Chirurgie de l’obésité, 100 ème «By-pass» réalisé à l’hôpital de la Timone

Le service de chirurgie digestive et générale de la Timone, dirigé par le Pr Bernard Sastre, a réalisé son 100 ème «By-pass ». Une Technique chirurgicale complexe pour traiter les formes d’obésité les plus graves. Avec cette 100 ème opération, le secteur « chirurgie de l’obésité » du service, placé sous la responsabilité du Dr Bruno Berthet, affirme son niveau de référence dans ce domaine et fait face à une explosion de ce type d’interventions. En 2011, 60 opérations de ce type sont prévues contre 15 effectuées en 2007.

Le service de chirurgie digestive et générale de la Timone, dirigé par le Pr Bernard Sastre, a réalisé son 100 ème  «By-pass ». Une Technique chirurgicale complexe pour traiter les formes d’obésité les plus graves. Avec cette 100 ème opération, le secteur « chirurgie de l’obésité » du service, placé sous la responsabilité du Dr Bruno Berthet, affirme son niveau de référence dans ce domaine et fait face à une explosion de ce type d’interventions. En 2011, 60 opérations de ce type sont prévues contre 15 effectuées en 2007.
 Le « By-pass », une intervention réservée aux centres experts
Il existe trois types d’intervention chirurgicale pour traiter l’obésité : l’anneau gastrique, la gastrectomie ou « sleeve » et le « Gastric By-pass ». Cette dernière, étant la plus  complexe, elle nécessite un suivi interdisciplinaire (endocrinologie, psychiatrie, diététique,..), la présence d’experts en chirurgie « bariatrique » et un plateau technique performant associant les départements de radiologie, d’anesthésie-réanimation et de cardiologie.  Cette technique offre de bien meilleurs résultats que les autres interventions. Elle permet une réduction très importante et durable du poids, 45 kg en moyenne,  et une action sur les affections dues au surpoids : le diabète, l’hypertension artérielle, les pathologies cardio-vasculaires, le syndrome d’apnée du sommeil (SAS) et les atteintes ostéoarticulaires.
L’obésité, un fléau- socio-économique
L’augmentation exponentielle du nombre d’interventions chirurgicales de l’obésité à l’hôpital de la Timone, révèle l’ampleur que prend cette maladie. L’obésité, si elle n’est pas un problème récent, devient un problème de plus en plus préoccupant. En Provence, le nombre d’obèses est passé de 6,5% en 1997 à 11% en 2006. En France, près de 12% de la population est obèse et 1 français sur 3 présente une surcharge pondérale. On constate aussi que l’obésité frappe en majorité les populations des milieux socio-économiques défavorisés. Le mode de vie de plus en plus sédentaire, le manque d’activité physique et une alimentation trop riche, sont au cœur des problèmes de surpoids et d’obésité. 

Pour bénéficier du « By-pass », le patient doit répondre à des critères médicaux précis, présenter une obésité morbide (Indice de masse corporelle supérieur à 40 ou supérieur à 35  avec des complications (hypertension, diabète, SAS), être en échec des régimes alimentaires bien conduits et avoir été suivi pendant une année par une équipe pluridisciplinaire (endocrinologue, diététicienne, chirurgien, psychiatre). Les décisions sont prises lors de Réunion de Concertation Pluridisciplinaire (RCP).
Menée par coelioscopie, cette intervention consiste à réduire le volume de l’estomac pour produire une restriction et modifier le circuit alimentaire. Les aliments ne passent plus par l’estomac et la partie supérieure du tube digestif. Ils sont absorbés plus loin dans l’intestin réalisant une malabsorption. Cette situation peut générer des « dumping syndrom » et à long terme des carences qu’il est nécessaire de dépister et de traiter dans les services qui ont l’expérience de ces patients.
Pour plus d’information contacter
Alexandre LANZALAVI
Attaché de communication
Assistance Publique-Hôpitaux de Marseille
80 rue Brochier
13005 Marseille
Tél: (33) 491 382 972
Fax: (33) 491 382 548

À lire également

Déficit des CHU, le grand paradoxe

Dans un communiqué datant du 3 juillet dernier, les trois conférences CHU ont publié les résultats budgétaires 2025. Avec un niveau de déficit quatre fois plus important qu’en 2021 malgré une activité record, les CHU appellent à un redressement des tarifs de séjours.

Les CHU de Montpellier, Toulouse et Bordeaux lancent un centre d’excellence en cancérologie pédiatrique

Chaque année en France, plus de 2 200 enfants et adolescents sont diagnostiqués d’un cancer. Si les taux de survie dépassent aujourd’hui 80 %, les rechutes et les séquelles à long terme restent un défi majeur pour la recherche médicale. Dans ce contexte, les CHU de Montpellier, Toulouse et Bordeaux, aux côtés de l’Oncopole Claudius Regaud et de leurs partenaires, lancent CIRCLE, un centre de recherche d’excellence dédié aux cancers pédiatriques.

Le CHU de Poitiers s’équipe du Biograph Vision Quadra, une innovation majeure en imagerie médicale

Le CHU de Poitiers et Siemens Healthineers France ont signé le 25 juin une convention historique pour l’acquisition du Biograph Vision Quadra, TEP/TDM de dernière génération. Cet équipement sera fonctionnel début 2027 au sein de l’extension du pôle régional de cancérologie du CHU, marquant une étape clé dans l’excellence clinique et scientifique de l’établissement. Ce projet représente un investissement de 9,5 millions d’euros pour l’acquisition et l’installation de l’équipement au cœur même du pôle régional de cancérologie.

Don d’organes : opération sensibilisation au CHU de Nîmes 

À l’occasion de la Journée nationale du don d’organes, le CHU de Nîmes, centre reconnu pour les prélèvements d’organes et de tissus, poursuit son engagement en faveur de cet enjeu majeur de santé publique. Comme dans d’autres grands établissements hospitaliers, les équipes de la Coordination Hospitalière des Prélèvements d’Organes et de Tissus (CHPOT) se sont mobilisées pour informer, sensibiliser et rappeler l’importance d’un geste solidaire qui permet chaque année de sauver des milliers de vies.