Urgences : un plan de renforcement à 4 millions d’euros

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Après plusieurs semaines de conflit entre le personnel des urgences et la direction du CHU de Toulouse, un plan de renforcement vient d'être présenté qui pourrait bien signer la sortie de crise. Présenté aux instances de l'établissement, directoire, commission médicale d'établissement (CME) et au personnel, le plan tient compte de l'accroissement annuel d’activité de 5%.

Après plusieurs semaines de conflit entre le personnel des urgences et la direction du CHU de Toulouse, un plan de renforcement vient d’être présenté aux instances de l’établissement, directoire, commission médicale d’établissement (CME) et au personnel. Le plan qui tient compte de l’accroissement annuel d’activité de 5%, pourrait bien signer la sortie de crise. 
Présenté comme un engagement majeur du CHU, le plan prévoit d’associer le personnel, de privilégier le parcours du patient, de rendre les carrières plus attractives et d’adapter l’organisation des urgences pédiatriques aux pics d’hiver. Il se décline en 4 axes.
– Faire évoluer le projet « Marche en avant » pour permettre aux équipes des urgences, riches de leur expertise médicale et soignante, de co-construire un projet de prise en charge globale du patient et de passer le pic hivernal
– Rompre avec la logique de flux pour mettre en œuvre un parcours du patient accueilli en urgence, fluide et accéléré tant au sein, qu’à l’extérieur des services d’urgences
– Faciliter l’exercice et promouvoir l’attractivité des carrières aux urgences. Garantir l’expertise des professionnels qui y exercent pour construire des équipes pérennes autour du patient
– Renforcer l’organisation hivernale des urgences pédiatriques et des services d’aval de l’Hôpital des Enfants
Le plan de renforcement des urgences veut apporter des réponses pérennes aux professionnels des urgences, et préserver la qualité et la sécurité des prises en charge des patients.
L’impact du plan représente 4 millions d’euros, dont 2,7 millions intégrés au sein du budget de l’établissement, soit un effort supplémentaire de 1,3 millions d’euros dont il conviendra d’assurer le financement.
Le plan a vocation à soutenir les urgences, jusqu’à ce que les orientations portées par le plan national « Ma Santé 2022 » et par le « Pacte de refondation des urgences », apportent des solutions alternatives pour des prises en charge qui ne relèvent pas d’un service d’urgences hospitalier, en lien avec la médecine de ville. 
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