1 400 m² de high tech : Strasbourg inaugure son service d’imagerie interventionnelle

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Depuis la reconstruction du Nouvel Hôpital Civil en 2008, le CHU de Strasbourg a lancé un vaste plan de restructurations : dernière en date, l’inauguration du service d’imagerie interventionnelle, une opération qui fait suite à l’ouverture d’un centre de soins dentaires, d’un plateau technique de microbiologie, d’une unité de soins palliatifs et au transfert des services de neurologie vers l’Hôpital de Hautepierre. Les strasbourgeois se souviendront aussi de 2011 comme d'une année faste pour le CHU avec l'annonce de la création de l’Institut Hospitalo-Universitaire (IHU) de chirurgie mini-invasive guidée par l'image "MIX-Surg qui sera édifié en lien avec l’IRCAD et l’UDS.

Depuis la reconstruction du Nouvel Hôpital Civil en 2008, le CHU de Strasbourg a lancé un vaste plan de restructurations : dernière en date, l’inauguration du service d’imagerie interventionnelle, une opération qui fait suite à l’ouverture d’un centre de soins dentaires, d’un plateau technique de microbiologie, d’une unité de soins palliatifs et au transfert des services de neurologie vers l’Hôpital de Hautepierre. Les strasbourgeois se souviendront aussi de 2011 comme d’une année faste pour le CHU avec l’annonce de la création de l’Institut Hospitalo-Universitaire (IHU) de chirurgie mini-invasive guidée par l’image "MIX-Surg qui sera édifié en lien avec l’IRCAD et l’UDS.
Le service d’imagerie interventionnelle : un concentré de high tech sur 1 400 m². Aux commandes, l’équipe hautement spécialisée du Professeur Afshin Gangi dispose d’équipements à la pointe de l’innovation technologique. Associée à l’unité d’imagerie et robotique du CNRS et au futur IHU, elle anticipe les modèles opératoires de demain. Une synergie qui confortera le rayonnement international du CHU de Strasbourg.
L’imagerie interventionnelle ou radiologie interventionnelle utilise des techniques de guidage par imagerie à but diagnostique et/ou thérapeutique. Le plus souvent, elle représente une alternative aux traitements chirurgicaux, permettant aux patients de bénéficier de traitements moins invasifs ne nécessitant que de courtes hospitalisations. Ces interventions sont pratiquées par des spécialistes dotés d’une formation solide en radiologie diagnostique et interventionnelle.
L’équipe médicale pluridisciplinaire et spécialisée est composée de cinq radiologues interventionels seniors, chacun ayant une spécialisation d’organe. Les médecins sont disponibles pour tout avis ou consultation.
Leur action en matière de recherche clinique et fondamentale se concentre dans le domaine de la robotique et dans le traitement de moins en moins invasif des tumeurs tel l’utilisation des ultrasons focalisés en IRM.
L’unité regroupe sur un même plateau 3 techniques d’imagerie dans un environnement de bloc opératoire avec :
– une IRM
– un scanner multi-modalités
– un équipement de scopie détecteur plan avec capacités d’images en 2D et 3D
Ces trois techniques sont en contiguïté, permettant le passage du patient d’une modalité à l’autre en cas de nécessité. Des actes chirurgicaux  combinés à la radiologie interventionnelle sont également réalisables dans toutes les salles de type bloc opératoire (norme ISO 7).
Simples ou complexes, les interventions mini-invasives de haute précision ne laissent aucune cicatrice car elles utilisent un abord transcutané mini-invasif guidé par l’imagerie.

Il existe deux types de geste :
Des gestes « diagnostiques »
– ponction – aspiration de collection ou d’épanchement pour analyse cytologique, biochimique et/ou bactériologique
– ponction biopsie d’une partie d’une lésion pour analyse anatomo-pathologique.
Des gestes « thérapeutiques »
– traitement de la douleur rachidienne ou musculo-squelettique par injection locale de médicaments
– traitement des infections par drainage d’abcès
– traitement des os fragilisés par injection de ciment acrylique ou phosphocalcique
– mise en place de canules de gastrostomie
– traitement de kystes ou de tumeurs par destruction thermique ou chimique.
Les différentes techniques utilisées au CHU de Strasbourg
– pour le traitement de la douleur rachidienne et musculo-squelettique : l’infiltration (traitement de la douleur radiculaire et /ou articulaire), la nucléotomie (traitement de la hernie discale), la rhizolyse (traitement des douleurs articulaires postérieures)
– pour le traitement des fractures vertébrales : la vertébroplastie, la kyphoplastie, la stentoplastie.
– pour le traitement des tumeurs : les thermoablations percutannées, la cryothérapie (destruction des tumeurs par le froid), la radiofréquence / micro-ondes (destruction des tumeurs par la chaleur), le laser (destruction des tumeurs par faisceau laser).
– les biopsies et aspirations

Quelques repères
Ouverture du service de 7h à 20h
Astreinte médicale 7j /7 et 24h/24 pour les urgences
3 500 examens par an
35 personnels dont 6 médecins
1 400 m² de locaux neufs

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