Accidents vasculaires cérébraux : la thrombectomie contre l’AVC

78 thrombectomies ont été pratiquées par le service de neuroradiologie du CHU de Nantes en 2015 sur des patients victimes d'accidents vasculaires cérébraux (AVC) en phase aiguë. Le recours à ce traitement est de plus en plus fréquent - plus de 40% par rapport à 2014. L’intervention consiste à introduire, sous contrôle d’imagerie, un cathéter dans l’artère fémorale et à le remonter jusqu’au vaisseau où se trouve le caillot dans le cerveau. Le cathérer contient un stent retriever, fil métallique très fin que le neuroradiologue fait avancer jusqu’à traverser le caillot. Au moment du retrait, le stent s’ouvre en filet allongé et capture le caillot qui est ramené jusqu’à une seringue qui l’aspire.

78 thrombectomies ont été pratiquées par le service de neuroradiologie du CHU de Nantes en 2015 sur des patients victimes d’accidents vasculaires cérébraux (AVC) en phase aiguë. Le recours à ce traitement est de plus en plus fréquent – plus de 40% par rapport à 2014. L’intervention consiste à introduire, sous contrôle d’imagerie, un cathéter dans l’artère fémorale et à le remonter jusqu’au vaisseau où se trouve le caillot dans le cerveau. Le cathérer contient un stent retriever, fil métallique très fin que le neuroradiologue fait avancer jusqu’à traverser le caillot. Au moment du retrait, le stent s’ouvre en filet allongé et capture le caillot qui est ramené jusqu’à une seringue qui l’aspire.

Le traitement classique des AVC ischémiques repose sur la thrombolyse ou fibrinolyse (administration d’anticoagulants pour dissoudre le caillot). Une solution qui comporte notamment des risques hémorragiques. Elle est contre-indiquée dans certains cas et peut s’avérer insuffisante pour des occlusions des artères intracrâniennes de gros calibre.

En 2015, le recours à la thrombectomie en phase aiguë d’AVC a été validée par la publication de six études de haute valeur scientifique et notamment sur la prise en charge des 200 fibrinolyses IV annuelles au CHU de Nantes. La thrombectomie améliore incontestablement le pronostic fonctionnel des patients.
Le prochain schéma interrégional d’organisation des soins (SIOS) prévoit le renforcement des équipes de neuroradiologie ainsi que de la téléradiologie, utilisée pour sélectionner les patients devant être transférés pour bénéficier d’une thrombectomie mécanique. La prise en charge de ces patients mobilise en effet fortement les équipes du service de neuroradiologie diagnostique et interventionnelle et représente un coût en dispositifs médicaux. Les services de neurologie et l’unité neurovasculaire sont également impliqués pour l’hébergement des malades.
Bientôt un film
Un documentaire en cours de préparation par la réalisatrice Justine Bourcier permettra de découvrir la neuroradiologie diagnostique et interventionnelle en suivant pendant une semaine le Pr Hubert Desal et le Dr Romain Bourcier.

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