Insuffisance cardiaque, diabète quand la télésurveillance change la donne

Auteur /Etablissement :
Personnalisation des soins, proximité et rigueur... le CHU de Nîmes déploie son offre de télémédecine via la télésurveillance des patients souffrant de deux pathologies : l’insuffisance cardiaque et le diabète. Grâce à cette connexion, un suivi à distance est établi avec un médecin ou un professionnel de santé qui interprète les données et adapte le traitement au plus près de l'évolution de la santé du patient. Des évolutions qui vont changer la vie de milliers de personnes traitées au CHU de Nîmes, pionnier en matière de solutions numériques et de parcours patients simplifiés.
Personnalisation des soins, proximité et rigueur… le CHU de Nîmes déploie son offre de télémédecine via la télésurveillance des patients souffrant de deux pathologies : l’insuffisance cardiaque et le diabète. Grâce à cette connexion, un suivi à distance est établi avec un médecin ou un professionnel de santé qui interprète les données et adapte le traitement au plus près de l’évolution de la santé du patient. Des évolutions qui vont changer la vie de milliers de personnes traitées au CHU de Nîmes, pionnier en matière de solutions numériques et de parcours patients simplifiés.

En constante augmentation avec 4,9 % de la population atteinte, le diabète concerne 39 000 patients dans le Gard
, dont 25 % sont traités par insuline. Cette pathologie a bénéficié, au fil des années, d’innovations dans l’administration du traitement, en particulier au niveau des pompes à insuline. Actuellement, une des « révolutions » tient au mode de surveillance, grâce aux lecteurs de glycémie innovants qui ne nécessitent plus de ponction au doigt, mais un simple « scan » sur un petit capteur placé sur le bras. 
Autre révolution, les lecteurs sont maintenant connectés selon un mode proche du bluetooth. Sans aucune manipulation du patient, cette technologie se charge de transférer automatiquement les glycémies capillaires sur une plateforme web dédiée. Grâce à ce dispositif le soignant visualise, à distance et en continu, les courbes des glycémies capillaires et, si besoin, contacte le patient pour d’éventuelles réadaptations thérapeutiques à distance.
La télésurveillance du diabète, bientôt proposée au CHUN par le service des Maladies métaboliques et endocriniennes (MME), permettra d’améliorer l’équilibre du diabète, de réduire le nombre d’hospitalisations et surtout d’alléger la vie des patients qui n’auront plus besoin de se déplacer en consultation spécialisée. 500 personnes sont concernées.
Un dispositif similaire sera mis en place pour la télésurveillance de l’insuffisance cardiaque.
En France plus d’un million de patients souffrent de cette pathologie et ce chiffre ne cesse de croître du fait du vieillissement de la population. Le nombre d’hospitalisations pour insuffisance cardiaque en France a augmenté de +22% en 10 ans, si bien qu’actuellement l’insuffisance cardiaque aiguë est la première cause d’hospitalisation chez les plus de 65 ans. Elle est également grevée d’un fort taux de ré-hospitalisations avec 20% des patients qui sont réadmis dès le premier mois. 
L’essor de la télémédecine, en partie du à l’émergence des objets connectés, permet de proposer au patient insuffisant cardiaque, un suivi renforcé entre les consultations médicales. Les patients nîmois à plus haut risque d’hospitalisation disposeront d’une balance et d’une tablette toutes deux connectées. A partir du relevé quotidien de leur poids et de leurs réponses aux questions simples, il sera possible de prédire le risque de nouvelle poussée d’insuffisance cardiaque. Ces données seront transmises à une plateforme web sécurisée disposant d’un algorithme performant et éprouvé. En cas de complication, une alerte sera transmise au service de cardiologie. Un ajustement thérapeutique sera alors entrepris rapidement par téléphone ou via une consultation rapprochée. Des séances d’éducation thérapeutique sont également intégrées au dispositif.
Parallèlement, le CHU de Nîmes vient d’ouvrir en cardiologie un hôpital de semaine de 12 lits avec chambres individuelles pour les hospitalisations de courte durée. L’Unité de soins intensifs de cardiologie (USIC) a, pour sa part, vu sa capacité doubler (de 6 à 12 lits) pour prendre en charge les urgences cardiologiques. L’extension du plateau technique non invasif a permis de diminuer les délais d’attente pour une consultation de près de 50 %. Ces aménagements vont profiter aux patients du Groupement hospitalier de territoire (GHT) Cévennes-Gard-Camargue qui verront ainsi leurs parcours simplifiés.
Téléchargez le dossier de presse

À lire également

Déficit des CHU, le grand paradoxe

Dans un communiqué datant du 3 juillet dernier, les trois conférences CHU ont publié les résultats budgétaires 2025. Avec un niveau de déficit quatre fois plus important qu’en 2021 malgré une activité record, les CHU appellent à un redressement des tarifs de séjours.

Les CHU de Montpellier, Toulouse et Bordeaux lancent un centre d’excellence en cancérologie pédiatrique

Chaque année en France, plus de 2 200 enfants et adolescents sont diagnostiqués d’un cancer. Si les taux de survie dépassent aujourd’hui 80 %, les rechutes et les séquelles à long terme restent un défi majeur pour la recherche médicale. Dans ce contexte, les CHU de Montpellier, Toulouse et Bordeaux, aux côtés de l’Oncopole Claudius Regaud et de leurs partenaires, lancent CIRCLE, un centre de recherche d’excellence dédié aux cancers pédiatriques.

Le CHU de Poitiers s’équipe du Biograph Vision Quadra, une innovation majeure en imagerie médicale

Le CHU de Poitiers et Siemens Healthineers France ont signé le 25 juin une convention historique pour l’acquisition du Biograph Vision Quadra, TEP/TDM de dernière génération. Cet équipement sera fonctionnel début 2027 au sein de l’extension du pôle régional de cancérologie du CHU, marquant une étape clé dans l’excellence clinique et scientifique de l’établissement. Ce projet représente un investissement de 9,5 millions d’euros pour l’acquisition et l’installation de l’équipement au cœur même du pôle régional de cancérologie.

Don d’organes : opération sensibilisation au CHU de Nîmes 

À l’occasion de la Journée nationale du don d’organes, le CHU de Nîmes, centre reconnu pour les prélèvements d’organes et de tissus, poursuit son engagement en faveur de cet enjeu majeur de santé publique. Comme dans d’autres grands établissements hospitaliers, les équipes de la Coordination Hospitalière des Prélèvements d’Organes et de Tissus (CHPOT) se sont mobilisées pour informer, sensibiliser et rappeler l’importance d’un geste solidaire qui permet chaque année de sauver des milliers de vies.

Les HCL, premier établissement public autorisé à produire des phages thérapeutiques

Le 28 mai dernier, les Hospices Civils de Lyon ont reçu de la part de l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des produits de santé, l’autorisation de fabrication de Matière Première à Usage Pharmaceutique (MPUP) pour la production de phages thérapeutiques. Cette autorisation est la première délivrée à un établissement de santé. Validant un savoir-faire conforme aux « bonnes pratiques de fabrication », elle va permettre au CHU de Lyon, pionnier dans le domaine, de produire et distribuer des phages de manière sécurisée et à un coût maîtrisé. Historique, cette reconnaissance ouvre la voie à l’instauration, en France, d’une véritable filière publique de phagothérapie, approche thérapeutique considérée comme l’une des plus prometteuses pour lutter contre la progression mondiale de la résistance aux antibiotiques.