Deux tomographes par émission de positons (TEP) seront en service dans le courant du 2ème trimestre 2012 sur le site du CHU de Poitiers, dans un nouveau bâtiment appelé « GIE Positon Poitou-Charentes ». Ces équipements sont synonymes de diagnostics précoces et plus précis et de meilleure surveillance pour les patients souffrant de tumeurs pulmonaires, digestives (de l’œsophage au canal anal), lymphoïdes (lymphomes malins, maladie de Hodgkin), pancréatiques et ORL, mais aussi de tumeurs plus rares tels que, par exemple, glioblastomes, mélanomes, cancers des testicules, plèvre, sarcomes osseux ; les tumeurs visibles par le TEP représentent environ 70% des cancers.
Particularité de l’installation : son mode d’exploitation sous forme de Groupement d’intérêt économique. Fondé en 2004, le « GIE Positon Poitou-Charentes » associe le CHU et la société Scintigraphie du Centre d’imagerie du Poitou représentant les professionnels de santé libéraux. Les deux partenaires assument à parts égales les investissements, les charges d’exploitation, la gestion du personnel médical et paramédical. Quant aux plages d’examens, elles sont réparties de manière équitable entre les équipes médicales du public et du privé. Actuellement 2 500 poitevins ont déjà bénéficié de cet examen médico-technique effectué dans le cadre du GIE.
La pose de la première pierre du bâtiment s’est déroulée le 29 septembre 2011 en présence des administrateurs Jean-Pierre Dewitte, directeur général du CHU de Poitiers et le docteur Philippe Chartier, Président du Centre d’imagerie du Poitou, d’Alain Claeys, député-maire et président du conseil de surveillance du CHU de Poitiers, et de François-Emmanuel Blanc, directeur de l’Agence régionale de santé Poitou-Charentes.
L’investissement s’élève à 5 millions d’euros au total dont 3,5 millions d’euros pour les équipements.

Endométriose : les 3 CHU du Grand Est au cœur d’un nouveau dispositif régional
Pathologie chronique encore insuffisamment diagnostiquée, l’endométriose touche près de 10 % des femmes en France, soit entre 1,5 et 2,5 millions de patientes. Elle se manifeste par des douleurs parfois invalidantes, peut impacter la fertilité et reste marquée par un délai de diagnostic moyen estimé à sept ans. Face à cet enjeu majeur de santé publique, le ministère de la Santé a lancé en 2022 une stratégie nationale visant à structurer la prise en charge, renforcer la recherche et réduire les délais diagnostiques. C’est dans ce cadre que s’inscrit la création du dispositif régional EndoGrandEst, porté par les CHU de Strasbourg, Nancy et Reims.



