L’endoprothèse sur mesure pour éviter la rupture d’anévrisme : l’expertise lyonnaise

70 endoprothèses de nouvelle génération composées de fenêtres ou de branches et fabriquées sur mesure pour un patient unique, à partir des données de son scanner ont été implantées depuis 2006 par le service de chirurgie vasculaire de l’hôpital Edouard Herriot sur des personnes souffrant d'anévrisme aortique abdominale (gonflement d'une partie de l'artère) Cette chirurgie sur mesure réalisée en collaboration avec le CHU de Saint-Etienne tend à se développer. Déjà 10 endoprothèses fenêtrées et branchées ont été posées depuis janvier 2013 contre 5 en moyenne les années précédentes.

70 endoprothèses de nouvelle génération composées de fenêtres ou de branches et fabriquées sur mesure pour un patient unique, à partir des données de son scanner ont été implantées depuis 2006 par le service de chirurgie vasculaire de l’hôpital Edouard Herriot sur des personnes souffrant d’anévrisme aortique abdominale (gonflement d’une partie de l’artère)  Cette chirurgie sur mesure réalisée en collaboration avec le CHU de Saint-Etienne tend à se développer. Déjà 10 endoprothèses fenêtrées et branchées ont été posées depuis janvier 2013 contre 5  en moyenne les années précédentes.
Plus grosse artère du corps, l’aorte part du cœur et descend dans le thorax jusqu’à l’abdomen où elle se divise en 2 pour irriguer les jambes. Son anévrisme peut être fatal s’il y a rupture. Hormis la chirurgie – jugée plutôt mutilante et qui comporte de fréquents risques de complication – l’implantation mini-invasive d’endoprothèse par l’intérieur des vaisseaux apparaissant comme la meilleure alternative – sauf pour les anévrysmes qui remontent jusqu’à l’aorte thoracique englobant ainsi les artères viscérales jusqu’alors inaccessibles.
Avec les nouvelles endoprothèses, ces anévrismes complexes peuvent désormais être traités par les chirurgiens lyonnais passés maîtres dans la mesure des paramètres de l’aorte du patient et la reconstruction des branches en passant par l’assemblage des ″pièces détachées″ composant l’endoprothèse.

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