Journée de dépistage et de diagnostic précoce des cancers de la cavité orale

Auteur /Etablissement :
Le CHRU de Besançon s’associe, dans le cadre de la semaine européenne de sensibilisation aux cancers des voies aéro-digestives supérieures qui aura lieu du 23 au 27 septembre 2013 à l’initiative de la Société européenne de cancérologie cervico-faciale (www.makesensecampaign.eu), au dépistage et au diagnostic précoce des cancers de la cavité orale : information et dépistage pour les usagers, table-ronde et ateliers pour les professionnels de santé.rnrn

Un cancer fréquent

Les cancers de la cavité orale, ou cancer de la bouche, sont à ce jour le 4e cancer le plus fréquent chez l’homme en France après les cancers de la prostate, du poumon et du colon. Ils sont responsables de plus de 1500 décès par an en France. Ils sont en nette augmentation chez les femmes et touchent des patients de plus en plus jeunes. Enfin, ils sont malheureusement souvent dépistés à un stade tardif ce qui alourdit le traitement et diminue les chances de guérison. La Franche-Comté n’échappe pas à ce constat.

Un dépistage simple

Le dépistage des cancers de la cavité orale consiste à rechercher des signes évocateurs de cette maladie au sein de la population en privilégiant les populations à risque. Parmi les principaux facteurs de risque de ces cancers, la consommation de tabac et d’alcool et la mauvaise hygiène bucco-dentaire arrivent en tête. Ces facteurs de risque peuvent être supprimés grâce à des techniques de sevrage et à des contrôles réguliers des dents et de la gencive. D’autres facteurs de risque, telles les lésions pré-cancéreuses de la muqueuse buccale doivent faire l’objet de traitements spécifiques et d’une surveillance très attentive de la part des médecins généralistes et des chirurgiens-dentistes, qui sont les professionnels de santé le plus souvent au contact des patients et donc en première ligne de ce dépistage. 

Le diagnostic précoce de ces cancers est l’autre moyen de limiter la lourdeur des traitements et d’améliorer les chances de guérison. Ce diagnostic passe par un examen attentif du patient et notamment de l’ensemble de la muqueuse buccale et, au moindre doute, par la réalisation de prélèvements de la muqueuse sous anesthésie locale pour effectuer un examen sous microscope. Une douleur ou une inflammation de la muqueuse ou de la gencive sans tendance à la cicatrisation, un saignement local non-expliqué (surtout s’il survient sur une lésion blanche préexistante), une déglutition douloureuse ou l’apparition d’une grosseur dans le cou, doivent inciter à consulter lorsque ces signes évoluent depuis plus de 3 semaines.

Ce diagnostic est rapide et facile à faire auprès d’un spécialiste des maladies de la cavité orale tels les chirurgiens maxillo-faciaux et les stomatologues.

25 septembre : journée de dépistage au CHRU

Dans le cadre de cette action européenne de sensibilisation, plusieurs services du CHRU ouvriront leurs portes à tous, de manière gratuite et sans rendez-vous, le 25 septembre 2013.

  • Les médecins du service de chirurgie maxillo-faciale et stomatologie accueilleront les patients dans le hall de l’hôpital Jean Minjoz et les orienteront vers les différents services spécialisés partenaires de cette journée : service d’addictologie, service d’oncologie et de radiothérapie, service de pneumologie, service d’anatomopathologie, unité de lutte contre le tabagisme.
  • Tous les professionnels de santé intéressés sont quant à eux invités, de 12h30 à 13h30, à une table-ronde ayant pour thème la détection précoce des cancers de la cavité orale. Ils pourront également, jusqu’à 14h30, participer à des ateliers destinés à améliorer les techniques d’examen de la cavité buccale.

Cette première campagne de dépistage et de diagnostic précoce est destinée à être reconduite chaque année dans l’espoir d’améliorer la prise en charge des cancers de la cavité orale.

Mercredi 25 septembre de 10h00 à 16h00

Hopital Jean Minjoz Boulevard Fleming

CHRU de Besançon

À lire également

Au CHU d’Angers, la prévention comme boussole

Enjeu de santé publique incontournable, la prévention peine encore, malgré un financement et une volonté partagée des acteurs, à montrer toute son efficacité en France. Pour réduire les inégalités de santé, la communauté scientifique internationale promeut la stratégie du Making Every Contact Count (MECC), c’est-à-dire un accès à de la prévention à chaque contact qu’un individu peut avoir avec le système de santé. Comme d’autres hôpitaux, le CHU d’Angers a décidé de l’expérimenter. Pas étonnant de la part d’un établissement qui, depuis cinq ans, fait de la prévention une valeur cardinale.

Les HCL ouvrent le premier hôpital dédié à la ménopause 

Intégré au service de gynécologie-obstétrique de l’hôpital Femme Mère Enfant (HFME), le dispositif propose une prise en charge globale, pluridisciplinaire et personnalisée des femmes en transition ménopausique ou ménopausées. Après une phase de déploiement progressif, l’hôpital de jour est désormais pleinement opérationnel, afin de permettre à toutes les femmes concernées d’accéder à ce parcours de soins dédié.