Léo, Léa, Emeline et les autres… le jeu intégré aux soins

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Au sein de l'unité pédiatrique du Département d'imagerie médicale du CHU d'Angers, le jeu a été intégré aux protocoles des examens. Les deux tiers des enfants accueillis dans cette unité vivent là leur premier examen "hospitalier". Il est capital que celui-ci ne traumatise pas l'enfant sous peine d'altérer l'image qu'il retiendra de l'hôpital. La réussite de l'examen est donc un véritable enjeu pour la prise en charge ultérieure de l'enfant.

Au sein de l’unité pédiatrique du Département d’imagerie médicale du CHU d’Angers, le jeu a été intégré aux protocoles des examens. Les deux tiers des enfants accueillis dans cette unité vivent là leur premier examen « hospitalier ». Il est capital que celui-ci ne traumatise pas l’enfant sous peine d’altérer l’image qu’il retiendra de l’hôpital. La réussite de l’examen est donc un véritable enjeu pour la prise en charge ultérieure de l’enfant.

Mode d’expression privilégié de l’enfant qui ne parle pas encore ou qui a des difficultés à exprimer ses émotions, le jeu est un des outils susceptibles d’apaiser l’angoisse latente. Encore faut-il que celui-ci soit intégré à un protocole afin de répondre véritablement aux besoins des enfants et à ceux de leurs parents. L’unité de radiologie pédiatrique du CHU d’Angers a donc favorablement accueilli la proposition, de l’association Sparadrap , de l’associer à un projet centré sur le jeu. Une formation ayant pour thème « l’intégration du jeu dans la démarche de soin »devait expérimenter des outils susceptibles d’être préconisés dans la formation « Sparadrap ».

En octobre 2002, 6 groupes de travail ont été constitués pour travailler sur deux types d’outils ou de supports. Les premiers, captant l’attention de l’enfant, créent un environnement rassurant, limitent le stress et améliorent la communication avec l’équipe soignante. Les seconds, de nature informative et pédagogique, dédramatisent les actes d’imagerie.

Ludique, la première catégorie d’outils travaille plus volontiers sur l’imaginaire de l’enfant. Les personnages de dessins animés, marelles ou décoration à thèmes sont au coeur du concept et prennent possession des murs de l’unité. Parmi les personnages de contes, s’est glissé un trombinoscope de l’équipe médico-technique ; de la sorte les enfants peuvent faire connaissance avec les adultes qui les prendront en charge dans les minutes suivantes.

Dans la salle d’attente, 4 vitrines de playmobils présentent de manière ludique le monde de l’hôpital; playmobils que les enfants peuvent également retrouver en salle d’échographie.

Pour les tout-petits, le personnel a recours aux « boîtes magiques » et à leurs jeux sonores et lumineux pour capter (non pas détourner) l’attention de l’enfant pendant l’examen. Quant aux jeux de réflexion, rébus ou devinettes ils sont réservés aux pré-adolescents, notamment pour les faire patienter entre 2 clichés ou dans l’attente des résultats.

La deuxième catégorie de supports s’attache à expliquer les examens et les résultats.
Mieux comprendre, pour avoir moins peur : Des baigneurs sexués (Léo pour les garçons et Léa pour les filles) sont utilisés pour expliquer la cystographie rétrograde. Examen radiologique le plus prescrit, parfois douloureux souvent désagréable, il génère beaucoup d’anxiété chez les enfants et leurs parents. Le déroulement de l’examen et le matériel utilisé sont présentés, aux enfants et à leurs parents, à l’aide d’un des 2 poupons. Selon leur âge et leur désir, les enfants sont invités à jouer et à reproduire les différentes phases de la cystographie rétrograde. Ensuite, au cours de l’examen, le professionnel de santé fait souvent référence à l’information donnée par « Léo » ou « Léa ».

Pour les plus grands et les parents de nourrissons, c’est par l’intermédiaire d’Emeline -une poupée de chiffon- qu’est expliqué, entre autres, le fonctionnement des appareils digestif, urinaire ou respiratoire. Il arrive parfois au médecin d’utiliser Emeline pour commenter les résultats de l’examen.

Chaque processus a été testé auprès des jeunes patients avant d’être validé pour la formation. Les pratiques jugées concluantes ont été formalisées pour l’ensemble de l’équipe. Elles sont désormais intégrées au protocole de réalisation des examens. Cette expérience fait de l’unité de radiologie pédiatrique angevine un service pilote en matière de « formation à l’intégration du jeu dans le soin ». Au regard de l’évaluation de cette action, l’équipe est encouragée à la développer plus encore en 2004.

Contacts : Annie Bannier -Cadre de santé – Département d’imagerie médicale du CHU d’Angers
Tel. 02 41 35 42 44

Association Sparadrap
Tél. 01 43 48 11 80

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