Héli-SMUR pour la façade atlantique

Auteur /Etablissement :
Cet été, l'ARH a doté la région Pays de Loire d'un hélicoptère sanitaire hospitalier (Héli-SMUR) permettant à la façade atlantique de la région de bénéficier de ce vecteur de transport moderne.

Malgré son coût élevé, l’hélicoptère sanitaire s’avère indispensable dans un certain nombre de transports, réservés à des situations médicalement avérées. En développant ce moyen, l’Agence Régionale de l’Hospitalisation emboîte le pas à de nombreux exemples à l’étranger et en France et entend apporter une réponse à la concentration des moyens médicaux lourds et/ou spécialisés sur un nombre restreint de plateaux techniques d’envergure régionale.

Cet été, l’ARH a doté la région Pays de Loire d’un hélicoptère sanitaire hospitalier (Héli-SMUR) permettant à la façade atlantique de la région de bénéficier de ce vecteur de transport moderne.
Moyen à vocation régionale, il est basé à Nantes et coordonné par le SAMU 44. Les médecins régulateurs des SAMU 44 et 85 décident de son intervention pour leurs départements respectifs. Stationné en permanence sur l’hélistation de l’Hôtel-Dieu, l’Héli-SMUR est disponible, sous réserve de conditions mé-téorologiques favorables.

L’équipe Héli-SMUR est composée du pilote, d’un médecin (urgentiste de Vendée ou de Loire-Atlantique, pédiatre du SMUR pédiatrique régional de Nantes), d’une infirmière du SMUR de Nantes, et éventuel-lement d’un interne en médecine.
L’Héli-SMUR est dédié principalement aux transferts secondaires (entre deux établissements de soins) qui représentent 75% des missions. Ce moyen performant vient en appui des moyens terrestres justifiant des soins réanimatoires urgents.

Comme tous les héli-SMUR utilisés en France, l’hélicoptère en service au CHU de Nantes est la propriété d’une société privée. Un contrat de location permet au CHU de Nantes de bénéficier d’un hélicoptère dont la maintenance et le pilotage sont assurés par la société propriétaire.

Le financement de l’Héli-SMUR repose actuellement sur un contrat spécifique. Il permet 450 heures de vol, soit près de 1000 mouvements aériens par an. Le montant alloué pour 2004 ne couvre malheureusement pas l’année pleine, notre bassin de population nécessitant 600 heures de vol au moins.

Ce nouveau moyen héliporté constitue un énorme progrès caractérisé par une importante réduction des délais d’accès aux plateaux techniques spécialisés et une meilleure prise en compte des services sanitaires de la population.

À lire également

Diagnostic des maladies sur tissus et cellules : à Angers, le grand virage 

Le CHU d’Angers a récemment annoncé qu’il avait pris, en collaboration avec le Centre hospitalier du Mans, un véritable virage numérique en matière d’anatomocytopathologie (ACP), spécialité médicale dédiée à l’étude des cellules et tissus des organes pour établir des diagnostics, en acquérant des scanners de lames de dernière génération. Une modernisation des pratiques d’ACP présentant de nombreux bénéfices au profit des patients comme des équipes hospitalières, et un levier d’attractivité pour une discipline en tension.

Au CHU de Saint-Etienne, on lutte contre la méningite par le jeu

Pour la troisième année consécutive, l’équipe d’Infectiologie du CHU de Saint-Étienne et la Chaire PréVAcCI de l’Institut Universitaire PRESAGE s’unissent pour une journée de sensibilisation face à la recrudescence des méningites à méningocoques. En partenariat avec l’association Petit Ange, cette initiative transforme l’apprentissage de la santé en une expérience immersive pour les adolescents du territoire.

Les Hospices Civils de Lyon se dotent d’un entrepôt de données de santé

Comme d’autres grands hôpitaux, le CHU lyonnais a annoncé rentrer dans une nouvelle ère en se dotant d’un entrepôt de données de santé. Ce dernier doit, entre autres, favoriser le permettre le développement d’études multicentriques, l’accélération de la recherche et de l’innovation, et le renforcement de la qualité des soins.