Rechercher
Fermer ce champ de recherche.

BPCO : l’exploit sportif pour repousser les limites de la maladie

Deux jours avant la Journée mondiale de la BPCO (Broncho-Pneumopathie Chronique Obstructive), l’association O2&Cie présente une exposition et la bande-annonce du film « De la Destrousse à l’Espigoulier ». L'histoire d'une ascencion hors norme réalisée par un cycliste souffrant d'insuffisance respiratoire. La projection se déroulera le 18 novembre 2013, au Centre Hospitalier Universitaire de Grenoble en présence des Professeurs Christophe Pison, responsable de la clinique de pneumologie et Christian Brambilla, chef du pôle Cancérologie et Médecine Aiguë Communautaire.

Deux jours avant la Journée mondiale de la BPCO (Broncho-Pneumopathie Chronique Obstructive), l’association O2&Cie présente une exposition et la bande-annonce du film « De la Destrousse à l’Espigoulier ». L’histoire d’une ascencion hors norme réalisée par un cycliste souffrant d’insuffisance respiratoire. La projection se déroulera le 18 novembre 2013, au Centre Hospitalier Universitaire de Grenoble en présence des Professeurs Christophe Pison, responsable de la clinique de pneumologie et Christian Brambilla, chef du pôle Cancérologie et Médecine Aiguë Communautaire.
Le documentaire retrace le défi hors norme que s’est lancé Philippe Poncet, insuffisant respiratoire causée par une trilogie silencieuse et néanmoins très invalidante : la BPCO, l’emphysème et l’insuffisance respiratoire. Son témoignage éclaire le public mais aussi le professionnel  de santé sur cette pathologie, 2e cause de handicap.
Philippe Poncet fait partie des 60 000 patients sous assistance respiratoire mais il a relevé le 19 octobre dernier un défi hors norme nécessitant 11 mois de préparation spécifique et un énorme mental. C’est accompagné d’une équipe médicale, technique et sportive aguerrie, et notamment du Professeur Christophe Pison, qu’il a réalisé l’ascension du col de l’Espigoulier (le plus haut col routier des Bouches-du-Rhône – 13 km – 11% de dénivelé par endroits).
L’objectif avoué de cette entreprise est non seulement de redonner espoir aux personnes atteintes de la BPCO en leur montrant que la volonté permet d’atteindre des sommets, mais aussi d’alerter l’opinion et les professionnels de santé sur un problème de santé publique majeur en constante progression.
Le film est réalisé par par l’association O2&Cie, ON GRIMPE ET ON VENTILE.
Annoncée par l’Organisation Mondiale de la Santé comme la 3e cause de mortalité par maladie dans le monde en 2020, la BPCO est responsable de plus de 15 000 décès par an en France.
Pathologie mal connue du grand public, la BPCO se définit par un rétrécissement irréversible des bronches qui entraîne un essoufflement puis une altération du tissu élastique des poumons (connue sous le nom d’emphysème) et qui peut, à terme, avoir une incidence sur le fonctionnement du cœur.
L’origine de cette pathologie est le tabac dans 90 % des cas mais l’exposition professionnelle aux polluants ainsi que la pollution atmosphérique ou les infections pulmonaires de la petite enfance ne doivent pas être ignorées.
Cette pathologie, qui touche hommes et femmes sans distinction, devrait faire l’objet d’une campagne d’information à la hauteur des campagnes de prévention routière et le documentaire présenté ambitionne, à son modeste niveau, de faire prendre conscience du travail qu’il reste à accomplir.
En savoir plus sur O2&Cie
L’association O2&Cie a pour but de concevoir, de créer et de réaliser des évènements sportifs à l’attention des publics à pathologies respiratoires et de sensibiliser aux difficultés liées à ces maladies hautement handicapantes. Tout projet est basé sur la réhabilitation respiratoire et le dépassement de soi.

Commentaires

Il n’y a pas encore de commentaire pour cet article.

Sur le même sujet

A Reims, des Logisti-soins libèrent du temps aux soignants

A l’écoute de ses soignants, le CHU de Reims mise sur le déploiement d’un nouveau métier au cœur de son Nouvel Hôpital : le logisti-soins. Gestionnaire des activités de restauration, des consommables et de la maintenance du matériel biomédical, celui-ci vise une amélioration nette de la répartition du travail. Entièrement adoptée par les équipes soignantes, cette réorganisation optimise le soin et dégage ainsi un temps indispensable tant aux soignants qu’aux patients.

L’APHM élabore un kit d’urgence pour les missions spatiales 

Le service de Radiologie Interventionnelle de l’Hôpital de la Timone (AP-HM) s’implique dans le partenariat entre le Centre National d’Etudes Spatiales (CNES), l’Institut de Médecine et Physiologie Spatiale (MEDES) et la Société Française de Radiologie (SFR). Afin d’améliorer la sécurité des astronautes lors des missions spatiales, douze équipes de radiologues ont travaillé sur la conception d’un kit médical d’urgence prenant en charge plus d’une dizaine de pathologies différentes.

A Nantes, un vers marin contribue à sauver un grand brûlé

L’été dernier, le CHU de Nantes a accueilli un patient brûlé sur 85% de son corps. Face à un pronostic vital engagé et à une absence d’alternative, les médecins ont alors demandé l’accord de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) pour utiliser un pansement oxygénant à base de ver marin (Arenicola Marina) et tenter de le sauver. Si ce produit est encore en phase expérimentale, les résultats semblent prometteurs. Nous avons interrogé le Pr Pierre Perrot, Chef de service du Centre des brûlés du CHU de Nantes, sur cette première.