Sport intense et canicule : le CHU d’Angers met en garde contre le coups de chaleur

Auteur / Etablissement : ,
Crédit Photo : Unsplash
La France connait actuellement un épisode caniculaire précoce. Les événements sportifs, dédiés notamment à la course à pied, sont nombreux en cette période. Les sportifs sont particulièrement exposés aux risques liés aux fortes chaleurs. Dans ces conditions, des coups de chaleur d’exercice peuvent survenir, entraînant des hospitalisations, voire des décès. Les médecins réanimateurs et du sport du CHU d’Angers rappellent quelques recommandations de base, face à ces épisodes de fortes chaleurs qui se multiplient.

Éblouissements, nausées, maux de tête, vertiges, fatigue anormale, troubles de la vision, propos incohérents … autant de sensations inhabituelles propres à un coup de chaleur d’exercice. Ces signes neurologiques, lorsqu’ils apparaissent chez le sportif durant ou après l’effort, « doivent alerter et conduire à un refroidissement immédiat », indique le Pr Pierre Asfar, médecin réanimateur au CHU d’Angers. Le praticien rappelle également que « Le coup de chaleur peut survenir, quel que soit le niveau sportif de la personne ». 

Le Haut Conseil de la Santé Publique explique ainsi que les sportifs entraînés « peuvent en être victimes, car ils sont susceptibles d’outrepasser leurs capacités, notamment lors d’une compétition ». Pas uniquement par fortes chaleurs Il est important de rappeler qu’un coup de chaleur d’exercice ne survient pas uniquement par fortes chaleurs. « Les sportifs peuvent en être victimes par 25°C. En l’absence de vent et avec un taux d’humidité élevé, la température corporelle augmente et sa régulation est rendue difficile, voire impossible, provoquant ces malaises qui peuvent être très graves voire fatals », souligne le Pr Pierre Asfar. Suivre des recommandations de base Le Pr Pierre Abraham, à la tête du service de médecine du sport au CHU d’Angers, rappelle quelques conseils de base lorsque la météo n’est pas favorable à un exercice intense. Les sportifs doivent : réduire leur activité physique voire renoncer à participer à des compétitions sportives. 

S’hydrater avant d’avoir soif 

Il est recommandé de s’asperger régulièrement le visage et la nuque avec de l’eau et de s’hydrater, avant d’avoir soif et avant, pendant et après l’effort. Des facteurs personnels à prendre en considération dans sa pratique Des facteurs personnels peuvent également favoriser les coups de chaleur d’exercice, rappelle le Haut Conseil de la Santé Publique : une surcharge pondérale, un défaut d’entraînement physique, un épisode viral (rhume, bronchite), des pathologies chroniques, des antécédents de fatigue et de crampes lors d’effort physique, même modéré. Un avis médical est donc recommandé avant toute pratique sportive.

Le muscle, source de chaleur

Le muscle en se contractant produit une quantité considérable de chaleur qui conduit « naturellement » à augmenter à la température du corps pendant l’effort.  Si les moyens de refroidissement sont insuffisants, un coup de chaleur peut survenir.

 

Côté organisation, diverses recommandations peuvent être émises en pareil cas par les ministères de la Santé et des Sports :  aménager les horaires des épreuves sportives, annuler ou reporter l’épreuve si les conditions météorologiques ne sont pas favorables,  adapter les conditions de pratique,  communiquer au public et aux participations les recommandations de base,  proposer des lieux de rafraîchissement,  renforcer les équipes de secouristes sur place,  prévoir des moyens de ventilation et de rafraîchissement. Et si le coup de chaleur survient, il faut réagir rapidement :  arrêter l’activité sportive,  s’hydrater,  se mettre au frais et à l’abri,  refroidir la personne avec des sacs de glaçons sur les cuisses et les bras, appeler le 15.

La rédaction avec le CHU d’Angers

À lire également

Hôpital Henry Gabrielle : un accompagnement inédit après les cancers du sang 

Les Hospices Civils de Lyon ont ouvert, à l’hôpital Henry Gabrielle, une unité de soins médicaux et de réadaptation (SMR) dédiée à l’onco-hématologie. Première structure de ce type au sein d’un CHU en France, elle propose une prise en charge globale, spécialisée et coordonnée des patients atteints de cancers du sang après des traitements intensifs. Conçue comme un maillon du parcours de soins, elle constitue l’aval direct du service d’hématologie de l’hôpital Lyon Sud. Elle assure la continuité de la prise en charge après la phase aiguë, dans une logique de parcours sécurisé et gradué, au service de la récupération physique, psychologique et sociale de patients fragilisés par une leucémie, un lymphome, un myélome, une greffe de moelle ou une thérapie par CAR-T cells.

Cancer du pancréas : au CHU Grenoble Alpes, l’innovation thérapeutique à l’honneur

Le CHU Grenoble Alpes lance l’étude ACAPELLA, première en Europe, pour évaluer une technologie innovante de radiothérapie interne ciblée (DaRT) chez des patients atteints de cancer du pancréas non opérable. Portée par ses équipes expertes en oncologie digestive, en endoscopie digestive et en radiothérapie, cette étude vise à offrir une alternative plus efficace à la radiothérapie conventionnelle, avec l’espoir d’améliorer significativement le pronostic de patients aujourd’hui en impasse thérapeutique.

Diagnostic des maladies sur tissus et cellules : à Angers, le grand virage 

Le CHU d’Angers a récemment annoncé qu’il avait pris, en collaboration avec le Centre hospitalier du Mans, un véritable virage numérique en matière d’anatomocytopathologie (ACP), spécialité médicale dédiée à l’étude des cellules et tissus des organes pour établir des diagnostics, en acquérant des scanners de lames de dernière génération. Une modernisation des pratiques d’ACP présentant de nombreux bénéfices au profit des patients comme des équipes hospitalières, et un levier d’attractivité pour une discipline en tension.

Au CHU de Saint-Etienne, on lutte contre la méningite par le jeu

Pour la troisième année consécutive, l’équipe d’Infectiologie du CHU de Saint-Étienne et la Chaire PréVAcCI de l’Institut Universitaire PRESAGE s’unissent pour une journée de sensibilisation face à la recrudescence des méningites à méningocoques. En partenariat avec l’association Petit Ange, cette initiative transforme l’apprentissage de la santé en une expérience immersive pour les adolescents du territoire.