Le CHU de Nîmes signe un partenariat avec l’université australienne de Queensland

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C’est dans le cadre d’un séminaire international sur l’optimisation anti-microbienne qui s'est tenu à Nîmes, les 2 et 3 juillet, que l’université de l'Etat australien du Queensland et le CHU de Nîmes ont officialisé leurs coopérations scientifique et médicale. Par cet accord de partenariat, le CHU de Nîmes s'engage officiellement aujourd’hui à être le promoteur en France des futures études multicentriques de l’Université du Queensland, portant notamment sur des anti-fongiques et de nouveaux antibiotiques.
C’est dans le cadre d’un séminaire international sur l’optimisation anti-microbienne qui s’est tenu à Nîmes, les 2 et 3 juillet, que l’université de l’Etat australien du  Queensland et le CHU de Nîmes ont officialisé leurs coopérations scientifique et médicale. Par cet accord de partenariat, le CHU de Nîmes s’engage officiellement aujourd’hui à être le promoteur en France des futures études multicentriques de l’Université du Queensland, portant notamment sur des anti-fongiques et de nouveaux antibiotiques.
« Je me félicite de cet accord, s’est réjoui Nicolas Best, le directeur général du CHU de Nîmes. Il permettra de dupliquer en France toutes les études relevantes, portant sur la pharmacocinétique et la pharmacodynamique des anti-infectieux dans la prise en charge systémique des défaillances d’organe, qui constitue une thématique phare de recherche au sein du CHU de Nîmes».
Les analyses statistiques PK/PD seront par ailleurs réalisées en collaboration, et une stratégie ambitieuse de publication commune et de production scientifique de très haut niveau sera consolidée et démultipliée. Par ailleurs, un modèle de porcelets anesthésiés et ventilés mécaniquement en situation de choc endotoxinique, modèle expérimental mis au point à Nîmes, pourrait être utilisé pour imiter le profil de choc septique chez l’homme. Avec ce modèle, une grande variété d’études pharmacocinétiques et pharmacodynamiques peuvent être menées avant la transposition à l’homme.
Une coopération initiée il y a près de 10 ans
La coopération entre le CHU de Nîmes et l’Université de Queensland a commencé en 2011 avec une étude clinique multicentrique dont le CHU avait alors assuré la promotion en France. S’en suivirent de nombreux échanges, avec en 2012 une première rencontre à l’occasion d’une étude consacrée à la comparaison entre les techniques d’hémofiltration et d’hémodiafiltration en soins intensifs (les dosages de huit antibiotiques ainsi que les analyses pharmacodynamiques et pharmacocinétiques avaient alors entièrement réalisés à l’Université de Queensland). Les liens entre l’Université et le CHU se sont encore renforcés en 2014, et ont alors débouché sur une série d’études, les «Aminoglycoside studies», réalisées à Nîmes (Les deux premières, Amino 1 et 2, sont déjà publiées, Amino 3 est en cours d’écriture, Amino 4 en cours d’analyse et Amino 5 en est au stade du protocole).
En 2016, la coopération a connu un nouvel essor avec la mobilité du Docteur Claire Roger, du CHU de Nîmes, à Brisbane. Cela a notamment permis de déboucher sur une série de 16 publications collaboratives à haut niveau de facteur d’impact, consacrées à la pharmacocinétique et à la pharmacodynamique des antibiotiques dans les techniques d’épuration extrarénale.
« Je tiens à remercier et à féliciter très chaleureusement les équipes médicales qui ont oeuvré depuis toutes ces années à ce partenariat solide entre l’Université de Queensland et le CHU de Nîmes, a déclaré Nicolas Best. Si nous avons pu aujourd’hui formaliser ce partenariat par la signature d’un accord-cadre d’un tel niveau, c’est avant tout grâce à leur investissement, et ce, sous l’égide du Pr Lefrant, et avec le brillant concours du Dr Muller et du Dr Claire Roger. Leur engagement fait honneur au CHU de Nîmes». Et de rappeler pour conclure que: «Sans le Professeur Lefrant et son homologue australien le Professeur Jason Roberts, rien de tout cela n’aurait été possible».

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