Charpennes : de meilleures chances après un AVC chez les seniors

En France sur les 150 000 victimes d'Accidents Vasculaires Cérébraux (AVC), 70 % ont plus de 75 ans. « Même à cet âge, les soins spécifiques et la rééducation sont possibles ». Tel est le message d'espoir porté par l'Unité Neuro Vasculaire (UNV) gériatrique de l'hôpital des Charpennes (CHU de Lyon) ; un des 3 centres français* spécialisés dans la prise en charge post-AVC du sujet âgé.

En France sur les 150 000 victimes d’Accidents Vasculaires Cérébraux (AVC), 70 % ont plus de 75 ans. « Même à cet âge, les soins spécifiques et la rééducation sont possibles ». Tel est le message d’espoir porté par l’Unité Neuro Vasculaire (UNV) gériatrique de l’hôpital des Charpennes (CHU de Lyon) ; un des 3 centres français* spécialisés dans la prise en charge post-AVC du sujet âgé.

L’Unité Neuro Vasculaire (UNV) dispose de 20 lits dédié aux personnes âgées victimes d’AVC. Elle a la particularité d’être une unité mixte (court et moyen séjour) : l’équipe assure la rééducation, tout en étant capable de gérer en urgence les complications qui peuvent survenir après l’AVC, et ce, sans que le patient ne change de lieu ni d’équipe. Ce fonctionnement constitue une exception en France.
L’unité « post-AVC » offre à la fois des soins médicaux spécifiques à la phase aiguë et une rééducation spécialisés, qui prennent en compte la fragilité, les affections co-existantes et les nombreuses pathologies chroniques des seniors. Une prise en charge qui améliore à la fois le pronostic fonctionnel (amélioration sensible de l’indépendance fonctionnelle) et le taux de retour au domicile (60% des patients rentrent chez eux après 52 jours d’hospitalisation en moyenne).

Rééducation et prévention des complications
Lors de son admission, chaque patient est évalué sur le plan médical et neurologique par un Gériatre et un Neurogériatre, et au plan fonctionnel par l’équipe de rééducation. Ce bilan permet de repérer les déficiences liées à l’AVC : troubles moteurs, sensoriels, cognitifs, troubles de l’expression, de la déglutition…
Il s’agit de prévenir les complications fréquentes de l’AVC grâce notamment à une installation optimale du patient, qui tient compte des risques identifiés (ex. dossier du lit redressé pour prévenir la broncho-pneumonie en cas de trouble de la déglutition)
Cette évaluation permet aussi d’élaborer un programme de rééducation personnalisé afin d’aider le patient à compenser ses déficits et à récupérer une autonomie satisfaisante permettant le retour au domicile.

La rééducation fait intervenir de nombreux professionnels au cours de son hospitalisation, le patient est suivi, à raison de plusieurs séances quotidiennes, par un kinésithérapeute (travail sur le lever, la marche?) et un ergothérapeute (travail sur la préhension, la dextérité).
Il peut également être pris en charge par des psychomotriciens (travail sur les troubles du schéma corporel, syndrome post chute, trouble du tonus), ORL (troubles de la déglutition), orthophonistes (travail sur le langage), diététicienne (adaptation de l’alimentation avec choix d’une texture adaptée aux troubles)?
Une neuropsychologue intervient également auprès des patients, notamment pour prévenir la dépression et les troubles cognitifs fréquents dans les suites de l’AVC, et pour les aider à s’adapter au handicap le cas échéant.

Le suivi ne s’arrête pas à la porte de l’hôpital
La famille est largement associée au projet thérapeutique. Des entretiens réguliers avec l’équipe permettent de faire le point sur les progrès accomplis par le malade, et le moment venu, de préparer la sortie de l’hôpital.
Les assistantes sociales de l’unité interviennent aux côtés des familles pour mettre en place les aides nécessaires (allocations, auxiliaires de vie, réseaux de santé?), que le patient rentre à domicile ou qu’il soit transféré dans une unité de soins de suite.
Dans un avenir proche, le suivi des patients de l’unité devrait être encore amélioré : l’équipe envisage de développer un hôpital de jour pour ménager une transition douce entre l’hôpital et le domicile, et de créer une consultation spécifique de suivi post-AVC.

L’hôpital des Charpennes : une médecine gériatrique de proximité et de spécialités
239 lits d’hospitalisation, 18 places d’Hôpital de Jour
2000 entrées / an (hors long séjour)

Orientations phares
Rééducation des pathologies vasculaires cérébrales, post-AVC
Centre de Mémoire, de Ressource et de Recherche de Lyon : diagnostic précoce de la maladie d’Alzheimer et maladies apparentées
Consultations dédiées aux troubles du comportement et Unité Cognitivo-Comportementale (UCC)
Cardiogériatrie
Oncogériatrie
Rééducation après chirurgie orthopédique du membre inférieur
Poly pathologie du sujet âgé, perte d’autonomie, soins d’accompagnement, soins palliatifs.

*CHU de Rennes, à la Pitié-Salpêtrière, à l’hôpital des Charpennes

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