Rechercher
Fermer ce champ de recherche.

Cancer complexe du rein : 2 techniques de pointe associées, une 1ère en France

Sûre, mini-invasive tout en sauvegardant le rein unique, la laparoscopie robot-assistée et la cryothérapie ont été couplées pour traiter une tumeur rénale chez une patiente de 53 ans ayant subi l’ablation d’un rein 12 ans plus tôt. L’opération s’est déroulée avec succès et 4 jours après, la patiente retrouvait son domicile. Le bénéfice majeur étant la sauvegarde optimale de sa fonction rénale.

Sûre, mini-invasive tout en sauvegardant le rein unique, la laparoscopie robot-assistée et la cryothérapie ont été couplées pour traiter une tumeur rénale chez une patiente de 53 ans ayant subi l’ablation d’un rein 12 ans plus tôt. L’opération s’est déroulée avec succès et 4 jours après, la patiente retrouvait son domicile. Le bénéfice majeur étant la sauvegarde optimale de sa fonction rénale. 

Au centre de son rein unique, la tumeur se révélait difficilement accessible à un geste chirurgical traditionnel ; une telle intervention présentait en outre des risques majeurs de perte fonctionnelle rénale et de complications.

Pour éviter des séquelles irréversibles, le Dr Jean-Christophe Bernhard du Service d’Urologie, Andrologie et Transplantation rénale et le Dr François Cornelis du Service de Radiologie du CHU de Bordeaux ont tenté une intervention audacieuse, pour la 1ère fois en France. Le chirurgien et le radiologue ont associé deux techniques de pointe, utilisées d’habitude séparément pour traiter les tumeurs rénales. La laparoscopie robot-assistée, technique chirurgicale mini-invasive utilisée pour certaines néphrectomies partielles consistant à insérer par une très petite ouverture un mini-téléscope guidé par un chirurgien assis à une console de commande et la cryothérapie, technique basée sur un traitement de la tumeur par le froid qui aboutit à la destruction de celle-ci.

« Pour les situations cliniques courantes, les solutions que nous utilisons habituellement (néphrectomie partielle par laparoscopie robot-assistée ou thermo-ablation par voie percutanée) donnent de très bons résultats dans des conditions de sécurité et de confort tout-à-fait  satisfaisantes. Dans ce cas précis et complexe, c’est parce que nous maîtrisons ces techniques que nous avons pu les adapter et les utiliser conjointement afin d’optimiser notre prise en charge. » commente le Dr Jean-Christophe Bernhard.

Cette première reste une pratique d’exception en réponse à une situation extrême, qui a permis de cumuler les avantages de la chirurgie robotique (précision et stabilité du geste) et la faible morbidité de la thermo-ablation.    
     

La combinaison de ces deux procédures permet de repousser encore les limites de faisabilité des traitements conservateurs des tumeurs du rein : traiter des tumeurs de plus en plus complexes tout en préservant au mieux la fonction rénale.

Commentaires

Il n’y a pas encore de commentaire pour cet article.

Sur le même sujet

A Reims, des Logisti-soins libèrent du temps aux soignants

A l’écoute de ses soignants, le CHU de Reims mise sur le déploiement d’un nouveau métier au cœur de son Nouvel Hôpital : le logisti-soins. Gestionnaire des activités de restauration, des consommables et de la maintenance du matériel biomédical, celui-ci vise une amélioration nette de la répartition du travail. Entièrement adoptée par les équipes soignantes, cette réorganisation optimise le soin et dégage ainsi un temps indispensable tant aux soignants qu’aux patients.

L’APHM élabore un kit d’urgence pour les missions spatiales 

Le service de Radiologie Interventionnelle de l’Hôpital de la Timone (AP-HM) s’implique dans le partenariat entre le Centre National d’Etudes Spatiales (CNES), l’Institut de Médecine et Physiologie Spatiale (MEDES) et la Société Française de Radiologie (SFR). Afin d’améliorer la sécurité des astronautes lors des missions spatiales, douze équipes de radiologues ont travaillé sur la conception d’un kit médical d’urgence prenant en charge plus d’une dizaine de pathologies différentes.

A Nantes, un vers marin contribue à sauver un grand brûlé

L’été dernier, le CHU de Nantes a accueilli un patient brûlé sur 85% de son corps. Face à un pronostic vital engagé et à une absence d’alternative, les médecins ont alors demandé l’accord de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) pour utiliser un pansement oxygénant à base de ver marin (Arenicola Marina) et tenter de le sauver. Si ce produit est encore en phase expérimentale, les résultats semblent prometteurs. Nous avons interrogé le Pr Pierre Perrot, Chef de service du Centre des brûlés du CHU de Nantes, sur cette première.