Rechercher
Fermer ce champ de recherche.

Investir la recherche pour viser l’excellence

Mise à l'index pour le retard pris en matière de recherche la France possède pourtant de nombreux atouts. Ainsi, en biologie fondamentale, sa contribution est la plus élevée grâce notamment aux équipes hospitalo-universitaires qui réalisent 56% de la production scientifique du pays. « Au CHU de Poitiers, la recherche clinique est devenue une priorité explique son Directeur Général, Jean-Pierre Dewitte. La labellisation INSERM de son centre d'investigation clinique est synonyme d'espoir dans la lutte contre des maladies trop souvent mortelles. Désormais, les patients de Poitou-Charentes vont bénéficier d'une chance supplémentaire...

Mise à l’index pour le retard pris en matière de recherche la France possède pourtant de nombreux atouts. Ainsi, en biologie fondamentale, sa contribution est la plus élevée grâce notamment aux équipes hospitalo-universitaires qui réalisent 56% de la production scientifique du pays. « Au CHU de Poitiers, la recherche clinique est devenue une priorité explique son Directeur Général, Jean-Pierre Dewitte. La labellisation INSERM de son centre d’investigation clinique est synonyme d’espoir dans la lutte contre des maladies trop souvent mortelles. Désormais, les patients de Poitou-Charentes vont bénéficier d’une chance supplémentaire avec les traitements innovants développés par le CHU. Porteuse d’une dynamique économique, la recherche est aussi un secteur créateur d’emplois : de l’investigation à la valorisation, elle relie acteurs publics et entreprises privées. »
Investir dans la recherche revient donc à doper le progrès médical, à conforter le rayonnement de l’établissement et à renforcer l’excellence des équipes.
Les atouts du CIC de Poitiers
Labellisé en janvier 2008, le CIC de Poitiers met à la disposition des chercheurs 700m² de surface, 6 lits adultes et 2 lits enfants ainsi que des équipes et du matériel. Spécialisé dans la leucémie myéloïde chronique, la nutrition et les neurosciences cliniques, le CIC soutient les travaux de 5 laboratoires qui emploient au total près de 100 personnes.
La création d’une telle structure présente de nombreux avantages : elle facilite l’accès aux appels d’offres internes de l’Inserm et simplifie les dossiers de financement. Actuellement, le CIC bénéficie de trois sources de financement : les investigations pour le compte de promoteurs privés (50 en 2007 pour un montant de 600 000 euros) ou publics (2 millions), les crédits mission enseignement, recherche, référence et innovation (MERRI) qui représentent 10 % du budget de l’hôpital et les dons. A son ouverture, le CIC a aussi obtenu un soutien financier de 34 000 euros par an pendant 4 ans ainsi qu’un forfait de démarrage de 184 000 euros. Il peut aussi recevoir des aides de la Région et du Département ou de sponsors.
Les valorisations du CIC
En 2007, 213 publications ont été signées par des salariés du CHU dont 112 dans des revues de niveau international et 170 chercheurs du CHU ont publié au moins un article.
4 brevets ont été déposés depuis 2005 et sont détenus en co-propriété par le CHU.

La société BioCydex créée en 2002 a mis au point un complexe moléculaire dédié à la supplémentation des solutions d’organes, de tissus et de cellules et une collaboration a été nouée avec le laboratoire de chirurgie expérimentale du site Inra de Magneraud en Charente-Maritime. Dans le cadre de ce contrat, le laboratoire évalue le complexe sur le site du Magneraud. Un brevet a été déposé par l’entreprise BioCydex en y associant le laboratoire d’Ischémie reperfusion et l’INRA. Le produit est actuellement en cours d’évaluation auprès de l’ANSM.

Faire évoluer l’organisation pour mieux servir la recherche
Le CHU de Poitiers a créé un comité de la recherche en matière biomédicale et de santé publique réunissant la faculté de médecine et de pharmacie, l’université de Poitiers et le CHU.
Cette réunion optimise les moyens, favorise la cohérence et la lisibilité des axes de recherche et la coopération entre équipes. Quant à la direction administrative de la recherche, elle dépend d’un tandem, un directeur Marie Challet et un médecin référent, le Pr Michel Eugène
Au niveau national, la recherche connaît un recentrage stratégique
Le ministère de la Recherche a confié les structures de recherche à l’Agence nationale de recherche (ANR) et à l’Agence d’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur (AERES). L’INSERM et le département des sciences de la vie du CNRS – qui regroupe des milliers de chercheurs – deviennent des agences de moyens qui contractualisent avec les universités.

Commentaires

Il n’y a pas encore de commentaire pour cet article.

Sur le même sujet

Dossier : La maladie de Parkinson 

Décrite pour la première fois dans An Essay on the Shaking Palsy (1817) par James Parkinson, un médecin anglais, la maladie de Parkinson, mentionnée souvent en abrégé « Parkinson », est une maladie neurodégénérative irréversible d’évolution lente. La maladie s’installe ainsi au cours d’une longue phase asymptomatique de plusieurs années. Les premiers symptômes ne se font en effet ressentir que lorsque 50 à 70% des neurones dopaminergiques du cerveau sont détruits. Ils se déclarent essentiellement progressivement sous la forme d’un tremblement de repos, d’un ralentissement des mouvements et d’une raideur musculaire. Néanmoins, de nombreux troubles moteurs et non moteurs peuvent s’ajouter à la liste, devenant de réels handicaps dans le quotidien de ceux qui la subissent.

Voici comment le CHU de Rennes agit pour contrer Parkinson

Ce jeudi 11 avril a lieu la Journée internationale de la maladie de Parkinson. L’occasion pour les CHU de valoriser leur implication sur ce sujet, notamment à travers les Centres Experts Parkinson (CEP) affiliés. Le Centre Hospitalier Universitaire de Rennes ne manque pas à l’appel, mettant en valeur des actions qui garantissent à la fois une offre diagnostique simplifiée et une prise en charge multidisciplinaire, adaptée au profil de chaque patient.

L’IHU toulousain dédié au vieillissement officiellement lancé

L’Institut Hospitalo-Universitaire HealthAge a officiellement été lancé le 2 avril à Toulouse. Porté par le CHU, l’Inserm et l’Université Toulouse III – Paul Sabatier, cet IHU, le seul exclusivement dédié au vieillissement en France, se donne pour ambition de contribuer au vieillissement en bonne santé des populations et de devenir le centre de référence européen en Géroscience.

Un patient Parkinsonien entreprend le tour du monde à la voile 

Le 10 septembre dernier a retenti le “top départ” des quatorze monocoques participant à l’Ocean Globe Race 2023, une course à voile en équipage autour du monde. A bord du voilier Neptune, deux personnages : le Dr Tanneguy Raffray, ophtalmologue à la retraite, et Bertrand Delhom, ancien moniteur de voile atteint de la maladie de Parkinson. Leur aventure, jalonnée de nombreux défis, est suivie de près par plusieurs professionnels de santé du CHU de Rennes, dont l’avis est à entendre dans le podcast “Qui ose vivra !”