L’exposition "Dehors-Dedans" présente des dessins et des fragments de la nature collectés par les patients, leurs proches, les hospitaliers ou lors de promenades en groupe. Ces trophées rapportés de l’extérieur sont réinterprétés. Une branche d’acacia, tout juste coupée par l’équipe des espaces verts, fait son entrée dans l’atelier. L’artiste la réanime en la parant de feuilles coupées dans de la gaze. Les chardonnerets entendus par la fenêtre entrent dans le service sous la forme de petites silhouettes découpées dans d’anciennes radiographies. Les arbres du site s’invitent sur les murs de l’espace de création, dessinés à la mine de plomb ou colorés à la chlorhexidine ; ces mêmes arbres qui avaient été identifiés par les patients à l’occasion d’une excursion avec l’artiste dans le parc. Au fil des mois et, parfois, avec des objets du « dedans », Nathalie Dubois réinvestit le « dehors ». Telle une fresque contemporaine, les murs de son atelier recréent la nature environnante, celle que perçoivent les hospitaliers, les patients et leurs proches.

Au CHU d’Angers, la prévention comme boussole
Enjeu de santé publique incontournable, la prévention peine encore, malgré un financement et une volonté partagée des acteurs, à montrer toute son efficacité en France. Pour réduire les inégalités de santé, la communauté scientifique internationale promeut la stratégie du Making Every Contact Count (MECC), c’est-à-dire un accès à de la prévention à chaque contact qu’un individu peut avoir avec le système de santé. Comme d’autres hôpitaux, le CHU d’Angers a décidé de l’expérimenter. Pas étonnant de la part d’un établissement qui, depuis cinq ans, fait de la prévention une valeur cardinale.



