La vidéotransmission d’interventions chirurgicales

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La vidéotransmission appliquée à la chirurgie endovasculaire : un outil pédagogique innovant et efficace. Au CHU de Reims, la chirurgie endovasculaire représente 40% de la chirurgie artérielle. Cette technique permet de traiter de nombreuses lésions telles que les anévrismes de l'aorte, les artères rénales, viscérales, les rétrécissements de la bifurcation carotidienne -une application en cours d'évaluation dans le service de chirurgie vasculaire et angiologique du CHU de Reims (reconnu comme le pionnier en ce domaine au niveau national).

La vidéotransmission appliquée à la chirurgie endovasculaire : un outil pédagogique innovant et efficace.
Au CHU de Reims, la chirurgie endovasculaire représente 40% de la chirurgie artérielle. Cette technique permet de traiter de nombreuses lésions telles que les anévrismes de l’aorte, les artères rénales, viscérales, les rétrécissements de la bifurcation carotidienne -une application en cours d’évaluation dans le service de chirurgie vasculaire et angiologique du CHU de Reims (reconnu comme le pionnier en ce domaine au niveau national).

Pour le patient fragile ou âgé, la chirurgie endovasculaire comporte moins de risque qu’une chirurgie conventionnelle. D’autre part,  » l’incision percutanée étant très limitée, la personne opérée ne ressent quasiment pas de douleurs post-opératoires. Elle reprend rapidement ses activités  » explique le Pr Clément, chef du service. Cette intervention est même envisagée en ambulatoire.

Apprendre les gestes dans le cadre du Diplôme Universitaire (DU) de chirurgie endovasculaire
La pratique de cette technique nécessite une grande maîtrise professionnelle. La manipulation du matériel, les actes à effectuer, les gestes pratiques doivent être bien assimilés. La démonstration est essentielle et la vidéo apporte un accompagnement visuel pédagogique de premier plan.

Une pédagogie fondée sur la vision en temps réel d’une intervention et sur l’interactivité
Les interventions sont retransmises depuis le bloc opératoire vers une salle de cours adjacente. 25 à 30 étudiants et praticiens suivent l’intervention et peuvent à tout moment poser des questions au chirurgien qui est équipé d’une oreillette et d’un micro. Les vidéos peuvent également être retransmises et commentées aux élèves qui sont également informés des contrôles échographiques réalisés par les angiologues après les opérations de la veille pour vérifier la réussite des interventions.

Au dire du Dr Sébastien Causse, praticien hospitalier, un ancien élève devenu chirurgien et enseignant, cet enseignement est très efficace, il pourrait être adapté à d’autres chirurgies et même se faire à distance. Un projet est à l’étude pour retransmettre les interventions à l’Institut Régional de Formation du CHU de Reims et plus tard, vers des sites extérieurs nationaux et internationaux.


 » La vidéotransmission nécessite une parfaite entente entre le chirurgien qui opère tout en expliquant l’intervention et le caméraman qui doit filmer, au dessus de l’épaule du praticien, l’ensemble du champ opératoire jusqu’aux détails techniques, permettant aux participants du séminaire de suivre chacun des gestes. L’image transmise par l’appareil de scopie sur un second écran prend ensuite le relais pour montrer ce qui se passe à l’intérieur du corps : progression d’une sonde, d’une injection..  » commente Denis Germain – cadreur caméra

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