Centre de référence des maladies neuromusculaires rares

Auteur /Etablissement :
La labellisation du centre de référence des maladies neuromusculaires rares est une reconnaissance de l'excellence de la Fédération Rhône-Alpes des pathologies neuromusculaires, coordonnée par le Pr Jean-Christophe Antoine. Attribuée au niveau régional, cette labellisation distingue l'organisation originale des équipes hospitalo-universitaires des CHU de Lyon, de Grenoble et de Saint-Etienne…

La labellisation du centre de référence des maladies neuromusculaires rares est une reconnaissance de l’excellence de la Fédération Rhône-Alpes des pathologies neuromusculaires, coordonnée par le Pr Jean-Christophe Antoine. Attribuée au niveau régional, cette labellisation distingue l’organisation originale des équipes hospitalo-universitaires des CHU de Lyon, de Grenoble et de Saint-Etienne…

Pour assurer aux patients atteints de maladies rares la meilleure prise en charge, le ministère de la Santé a lancé un appel d’offres il y a trois ans visant à labelliser des centres spécialisés à un niveau national, voire international. Aujourd’hui la France compte 80 centres de référence dont huit sont consacrés aux maladies neuromusculaires. Les associations de malades telle que l’Association Française contre les Myopathies ont joué un rôle important dans la création des centres.

Axe fort de développement depuis 2000 la démarche s’est concrétisée par la création d’une fédération neuromusculaire, regroupant de nombreuses spécialités (Médecine Physique et de Réadaptation, Physiologie clinique et de l’exercice, Pédiatrie, Neurologie, Génétique, Cardiologie, Pneumologie, Anatomie et Cytologie pathologiques,…). Par ailleurs, en 2003, le CHU de Saint-Etienne a été labellisé centre de référence pour la sclérose latérale amyotrophique. Aujourd’hui la labellisation du centre de référence des maladies neuromusculaires rares est attribuée au niveau régional. Une reconnaissance de l’excellence d’une organisation originale : celle de la fédération régionale des maladies neuromusculaires qui regroupe les compétences locales fortes des trois CHU (Lyon, Grenoble, Saint-Etienne). Riches de ces expertises la Fédération coordonne les actions, harmonise les prises en charge et développe les axes de recherche.

Le diagnostic, mission première du centre de référence des maladies neuromusculaires rares
Les maladies neuromusculaires rares sont extrêmement complexes et de ce fait difficiles à diagnostiquer. Elles nécessitent les compétences de plusieurs spécialistes car elles peuvent avoir de multiples origines et des manifestations très larges. Il faut parfois plus d’une année pour identifier la pathologie. Le centre a également pour rôle d’organiser la prise en charge thérapeutique du patient. Ainsi, seuls les centres labellisés peuvent délivrer des thérapies particulièrement coûteuses. Enfin, il est chargé d’organiser la prise en charge du handicap généré par ces maladies et le soutien aux familles qui est tout aussi essentiel.

Définitions
On entend par maladie rare, toute pathologie qui touche entre 2 000 à 3 000 personnes et encore moins lorsqu’il s’agit de maladies orphelines pour lesquelles aucun traitement curatif n’existe. Parmi elles les maladies neuromusculaires rares recouvrent trois types de pathologies : les myopathies qui touchent le muscle, les poly-neuropathies qui touchent les nerfs périphériques et les maladies du motoneurone qui touchent la moelle épinière comme la sclérose latérale amyotrophique. Ces maladies concernent un nombre relativement important de personnes. Ainsi 400 patients sont pris en charge par le CHU de Saint-Etienne dont 200 nouveaux cas par an.

D’après un article d’Isabelle Zedda – chargée de communication

À lire également

Déficit des CHU, le grand paradoxe

Dans un communiqué datant du 3 juillet dernier, les trois conférences CHU ont publié les résultats budgétaires 2025. Avec un niveau de déficit quatre fois plus important qu’en 2021 malgré une activité record, les CHU appellent à un redressement des tarifs de séjours.

Les CHU de Montpellier, Toulouse et Bordeaux lancent un centre d’excellence en cancérologie pédiatrique

Chaque année en France, plus de 2 200 enfants et adolescents sont diagnostiqués d’un cancer. Si les taux de survie dépassent aujourd’hui 80 %, les rechutes et les séquelles à long terme restent un défi majeur pour la recherche médicale. Dans ce contexte, les CHU de Montpellier, Toulouse et Bordeaux, aux côtés de l’Oncopole Claudius Regaud et de leurs partenaires, lancent CIRCLE, un centre de recherche d’excellence dédié aux cancers pédiatriques.

Le CHU de Poitiers s’équipe du Biograph Vision Quadra, une innovation majeure en imagerie médicale

Le CHU de Poitiers et Siemens Healthineers France ont signé le 25 juin une convention historique pour l’acquisition du Biograph Vision Quadra, TEP/TDM de dernière génération. Cet équipement sera fonctionnel début 2027 au sein de l’extension du pôle régional de cancérologie du CHU, marquant une étape clé dans l’excellence clinique et scientifique de l’établissement. Ce projet représente un investissement de 9,5 millions d’euros pour l’acquisition et l’installation de l’équipement au cœur même du pôle régional de cancérologie.

Don d’organes : opération sensibilisation au CHU de Nîmes 

À l’occasion de la Journée nationale du don d’organes, le CHU de Nîmes, centre reconnu pour les prélèvements d’organes et de tissus, poursuit son engagement en faveur de cet enjeu majeur de santé publique. Comme dans d’autres grands établissements hospitaliers, les équipes de la Coordination Hospitalière des Prélèvements d’Organes et de Tissus (CHPOT) se sont mobilisées pour informer, sensibiliser et rappeler l’importance d’un geste solidaire qui permet chaque année de sauver des milliers de vies.

Les HCL, premier établissement public autorisé à produire des phages thérapeutiques

Le 28 mai dernier, les Hospices Civils de Lyon ont reçu de la part de l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des produits de santé, l’autorisation de fabrication de Matière Première à Usage Pharmaceutique (MPUP) pour la production de phages thérapeutiques. Cette autorisation est la première délivrée à un établissement de santé. Validant un savoir-faire conforme aux « bonnes pratiques de fabrication », elle va permettre au CHU de Lyon, pionnier dans le domaine, de produire et distribuer des phages de manière sécurisée et à un coût maîtrisé. Historique, cette reconnaissance ouvre la voie à l’instauration, en France, d’une véritable filière publique de phagothérapie, approche thérapeutique considérée comme l’une des plus prometteuses pour lutter contre la progression mondiale de la résistance aux antibiotiques.