Hypertension : un pacemaker pour traitement, une 1ère en France

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La nouvelle alternative thérapeutique qui vient d’être mise au point à Lyon intéresse près d’un million de français hypertendus et réfractaires aux traitements. L’opération consiste à implanter un simulateur sur les artères carotides afin de moduler la tension.

La nouvelle alternative thérapeutique qui vient d’être mise au point à Lyon intéresse près d’un million de français hypertendus et réfractaires aux traitements. L’opération consiste à implanter un simulateur sur les artères carotides afin de moduler la tension.
Les barorécepteurs stabilisent et adaptent en permanence la pression artérielle aux changements d’activité ou de position, par exemple quand on se lève brusquement. Situés dans la carotide, ils mesurent la pression artérielle et envoient ces informations au système nerveux sympathique qui joue un rôle de régulateur notamment du rythme cardiaque. Ce système de contrôle doit s’adapter aux variations de pression. En freinant leur activité, le nouveau capteur arrive à diminuer la tension artérielle. Il a été implanté pour la première fois en France par voie chirurgicale, sur un patient âgé de 72 ans, lors d’une intervention chirurgicale qui s’est déroulée aux Hospices Civils de Lyon, le 12 juillet 2013.
L’intervention a duré 2 h sous anesthésie générale. Une baisse immédiate de tension a pu être observée avec une chute 17 à 12 pendant les essais réalisés lors de l’opération. Le patient est resté hospitalisé 3 jours. Le stimulateur ne sera activé que dans 2 semaines en raison d’une phase de cicatrisation. La tension pourra alors être mesurée sur le long cours. Les études nous indiquent qu’elle devrait être en moyenne inférieure de 3 points. On donc peut espérer que le patient implanté, qui malgré 7 traitements avaient une pression moyenne à 17/11, tombe à 14/9. On envisage d’autre part un allègement de son traitement médicamenteux.
Le dispositif mesure 5 x 5 cm x1 cm et ressemble à un stimulateur cardiaque. Placé sous la peau, vers le pectoral, l’appareil est connecté à une batterie dont la pile doit être changée entre 3 et 5 ans, l’intervention beaucoup plus légère s’effectue sous anesthésie locale.
Cet appareil novateur représente un nouvel espoir pour des patients dont l’hypertension très sévère n’est pas maitrisable par les traitements médicamenteux. L’intervention a été réalisée par trois praticiens des Hospices Civils de Lyon : le Pr Pierre Lantelme, hypertensiologue,  le Pr Patrick Feugier, Chirurgien implanteur et le Dr Stéphane Workineh, anesthésiste.
L’hypertension artérielle (HTA) touche 14 millions de personnes en France. Elle est un facteur majeur de survenue de maladies cardiovasculaires, incluant les AVC, l’insuffisance cardiaque et les maladies coronaires ; ces maladies cardiovasculaires représentent la 2ème cause de décès en France. 5 à 10 % des patients sont résistants c’est-à-dire qu’ils n’arrivent pas à avoir une tension artérielle à moins de 14/9 malgré la prise de médicaments adaptés.

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