Le CHRU de Nancy a communiqué cette semaine sur le marché public signé l’été dernier avec la société INNOV ATM, unique entreprise en France à être habilitée par la Direction Générale de l’Aviation Civile (DGAC) à opérer des couloirs aériens sécurisés. Au coeur de celui-ci, trois routes aériennes entre le site des hôpitaux de Brabois du CHRU de Nancy et les Centres Hospitaliers de Pont-à-Mousson, Toul et Lunéville. Soutenu par France2030, ce projet vise “à remplacer les trajets terrestres carbonés par des vols de drones électriques, rapides et sécurisés”
Une première ligne aérienne pour le transport hospitalier
La première phase du projet concerne la mise en place d’une ligne entre le bâtiment de biologie de Brabois et le centre hospitalier de Pont-à-Mousson. Cette liaison doit permettre de supprimer jusqu’à 12 trajets quotidiens de 37 km chacun, soit une réduction de 444 km par jour de déplacements terrestres. Les 15 et 16 octobre derniers ont été consacrés à des relevés techniques sur le terrain, notamment pour l’implantation des vertiports ; des zones sécurisées de décollage et d’atterrissage et la validation du tracé du couloir aérien.
Le pilotage de cette première phase mobilise plusieurs parties prenantes : le Pôle laboratoire et le Département territorial achats, logistique et développement durable du CHRU de Nancy, ainsi que le centre hospitalier de Pont-à-Mousson. Une attention particulière est portée à l’intégration du transport par drone dans la chaîne logistique hospitalière, notamment pour les prélèvements biologiques. Ces produits, particulièrement sensibles, nécessitent une maîtrise rigoureuse des conditions de transport, en particulier de la température, afin de garantir l’intégrité des échantillons et la fiabilité des résultats.
Sécuriser l’espace aérien pour une exploitation sereine
Bien que le transport par drone ait démontré son efficacité sur de longues distances, tant au niveau national qu’international, le projet s’inscrit dans une démarche d’industrialisation progressive. L’objectif est de sécuriser l’environnement aérien afin de permettre une exploitation sereine pour les établissements de santé et les populations des communes traversées. Le tracé envisagé privilégie les zones rurales ou semi-urbaines, moins exposées aux contraintes de densité urbaine.
La rédaction avec le CHRU de Nancy




