives thérapeutiques peuvent être envisagées en cas de résultat incomplet
– Il peut être également utilisé pour les récidives locales après radiothérapie.

Coût de l’équipement
L’Ablatherm fait l’objet d’une convention entre les CHU de Bordeaux, Limoges et Toulouse qui prévoit les modalités suivantes :
Acquisition pour un montant de 657 800 euros TTC : le CHU de Toulouse a assuré l’achat et la facturation de l’équipement, mais les CHU de Toulouse, Bordeaux et Limoges sont co-propriétaires de l’équipement ABLATHERM pendant toute la durée de la convention. Les CHU co-acheteurs (CHU de Bordeaux et CHU de Limoges) apportent leur participation. Ces participations se montent pour chaque CHU co-acheteur au tiers de la valeur globale de l’équipement : chaque CHU co-acheteur budgète le montant correspondant à sa part et paie sa participation au CHU acheteur.

Partage de l’appareil
Chaque CHU bénéficie donc d’une mise à disposition du matériel dans ses locaux et paie pour cela une redevance destinée à participer aux dépenses de transport, de maintenance de l’équipement et de gestion. Cette redevance trismestrielle forfaitaire sur une durée de 5 ans est calculée pour chacun des CHU utilisateurs : redevance trimestrielle de 3 139,50 euros pour la première année, où l’appareil est couvert par la garantie du constructeur ; puis, à partir de la seconde année et à l’issue de l’année de garantie, redevance trimestrielle de 10 527,79 euros (base 2005)
Chaque CHU achète directement au fournisseur les consommables nécessaires à son activité propre.

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