La radiologie ultra-basses doses s’installe en Picardie

Auteur /Etablissement :
Le CHU Amiens s'équipe d'un nouveau système radiologique jusqu'à 17 fois moins irradiant que le matériel conventionnel. Idéal pour les suivis pédiatriques. Le système radiologique ultra-basses doses EOS® est entré en fonction le 3 octobre 2016, à raison de 20 à 30 examens par jour.
Le CHU Amiens s’équipe d’un nouveau système radiologique jusqu’à 17 fois moins irradiant que le matériel conventionnel. Idéal pour les suivis pédiatriques. Le système radiologique ultra-basses doses EOS® est entré en fonction le 3 octobre 2016, à raison de 20 à 30 examens par jour.

Premier équipement du genre installé en Picardie, il délivre une irradiation 9 à 17 fois moins importante que celle émise par un dispositif conventionnel et de l’ordre de 100 fois moins comparé à un scanner. Ce qui en fait un équipement particulièrement adapté aux suivis pédiatriques. Les équipes peuvent ainsi disposer d’une technologie très faiblement irradiante pour le suivi de l’évolution de pathologies de l’enfant, notamment pour celles qui nécessitent une surveillance fréquente, tel que le suivi des scolioses, déformations de squelette ou des membres inférieurs. 

Des clichés de 20 secondes
Le système EOS® profite aussi à toute la chaîne de soins adultes et intéresse particulièrement les services prenant en charge les troubles de la posture ou position du corps, en particulier la Rhumatologie, l’Orthopédie, la Traumatologie, la Neurochirurgie, et le suivi des toutes les rééducations de l’adulte et l’enfant. Le dispositif est du reste adapté aux besoins des médecins et radiologues ostéo-articulaires, car il permet plus rapidement (clichés de 20 secondes) et facilement de disposer d’une image 3D précise du squelette en position debout.
Avec le système EOS sont actuellement réalisés 20 à 30 examens par jour
Un outil de pointe à 600 000 euros
Cet outil de pointe, dont l’installation a coûté 600 000 € (travaux inclus), permet de réaliser simultanément des radios de face et de profil, des pieds à la tête. Il peut ainsi associer à l’examen des paramètres liés à la gravité, qui ne sont pas disponibles en position couchée des autres matériels d’imagerie. La machine calcule tout seule différents paramètres définissant l’équilibre pelvien, les scolioses, les anomalies de longueur et de torsion des membres inférieurs.
Autant de fonctionnalités qui pourront aussi servir à améliorer la précision des gestes chirurgicaux, la compréhension de certaines pathologies du rachis et des hanches, le suivi ou la prévention de l’ostéoporose, des spondylarthrites ou encore des myélomes. L’EOS® participe également aux projets de recherche clinique pour tester l’efficacité de thérapeutiques, évaluer l’efficacité des traitements ou de nouveaux protocoles de prise en charge.

À lire également

Au CHU d’Angers, la prévention comme boussole

Enjeu de santé publique incontournable, la prévention peine encore, malgré un financement et une volonté partagée des acteurs, à montrer toute son efficacité en France. Pour réduire les inégalités de santé, la communauté scientifique internationale promeut la stratégie du Making Every Contact Count (MECC), c’est-à-dire un accès à de la prévention à chaque contact qu’un individu peut avoir avec le système de santé. Comme d’autres hôpitaux, le CHU d’Angers a décidé de l’expérimenter. Pas étonnant de la part d’un établissement qui, depuis cinq ans, fait de la prévention une valeur cardinale.

Les HCL ouvrent le premier hôpital dédié à la ménopause 

Intégré au service de gynécologie-obstétrique de l’hôpital Femme Mère Enfant (HFME), le dispositif propose une prise en charge globale, pluridisciplinaire et personnalisée des femmes en transition ménopausique ou ménopausées. Après une phase de déploiement progressif, l’hôpital de jour est désormais pleinement opérationnel, afin de permettre à toutes les femmes concernées d’accéder à ce parcours de soins dédié.