Infirmières de gestion de flux aux Urgences

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A Saint-Etienne, plusieurs mesures concrètes réussissent à fluidifier le passage des 45 000 malades ou blessés qui se présentent chaque année aux urgences adultes : poste permanent d’infirmier d’organisation de l’accueil, infirmières « de flux » pour gérer en journée les parcours des malades, dispositif de gestion des lits d’aval coordonné avec les directions et les services d’hospitalisation, outil informatique de suivi des disponibilités en lits dans l’ensemble du court séjour, extension de l’Unité d’Hospitalisation de Courte Durée, mobilisation particulière des praticiens, des cadres, et de leurs interlocuteurs dans les directions support.

A Saint-Etienne, plusieurs mesures concrètes réussissent à fluidifier le passage des 45 000 malades ou blessés qui se présentent chaque année aux urgences adultes : poste permanent d’infirmier d’organisation de l’accueil, infirmières « de flux » pour gérer en journée les parcours des malades, dispositif de gestion des lits d’aval coordonné avec les directions et les services d’hospitalisation, outil informatique de suivi des disponibilités en lits dans l’ensemble du court séjour, extension de l’Unité d’Hospitalisation de Courte Durée, mobilisation particulière des praticiens, des cadres, et de leurs interlocuteurs dans les directions support. 
 
Focus sur les deux infirmières dite « de flux »
Ces deux soignantes travaillent avec le cadre de santé du service tous les jours, de 9h00 à 19h00. Parallèlement à l’Infirmier d’Organisation de l’Accueil opérant un premier tri à l’entrée du service, l’infirmière de flux recherche une place adaptée pour chaque patient, en lien avec l’équipe médicale et une fois les besoins identifiés,. Elle veille à sa prise en charge et sa sortie la plus rapide possible, soit par retour à domicile, soit pour une hospitalisation. L’action des infirmières de flux contribue à réduire les délais de prise en charge de chaque patient.

Pour autant, les délais ressentis ou réels peuvent sembler encore longs, soit du fait de l’attente d’examens complémentaires prescrits par les médecins, soit pour obtenir des avis spécialisés en fonction de la disponibilité des praticiens des autres services, soit en raison de l’afflux d’urgences ou du délai de libération d’un lit (même une fois identifié, le lit n’est pas toujours immédiatement disponible).

La prise en compte de l’activité médicale et chirurgicale non programmée par les services de médecine et de chirurgie du CHU, dans leur organisation quotidienne, a permis la réduction des temps d’attente et une meilleure régulation des entrées. Cette évolution a été rendue possible par un bon niveau de concertation entre les urgences et les services d’hospitalisation. 
 
Un travail à l’échelle de l’établissement pour des hospitalisations rapides
Une cellule « gestion des lits » est déclenchée au vu de critères d’activité validés dans un protocole interne, à la demande de du responsable médical des urgences. Elle est composée du directeur des soins, du chargé mission gestion des lits, des cadres supérieurs des pôles cliniques et des urgences, de responsables médicaux.
En cas de difficulté, la réactivité de la cellule gestion des lits constitue une réponse efficace aux pics d’activité, en mobilisant les services de soin pour accueillir les patients en attente d’hospitalisation aux urgences. Les responsables médicaux et soignants des urgences alertent la direction qui active la cellule et mobilise les services de soin. Cela permet également d’ouvrir des lits supplémentaires dans certains services de soin, ou parfois d’y faire admettre des patients de manière directe.
Par ailleurs, l’introduction de l’outil informatique « lits dispos » qui réactualise les disponibilités en lits de l’ensemble de l’établissement 8 fois par jour, améliore sensiblement  la fluidité des hospitalisations depuis les urgences. Cette base de données est directement alimentée par les services. Malgré ces dispositifs, une forte activité conjointe entre les services de soin et le secteur des urgences générera inévitablement des tensions ponctuelles en matière d’attente de lits d’accueil. 

Des résultats tangibles
Depuis l’ouverture de 10 lits supplémentaires dans l’UHCD (Unité d’Hospitalisation de Courte Durée), en mars dernier, il n’y a plus d’encombrement car cette unité, placée sous la responsabilité du service des Urgences, permet une prise en charge immédiate. Elle reçoit des patients en attente d’examens complémentaires ou de lit dans un service adapté. 
Grâce à ces mesures les urgences du CHU se trouvent dans une situation satisfaisante, malgré une activité très soutenue et de fréquents pics. Certaines de ces initiatives, adoptées dès 2009, font du CHU de Saint-Etienne un établissement précurseur en la matière. Elles sont aujourd’hui reprises par de nombreux acteurs hospitaliers et citées dans les rapports.
 
Le dialogue institutionnel interne se poursuit au CHU afin de rechercher une amélioration continue de l’accueil et des délais de prise en charge des patients.

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