La DGOS prépare sa feuille de route pour la mise œuvre du Ségur de la santé

Auteur /Etablissement :
Dans le cadre du Séminaire national des hospitaliers, Katia Julienne, directrice générale à la Direction générale de l’offre de soins (DGOS) a détaillé la mise en œuvre des orientations du Ségur de la santé.

Dans le cadre du Séminaire national des hospitaliers, Katia Julienne, directrice générale à la Direction générale de l’offre de soins (DGOS) a détaillé la mise en œuvre des orientations du Ségur de la santé.
Le 19 novembre, Katia Julienne, directrice générale à la Direction générale de l’offre de soins a détaillé «pilier» par «pilier» les mesures décidées dans le cadre du Ségur de la Santé. S’agissant des ressources humaines (pilier 1), elle a mentionné la concrétisation de nombreuses mesures, notamment des revalorisations salariales. Près de 7 milliards d’euros ont ainsi été engagés pour les personnels médicaux, non médicaux, les internes ou encore les étudiants.
« Et nous travaillons sur le développement des pratiques avancées quel que soit le segment d’activité: les urgences ou la médecine de ville », a-t-elle également précisé.
En matière d’investissement et de réforme du financement (pilier 2), elle a rappelé l’engagement du ministère en faveur d’une plus grande subsidiarité de la politique d’investissement. Davantage de marges de manœuvre seront ainsi laissées aux agences régionales de santé (ARS) dans leurs relations avec les communautés hospitalières, et ce dès le premier trimestre 2021. S’agissant de la réforme du financement des services d’urgences, des soins de suite et de réadaptation et de la psychiatrie, Katia Julienne a annoncé un report à 2022 pour les deux derniers secteurs. Retenons également que les missions d’enseignement, de recherche, de référence et d’innovation seront abondés de 50 millions d’euros.

Gouvernance des GHT

S’agissant du pilier 3 relatif à la simplification des organisations et du quotidien des équipes, la DGOS a annoncé la reprise du chantier de la gouvernance des groupements hospitaliers de territoire (GHT) au premier trimestre 2021 et la poursuite des réflexions sur la réforme des autorisations en fonction des secteurs d’activité, tous les enseignements de la gestion de l’épidémie notamment pour les soins critiques devant encore être analysés.
Enfin, sur le sujet des territoires (pilier 4), Katia Julienne a salué le travail mené par les médecins généralistes et les urgentistes sur les services d’accès aux soins. «Près de cinquante projets nous ont été transmis par les ARS. Nous sommes en attente des derniers arbitrages pour démarrer l’accompagnement de ces iniatitives».
Parmi les multiples sujets en chantier, retenons également la volonté d’améliorer la prise en charge des résidents en Ehpad et celle de renforcer les moyens de la psychiatrie.
« Nous avons déjà consolidé les moyens pour favoriser un ancrage sanitaire de chacun des Ehpad. Nous préserverons ces évolutions. Quant à la psychiatrie, nous devons à la fois faciliter les conditions de travail des professionnels tout en restant très attentifs à l’état de santé mental de la population», a-t-elle conclu.
Hélène Delmotte

À lire également

Cancer du poumon : une première bronchoscopie robotisée au CHU de Rouen

Le Pr Samy Lachkar, responsable de l’unité d’endoscopie respiratoire de Pneumologie du CHU de Rouen, a réalisé avec succès la première bronchoscopie robotisée au sein de l’établissement. Une innovation technologique importante dans la détection et le diagnostic précoce du cancer du poumon, l’un des cancers les plus meurtriers en France.

Le CHU de Rennes à la pointe de la génomique diagnostique

Avec l’acquisition d’un séquenceur « Long-read » de nouvelle génération financé grâce à la générosité des donateurs et mécènes du Fonds de dotation Nominoë, les équipes de génétique moléculaire et génomique et de cytogénétique du CHU de Rennes voient désormais différemment le génome de leurs patients en accédant à des régions jusqu’ici inaccessibles. Cet investissement de 900 000 euros augmente de manière significative les capacités de diagnostic de l’établissement et ouvre des perspectives inédites pour la recherche en génétique.

Endométriose : les 3 CHU du Grand Est au cœur d’un nouveau dispositif régional

Pathologie chronique encore insuffisamment diagnostiquée, l’endométriose touche près de 10 % des femmes en France, soit entre 1,5 et 2,5 millions de patientes. Elle se manifeste par des douleurs parfois invalidantes, peut impacter la fertilité et reste marquée par un délai de diagnostic moyen estimé à sept ans. Face à cet enjeu majeur de santé publique, le ministère de la Santé a lancé en 2022 une stratégie nationale visant à structurer la prise en charge, renforcer la recherche et réduire les délais diagnostiques. C’est dans ce cadre que s’inscrit la création du dispositif régional EndoGrandEst, porté par les CHU de Strasbourg, Nancy et Reims.

Myélome multiple, le CHU de Nantes au cœur de la recherche clinique pour faire progresser les traitements

Publiés le 29 mai 2026 dans la prestigieuse revue scientifique The New England Journal of Medicine par le Pr Cyrille Touzeau, les résultats d’un essai clinique international impliquant 162 centres, démontrent l’intérêt d’une immunothérapie par Teclistamab1 dès la première récidive de la maladie chez les patients atteints de myélome multiple2. Egalement présentés à l’occasion du congrès de l’American Society of Clinical Oncology (ASCO), les résultats d’une étude clinique ayant évalué un traitement précoce par Elranatamab chez des patients atteints d’un myélome multiple pas encore symptomatique3, soulignent l’intérêt de ces nouvelles immunothérapies par anticorps bispécifiques pour le traitement du myélome.