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Cardio : nouvelle technique hybride pour traiter l’arythmie

Pour la première fois en France, deux patients souffrant d’arythmie (fibrillation auriculaire) ont bénéficié d’une intervention innovante dite hybride car elle croise deux approches. Dans un premier temps la « réparation » chirurgicale du tissu cardiaque chirurgicale par voie mini-invasive au moyen d’une sonde implantée de chaque côté du thorax. L’opération est réalisée sous vidéothoracoscopie (chirurgie minimalement invasive du thorax) par les chirurgiens cardiaques. Puis dans une seconde phase un contrôle de coagulation des lésions par voie endocavitaire est effectué les cardiologues. Cette technique unique a été pratiquée en octobre 2015

Pour la première fois en France, deux patients souffrant d’arythmie (fibrillation auriculaire) ont bénéficié d’une intervention innovante dite hybride car elle croise deux approches. Dans un premier temps la « réparation » chirurgicale du tissu cardiaque chirurgicale par voie mini-invasive au moyen d’une sonde implantée de chaque côté du thorax. L’opération est réalisée sous vidéothoracoscopie (chirurgie minimalement invasive du thorax) par les chirurgiens cardiaques. Puis dans une seconde phase un contrôle de coagulation des lésions par voie endocavitaire est effectué les cardiologues. Cette technique unique a été pratiquéeen octobre 2015 au CHU de Toulouse. Avec un recul de trois mois, le succès est au rendez-vous pour les deux malades cardiaques. A l’international, seuls quelques dizaines de centres de chirurgie cardiaque pratiquent cette intervention.
Les avantages de la technique hybride
Pour les malades cardiaques, l’ablation de la fibrillation auriculaire est obtenue dans 90 % des cas avec des suites opératoires beaucoup moins lourdes du fait d’une technique mini-invasive.
Pour les comptes de la santé, ce traitement permet de réduire le nombre d’hospitalisations et la consommation de traitements médicamenteux antiarythmiques. Il va donc générer une diminution globale des coûts de prise en charge pour cette pathologie
Pionnier en cardiologie, le CHU de Toulouse conforte son leadership en finançant de nouvelles recherches. Cette avancée est le fruit d’une étude intitulée « Traitement hybride médico-chirurgical de la fibrillation auriculaire : approche épicardique et endocardique combinée – Projet HT2AF ». Pour la mener à bien, le CHU a investi 60 000 € dans le cadre de l’Appel à Projet de Recherche en Innovation 2014. Les résultats prouvent l’efficacité de ce protocole tant pour le patient que pour l’économie qu’ils génèrent ; des arguments probants qui devraient convaincre l’assurance maladie.
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La fibrillation auriculaire (FA)
est un trouble du rythme cardiaque, appelé arythmie, responsable de battements du cœur très rapides (tachycardies) mais surtout irréguliers, on parle de tachyarythmie. Hypertension artérielle, obésité, diabète, notamment, peuvent être à l’origine de ce problème de conduction électrique qui abîme le tissu cardiaque. Diagnostiquée à partir d’un simple électrocardiogramme, la fibrillation auriculaire non traitée multiplie par 5 le risque d’un accident vasculaire cérébral (AVC), induit à long terme une insuffisance cardiaque, etc…. En France, la FA est responsable d’un tiers des hospitalisations pour arythmie cardiaque ou pour insuffisance cardiaque et de 25 % des AVC.
Les traitements de la fibrillation auriculaire
Efficaces à 60 %, les traitements médicamenteux ou interventionnels (choc électrique) des FA, et notamment des FA persistantes, peuvent contenir la pathologie. Mais seule une technique de traitement curatif peut résoudre le problème. Jusqu’à maintenant, seule la chirurgie ouverte pouvait y parvenir, c’était sans compter sur la vision novatrice des équipes de chirurgie cardio-vasculaire* et de cardiologie** qui mènent une étude pour la première fois en France sur une technique uniquement pratiquée dans quelques dizaines de centres dans le monde.
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* Chirurgie Cardio-Vasculaire (Pr Yves Glock) : Pr Bertrand Marcheix – Dr Etienne Grunenwald
**Fédération de Cardiologie (Pr D.Carrié – Pr M.Galinier) : Dr Philippe Maury – Dr Anne Rollin

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