AVC : les performances de l’Unité NeuroVasculaire du CHU

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Depuis son ouverture en septembre 2008 à l'Hôpital de la Cavale Blanche, l'Unité NeuroVasculaire du CHU de Brest a accueilli plus de 1 000 patients soit près de 60 % des personnes victimes d'un Accident Vasculaire Cérébral (AVC) dans le Finistère Nord. Les AVC représentent environ 15% des séjours en pôle d'activité du système nerveux avec une tendance à l'augmentation. Dans cette unité, l'excellence médicale se combine à une organisation au cordeau. Gros plan sur une organisation particulièrement performante.

Depuis son ouverture en septembre 2008 à l’Hôpital de la Cavale Blanche, l’Unité NeuroVasculaire du CHU de Brest a accueilli plus de 1 000 patients soit près de 60 % des personnes victimes d’un Accident Vasculaire Cérébral (AVC) dans le Finistère Nord. Les AVC représentent environ 15% des séjours en pôle d’activité du système nerveux avec une tendance à l’augmentation. Dans cette unité, l’excellence médicale se combine à une organisation au cordeau. Gros plan sur une filière particulièrement performante.

Au CHU de Brest, l’unité, dirigée par le Pr Serge Timsit, comprend 6 lits de soins intensifs et 10 lits de soins post-aigus, un personnel dédié d’infirmières, aides soignants, orthophoniste, kinésithérapeute et une garde médicale assurée 24h/24. L’équipe est en relation avec le SAMU, les urgences et les services correspondants du CHU neuro radiologie, cardiologie..

Organiser la course contre la montre : Le rôle structurant de l’unité neuro vasculaire dans la chaîne de soins d’urgence autour de l’AVC

Les AVC requièrent une prise en charge immédiate dans un environnement adapté afin de diminuer le risque de décès ou d’invalidité grave. Il s’agit d’une véritable course contre la montre dans toutes les phases de la prise en charge. Cette réponse immédiate permet d’envisager un traitement par thrombolyse (pour dissoudre le caillot comme cela se pratique dans le traitement de l’infarctus du myocarde). Au-delà de 4 heures, le risque de provoquer une hémorragie cérébrale sur l’infarctus cérébral contre-indique son utilisation plus tardive.
Dans un délai très court, il faudra donc envoyer les secours, établir un diagnostic, réaliser une Imagerie par Résonance Magnétique nucléaire ou un scanner, dispenser des premiers soins. Or, seule une organisation efficace, réactive et coordonnée peut assurer les meilleures chances de survie aux patients victimes répondre aux AVC.

L’Unité NeuroVasculaire structure la filière en amont, en permettant une meilleure prise en charge des patients. Dès l’appel au 15, l’Unité NeuroVasculaire se coordonne avec le SAMU et les urgences pour optimiser le travail de la filière. L’unité permet également une collaboration entre les services de radiologie, neuro radiologie, cardiologie, médecine interne et neuro chirurgie. Enfin en aval de la filière, l’unité joue un rôle dans la rééducation et permet des projets communs avec les centres de soins de suite et de réadaptation.

Les complémentarités inter-établissements grâce à la télémédecine
Afin de proposer les meilleures options thérapeutiques sur tout le territoire, l’Unité NeuroVasculaire s’inscrit dans un projet d’unité de proximité avec le Centre Hospitalier de Morlaix et celui de Landerneau par le biais d’une formation des praticiens au CHU de Brest, de façon a permettre une prise en charge à Morlaix. Bientôt, la télémédecine facilitera l’échange et le partage d’informations des patients entre l’Hôpital de Carhaix, les Centres Hospitaliers de Landerneau et de Morlaix et le CHU de Brest.

La veille sanitaire assurée par l’Unité
Dans le cadre de l’Institut National de Veille Sanitaire, l’Unité NeuroVasculaire identifie les accidents vasculaires cérébraux de Brest et des 78 communes environnantes (350 000 habitants) et les reporte sur le registre des AVC. A terme, le recensement des nouveaux cas d’accidents vasculaires cérébraux permettra d’en comprendre la cause. Les travaux en cours montrent une incidence élevée qui semble supérieure à la moyenne nationale.

Un projet breton : l’étude Genesys
Ce projet est aussi un projet pour la région bretonne. L’étude actuellement en cours s’intéresse particulièrement aux accidents AIC vasculaires cérébraux du sujet jeune.
Il s’agit d’une étude génétique par hybridation génomique comparative dont l’idée est de détecter des variations génétiques, au sein de l’ADN de jeunes patients qui font inhabituellement un accident vasculaire cérébral comparé à une population témoin.
Un grand nombre de centres Bretons y sont associés : le CHU de Rennes, l’Hôpital d’Instruction des Armées, le Centre Hospitalier de Saint-Malo, le Centre Hospitalier de Quimper et le Centre Hospitalier de Saint-Brieuc.

Coordonnateur : Le Centre d’Investigation Clinique du CHU de Brest
Investigateur clinique principal : Pr Timsit, Chef de service de l’Unité NeuroVasculaire du CHU de Brest
Investigateur génétique principal : Pr Claude Ferec, Chef du laboratoire de Génétique et Histocompatibilité du CHU de Brest

AVC : Une coordination bretonne
Le rôle de l’Unité NeuroVasculaire est d’organiser ce changement de prise en charge de la pathologie vasculaire cérébrale sur l’ensemble de la Bretagne de façon à ce que les 10 000 patients concernés chaque année en Bretagne par un AVC puisse bénéficier des meilleurs soins quel que soit leur lieu de vie.

Il existe une Unité NeuroVasculaire dans presque toutes les régions et leur nombre a considérablement augmenté en trois ans, passant de 21 en 2005 à 51 en 2008.
En Bretagne, leur implantation a commencé en 2008 à Saint-Brieuc, Brest, la seconde, et en 2009 à Rennes, Lorient puis, au cours des prochains mois, dans chacun des autres hôpitaux de référence (Quimper, Vannes, Saint Malo,…).

Qu’est ce qu’un accident vasculaire cérébral ?
Un accident vasculaire cérébral survient lorsque le flux sanguin rencontre un obstacle (caillot sanguin ou vaisseau sanguin rompu) qui bloque son passage vers les différentes parties du cerveau, ce qui prive ces dernières de leur apport vital en oxygène, causant leur disfonctionnement puis leur mort en quelques minutes.

• Les AVC ischémiques ou infarctus cérébraux (80% des AVC) : artère bouchée par un caillot de sang, ce qui bloque la circulation sanguine ;

• Les AVC hémorragiques (20% des AVC) : rupture d’une artère, déclenchant une hémorragie intracérébrale ou rupture d’un anévrysme (malformation vasculaire congénitale), entraînant une hémorragie méningée.

Les effets dévastateurs d’un AVC peuvent être permanents car les cellules cérébrales meurent rapidement et ne sont pas remplacées ; il existe cependant un temps très bref pendant lequel les cellules peuvent être sauvées en rétablissant l’arrivée de sang.

En France, l’AVC est la première cause de handicap physique de l’adulte, la 2ème cause de déclin cognitif et la 3ème cause de mortalité. Chez la femme, c’est la première cause de mortalité.

On estime à 500 000 le nombre de personnes atteintes en France et 150 000 nouveaux cas sont évalués chaque année dont 10 000 nouveaux cas en Bretagne.

Les symptômes des AVC
L’accident vasculaire cérébral se traduit par les symptômes suivants :
– une faiblesse musculaire ou une paralysie,
– une perte de sensibilité,
– une difficulté du langage,
– un trouble visuel,
– un mal de tête d’apparition brutale, inhabituel et très intense,
– une perte d’équilibre ou de coordination des mouvements des membres, un trouble de la conscience pouvant aller de la somnolence au coma.

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