Rechercher
Fermer ce champ de recherche.

Gériatrie : Un réseau de sortie qui intègre les opportunités locales

Soucieux de préserver l'autonomie des personnes âgées, le CHU de Nîmes et l'ARSAG 30, association organisant l'accueil en famille des plus de 65 ans, ont signé une convention de partenariat afin d'éviter de prolonger indûment le séjour des patients âgés dans les services hospitaliers de court séjour. Un effort bénéfique pour leur santé car les journées vécues dans un environnement étranger augmentent les risques de morbidité et de pertes de repères. Il fallait donc trouver des solutions qui assurent une meilleure récupération des personnes âgées en situation de dépendance ponctuelle et surout privilégier leur retour à domicile plutôt qu'un placement en maison de retraite. Le réseau de sortie mis en place par le CHU de Nîmes répond à ce double objectif : il garantit une meilleure qualité des soins tout en permettant de désengorger ses services.

Soucieux de préserver l’autonomie des personnes âgées, le CHU de Nîmes et l’ARSAG 30, association organisant l’accueil en famille des plus de 65 ans, ont signé une convention de partenariat afin d’éviter de prolonger indûment le séjour des patients âgés dans les services hospitaliers de court séjour. Un effort bénéfique pour leur santé car les journées vécues dans un environnement étranger augmentent les risques de morbidité et de pertes de repères. Il fallait donc trouver des solutions qui assurent une meilleure récupération des personnes âgées en situation de dépendance ponctuelle et surout privilégier leur retour à domicile plutôt qu’un placement en maison de retraite. Le réseau de sortie mis en place par le CHU de Nîmes répond à ce double objectif : il garantit une meilleure qualité des soins tout en permettant de désengorger ses services.

Pour mener à bien cet accompagnement, le CHU de Nîmes peut désormais compter sur les compétences de l’ARSAG 30 qui complètent le réseau de professionnels spécialisés dans l’aménagement de la « sortie » du patient que l’établissement a tissé au fil des années.

Le réseau de « sortie » d’hospitalisation du service de soins aigus comprend
– en interne : le service Social, fort de ses 26 assistants sociaux, le service d’Hospitalisation à Domicile (HAD), créé en 2008 et qui compte 30 places et l’équipe gériatrique de suite et d’intervention, EGERI.
– En externe, des conventions de partenariat sont d’ores et déjà signées avec les infirmiers libéraux, les kinésithérapeutes, des associations de suivi à domicile (AIDER, APARD et maintenant ARSAG 30)

L’ARSAG 30, l’alternative à l’hospitalisation prolongée des personnes âgées
Association à but non lucratif créée en 2004, l’ARSAG 30 concrétise l’idée du Dr ESTORC, alors médecin urgentiste du Centre Hospitalier Universitaire de Nîmes. Confronté dans son service à une surpopulation chronique de patients souvent âgés, il a imaginé une alternative à l’hospitalisation prolongée : les séjours chez des accueillants familiaux ou en EHPAD (dans des structures d’accueil temporaire).
Ce dispositif, aujourd’hui d’actualité, s’adresse à des aînés géographiquement éloignés de leurs proches ou sans famille, souffrant de pathologies légères (chute, fracture du poignet, contusion, problème pulmonaire…) dont les soins aigus sont terminés mais qui entraînent une situation de dépendance ponctuelle. Le séjour est contractuellement limité à 21 jours.

Qui est l’accueillant familial ?
Métier d’accompagnement à la « re-autonomie » à domicile, être accueillant familial demande une grande disponibilité et des facultés d’adaptation : des qualités peu communes. Salariés de l’association ARSAG 30, les accueillants familiaux doivent être agréés par le Conseil Général du Gard. Leur contrat de travail à durée indéterminée se soumet à la loi n° 2007-290 du 5 mars 2007, Article 57 avec quelques adaptations : session de travail de 21 jours maximum, nombre de jours travaillés limités à 258 par an, compte-rendu régulier de la prise en charge de la personne âgée auprès de l’association, et possibilité d’être contrôlé par le Conseil Général. Les accueillants sont formés à l’accueil et l’hébergement temporaire de personnes âgées afin de professionnaliser cette nouvelle activité.

Etat des lieux du projet en 2009
L’ARSAG 30 travaille aujourd’hui avec trois accueillants familiaux pour une capacité d’une vingtaine de places tant en structures d’accueil temporaire, appelées « SAS » dans les établissements d’accueil (maison de retraite, …) que chez des accueillants familiaux spécialisés.
L’association allie objectif humaniste et réalité économique.
L’intérêt économique est évident puisque la journée d’EHPAD s’élève à 70 euros la journée par personne alors que l’accueil familial ne dépasse pas les 56 euros.
A noter que le coût pour la personne accueillie peut passer de 7 € par jour en accueil familial, à environ 25 € par jour en EHPAD, grâce aux aides comme l’APA (l’Allocation Personnalisée d’Autonomie), la prise en charge partielle des frais par certains organismes de retraite et sous conditions de ressources de la personne âgée.

Le développement de l’Arsag 30 et de ses accueillants familiaux prévu pour l’année 2009 dans tout le Sud-Est, la généralisation de ce concept sur le long terme, offrent de nouvelles perspectives aux personnes âgées. La prise en charge globale du patient s’en trouve améliorée.

Pour en savoir plus : ARSAG 30
Siège social :
c/o Dr Jacques ESTORC – 18, rue Sully – 30000 NIMES
Bureaux de l’association : 16, rue Benoît Malon 30900 Nîmes
09 60 40 38 33 et 06 30 65 01 43
href= »mailto:arsag30@orange.fr »

Commentaires

Il n’y a pas encore de commentaire pour cet article.

Sur le même sujet

L’ICI, nouveau temple de la cancérologie

Le CHU de Brest vient d’inaugurer son nouvel Institut de Cancérologie et d’Imagerie, surnommé ICI. Ce centre, promesse d’un hôpital centré sur l’humain et doté d’une technologie de pointe, est amené à devenir l’un des fers de lance européens dans le traitement du cancer, avec une capacité de 50 000 patients par an.

Dossier : La maladie de Parkinson 

Décrite pour la première fois dans An Essay on the Shaking Palsy (1817) par James Parkinson, un médecin anglais, la maladie de Parkinson, mentionnée souvent en abrégé « Parkinson », est une maladie neurodégénérative irréversible d’évolution lente. La maladie s’installe ainsi au cours d’une longue phase asymptomatique de plusieurs années. Les premiers symptômes ne se font en effet ressentir que lorsque 50 à 70% des neurones dopaminergiques du cerveau sont détruits. Ils se déclarent essentiellement progressivement sous la forme d’un tremblement de repos, d’un ralentissement des mouvements et d’une raideur musculaire. Néanmoins, de nombreux troubles moteurs et non moteurs peuvent s’ajouter à la liste, devenant de réels handicaps dans le quotidien de ceux qui la subissent.

Voici comment le CHU de Rennes agit pour contrer Parkinson

Ce jeudi 11 avril a lieu la Journée internationale de la maladie de Parkinson. L’occasion pour les CHU de valoriser leur implication sur ce sujet, notamment à travers les Centres Experts Parkinson (CEP) affiliés. Le Centre Hospitalier Universitaire de Rennes ne manque pas à l’appel, mettant en valeur des actions qui garantissent à la fois une offre diagnostique simplifiée et une prise en charge multidisciplinaire, adaptée au profil de chaque patient.

L’IHU toulousain dédié au vieillissement officiellement lancé

L’Institut Hospitalo-Universitaire HealthAge a officiellement été lancé le 2 avril à Toulouse. Porté par le CHU, l’Inserm et l’Université Toulouse III – Paul Sabatier, cet IHU, le seul exclusivement dédié au vieillissement en France, se donne pour ambition de contribuer au vieillissement en bonne santé des populations et de devenir le centre de référence européen en Géroscience.

Un patient Parkinsonien entreprend le tour du monde à la voile 

Le 10 septembre dernier a retenti le “top départ” des quatorze monocoques participant à l’Ocean Globe Race 2023, une course à voile en équipage autour du monde. A bord du voilier Neptune, deux personnages : le Dr Tanneguy Raffray, ophtalmologue à la retraite, et Bertrand Delhom, ancien moniteur de voile atteint de la maladie de Parkinson. Leur aventure, jalonnée de nombreux défis, est suivie de près par plusieurs professionnels de santé du CHU de Rennes, dont l’avis est à entendre dans le podcast “Qui ose vivra !”