Inauguration de l’unité de préparation des anticancéreux

Auteur /Etablissement :
Le centre hospitalier universitaire de Limoges a inauguré, jeudi 15 décembre 2005, l'unité de préparation des anticancéreux de la pharmacie centrale de ses établissements hospitaliers.

Le centre hospitalier universitaire de Limoges a inauguré, jeudi 15 décembre 2005, l’unité de préparation des anticancéreux de la pharmacie centrale de ses établissements hospitaliers.

Cette unité a pour but de préparer, sous une forme prête à l’emploi (seringue, poches de perfusion, infuseur), les médicaments anticancéreux injectables. L’infirmière n’aura plus de manipulation à effectuer mais simplement à administrer le médicament prêt à l’emploi.
En effet, ces médicaments sont potentiellement toxiques pour le manipulateur et la contamination par exposition professionnelle ne doit pas être négligée. De plus, étant injectés, ces médicaments doivent être stériles.

Actuellement deux techniques permettent la protection du personnel et la prévention de la contamination de la préparation : les hottes à flux d’air laminaire vertical et les isolateurs stériles.
Après avoir travaillé pendant 15 ans sous hotte à flux d’air laminaire, la pharmacie centrale du CHU de Limoges vient d’être équipée d’un isolateur. Ceci va permettre de mieux protéger le personnel et de prendre en charge la totalité des reconstitutions réalisées au CHU.

La préparation des médicaments anticancéreux est une activité est en progression constante puisqu’elle est passée de 3 400 préparations en 1990 à 12 300 en 2004 et devrait atteindre plus de 20 000 en 2006.
Enfin, cette organisation centralisée permet de réaliser des économies car chaque flacon de médicaments est utilisé en totalité.

L’unité de préparation des anticancéreux remplit un triple objectif de qualité, de sécurité et d’économie : sécurité du patient qui est assuré d’avoir une préparation stérile, sécurité du personnel qui est bien protégé et économie potentielle.

À lire également

Hôpital Henry Gabrielle : un accompagnement inédit après les cancers du sang 

Les Hospices Civils de Lyon ont ouvert, à l’hôpital Henry Gabrielle, une unité de soins médicaux et de réadaptation (SMR) dédiée à l’onco-hématologie. Première structure de ce type au sein d’un CHU en France, elle propose une prise en charge globale, spécialisée et coordonnée des patients atteints de cancers du sang après des traitements intensifs. Conçue comme un maillon du parcours de soins, elle constitue l’aval direct du service d’hématologie de l’hôpital Lyon Sud. Elle assure la continuité de la prise en charge après la phase aiguë, dans une logique de parcours sécurisé et gradué, au service de la récupération physique, psychologique et sociale de patients fragilisés par une leucémie, un lymphome, un myélome, une greffe de moelle ou une thérapie par CAR-T cells.

Cancer du pancréas : au CHU Grenoble Alpes, l’innovation thérapeutique à l’honneur

Le CHU Grenoble Alpes lance l’étude ACAPELLA, première en Europe, pour évaluer une technologie innovante de radiothérapie interne ciblée (DaRT) chez des patients atteints de cancer du pancréas non opérable. Portée par ses équipes expertes en oncologie digestive, en endoscopie digestive et en radiothérapie, cette étude vise à offrir une alternative plus efficace à la radiothérapie conventionnelle, avec l’espoir d’améliorer significativement le pronostic de patients aujourd’hui en impasse thérapeutique.

Diagnostic des maladies sur tissus et cellules : à Angers, le grand virage 

Le CHU d’Angers a récemment annoncé qu’il avait pris, en collaboration avec le Centre hospitalier du Mans, un véritable virage numérique en matière d’anatomocytopathologie (ACP), spécialité médicale dédiée à l’étude des cellules et tissus des organes pour établir des diagnostics, en acquérant des scanners de lames de dernière génération. Une modernisation des pratiques d’ACP présentant de nombreux bénéfices au profit des patients comme des équipes hospitalières, et un levier d’attractivité pour une discipline en tension.

Au CHU de Saint-Etienne, on lutte contre la méningite par le jeu

Pour la troisième année consécutive, l’équipe d’Infectiologie du CHU de Saint-Étienne et la Chaire PréVAcCI de l’Institut Universitaire PRESAGE s’unissent pour une journée de sensibilisation face à la recrudescence des méningites à méningocoques. En partenariat avec l’association Petit Ange, cette initiative transforme l’apprentissage de la santé en une expérience immersive pour les adolescents du territoire.