Douleur chronique : la mobilisation coordonnée du GHT Cévennes-Gard-Camargue

Auteur /Etablissement :
A l’occasion de la 1ere Journée des Comités de lutte contre la douleur (CLUD) le Groupement hospitalier de territoire (GHT) Cévennes-Gard-Camargue revient sur l’enjeu sociétal que représente la prise en compte de la douleur chronique et la réponse graduée proposée par sa filière douleur. Explications... 1 personne sur 5 souffre de douleurs chroniques rebelles. Tous les âges sont concernés mais la prévalence de la douleur augmente avec l’âge. 50% des personnes âgées de plus de 75 ans sont touchées. Ce taux passe à 80% pour les personnes âgées vivant en institution
A l’occasion de la 1ere Journée des Comités de lutte contre la douleur (CLUD)  le Groupement hospitalier de territoire (GHT) Cévennes-Gard-Camargue revient sur l’enjeu sociétal que représente la prise en compte de la douleur chronique et la réponse graduée proposée par sa filière douleur. Explications…
1 personne sur 5 souffre de douleurs chroniques rebelles. Tous les âges sont concernés mais la prévalence de la douleur augmente avec l’âge. 50% des personnes âgées de plus de 75 ans sont touchées. Ce taux passe à 80% pour les personnes âgées vivant en institution. Or plus on vieillit, moins on est capable d’exprimer clairement sa douleur et moins celle-ci est facilement repérée par l’entourage. L’altération des fonctions cognitives et les difficultés à communiquer peuvent rendre difficile l’expression de la douleur. Des comportements qui ne sont pas a priori évocateurs de douleur (repli sur soi, mutisme, anorexie, agitation, peur, …) peuvent être des signes de douleur chez les patients dits « non communiquant », c’est-à-dire incapables d’exprimer verbalement ce qu’ils ressentent.
Au-delà des enjeux éthique et de qualité des soins, le soulagement de la douleur chronique est aussi un impératif économique car son absence de diagnostic génère un surcroit de soins médicaux et paramédicaux, de médicaments, d’hospitalisations, d’indemnités journalières en cas d’arrêts de travail, de perte de la productivité, pour un montant équivalent aux coûts engendrés par les maladies cardio-vasculaires et les maladies psychiatriques. La douleur est devenue une problématique sociétale, caractérisée notamment par un nomadisme médical avec un recours désordonné à de multiples consultations, à la recherche de soins adaptés. Les différents Plans douleur ont conduit à des améliorations importantes. Son soulagement est un objectif thérapeutique à part entière mais beaucoup reste à faire, en particulier pour les aînés, vulnérables de plus en plus nombreux
A Nîmes et au sein des établissements parties du GHT Cévennes-Gard-Camargue, le parcours de santé du patient douloureux est au cœur des préoccupations du Comités de lutte contre la douleur (CLUD). Ainsi, la filière douleur du GHT concentre ses travaux sur la mise en place de procédures et de protocoles communs, sur le rôle de chaque établissement, de proximité, référent ou recours et sur l’organisation de formations communes, qui viennent s’ajouter aux formations universitaires déjà en place. La prise en charge de la douleur chronique rebelle (y compris psychologique) s’inscrit d’ores et déjà comme l’affaire de tous les membres du GHT.

À lire également

Ce super microscope voit comment nous sommes contaminés par les substances chimiques présentes dans l’environnement 

Le CHU Grenoble Alpes et l’Université Grenoble Alpes (UGA) ont inauguré le 3 décembre la plateforme BioLIBS comprenant un prototype hospitalier unique de microscope d’imagerie élémentaire par spectroscopie de plasma induit par laser (LIBS). Ce dispositif a pour objectif d’accélérer la recherche translationnelle (santé respiratoire, dermatologie, maladies rares) et de préparer des usages diagnostiques cliniques pour les pathologies liées aux expositions professionnelles et environnementales.

Des prélèvements biologiques transportés par drones

En juin 2025, un marché public a été signé avec INNOV ATM / Drone Med pour créer trois
routes aériennes entre le site des hôpitaux de Brabois du CHRU de Nancy et les centres
hospitaliers de Pont-à-Mousson, Toul et Lunéville. Soutenu par France2030, ce projet vise à remplacer les trajets terrestres carbonés par des vols de drones électriques, rapides et sécurisés. L’ouverture du premier couloir aérien est prévue entre mars et août 2026.