Evolutions des pratiques soignantes

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Depuis quelques mois, les infirmières des consultations de Chirurgie maxillo-faciale et d'ORL ont fait évoluer et diversifié leurs pratiques professionnelles. Elles aident à traiter les personnes handicapées effrayées par les soins dentaires ou réalisent des examens dans le cadre d'un diagnostic de surdité.

Depuis quelques mois, les infirmières des consultations de Chirurgie maxillo-faciale et d’ORL ont fait évoluer et diversifié leurs pratiques professionnelles. Elles aident à traiter les personnes handicapées effrayées par les soins dentaires ou réalisent des examens dans le cadre d’un diagnostic de surdité.

Prise en charge de patients handicapés
En mars 2009, l’association HSBD 42 (Handicap santé bucco-dentaire Loire) a mis en place au CHU de Saint-Etienne une consultation de soins dentaires pour les enfants souffrant d’un handicap moteur et/ou mental. La consultation accueille également des adultes handicapés ou de très jeunes enfants « opposants » à ces soins.
La consultation se déroule tous les vendredis matin à l’Hôpital Nord dans le service de consultation de Chirurgie maxillo-faciale que dirige le Pr Pierre Seguin. La mise à disposition des locaux, du matériel et du personnel du service (une infirmière ou une aide-soignante) sont pris en charge par l’association. Quatre à cinq patients sont vus chaque semaine par un dentiste libéral qui a suivi une formation spécialisée. C’est le Dr Caroline Gondlach qui a initié la démarche.
Jusqu’à présent tout soin dentaire ou même un simple examen chez un patient handicapé nécessitait une anesthésie générale au bloc opératoire. La plupart du temps la dent malade était extraite plutôt que soignée. En effet, le patient handicapé est incapable de se maîtriser face à la peur suscitée par le dentiste. La seule solution était donc de l’endormir. Grâce à l’association HSBD, l’utilisation du gaz hilarant (protoxyde d’azote) a pu être mise en oeuvre. Sous l’effet de ce gaz inhalé, le patient parvient à se détendre et se montre plus coopérant. L’équipe soignante a de ce fait suivi une formation pour pouvoir l’administrer. Néanmoins la prise en charge reste délicate, il est essentiel de prendre le temps de mettre le patient en confiance. C’est pourquoi ce type de consultation dure en moyenne 45 à 60 mn.
Pour Catherine Canty, infirmière dans le service, « c’est une prise en charge extraordinaire » même si elle reconnait que « psychologiquement et physiquement ce n’est pas évident. Il faut savoir s’adapter et accepter parfois de soigner le patient à même le sol…»

Des examens complémentaires
Du fait de l’augmentation de l’activité liée à la mise en place d’implants cochléaires par le Pr Christian Martin, chef du service ORL, et afin de libérer du temps médical, les infirmières de la consultation ORL réalisent depuis mars dernier des examens de Potentiels Evoqués Auditifs chez l’enfant. Le Dr Marie-Dominique Dubois(Phoniatre) et le Dr Sandrine Chardon-Roy (ORL) encadrent cette pratique toute nouvelle pour les infirmières qui ont été formées à cette technique en février. Ces examens contribuent au diagnostic de la surdité (enregistrement des réponses du nerf auditif à des stimulations sonores). Petite particularité pour le soignant : il faut attendre que le tout jeune enfant s’endorme pour pouvoir réaliser cet examen. A l’issue de l’examen, le médecin analyse le tracé obtenu.

Par ailleurs, les infirmières du service effectuent déjà les bilans de vertige appelés VNG (Vidéo nystagmographie) sous la conduite du Dr Pierre Bertholon (neuro-ORL) et du Dr Alexandre Oletski. Cet examen permet de déterminer l’origine des vertiges.

Article rédigé en collaboration avec Christine Roblin – cadre de santé – christine.roblin@chu-st-etienne.fr

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