Rechercher
Fermer ce champ de recherche.

Les ados ont leur maison à Clermont

Inaugurée le 20 avril 2011, la maison des adolescents du Puy-de-Dôme accueille les 12-18 ans, leurs familles et les adultes qui travaillent à leurs côtés. Située hors des murs du CHU, en plein centre de Clermont-Ferrand, la maison regroupe des compétences multiples qu’elle met à la disposition des jeunes trois demi-journées par semaine : Médecins, infirmiers, éducateurs spécialisés, travailleurs sociaux reçoivent les adolescents venus chercher des conseils mais aussi leurs parents et les professionnels de la santé, de la justice ou de l’Éducation nationale en quête d’avis experts.

Inaugurée le 20 avril 2011, la maison des adolescents du Puy-de-Dôme accueille les 12-18 ans, leurs familles et les adultes qui travaillent à leurs côtés. Située hors des murs du CHU, en plein centre de Clermont-Ferrand, la maison regroupe des compétences multiples qu’elle met à la disposition des jeunes trois demi-journées par semaine : Médecins, infirmiers, éducateurs spécialisés, travailleurs sociaux reçoivent les adolescents venus chercher des conseils mais aussi leurs parents et les professionnels de la santé, de la justice ou de l’Éducation nationale en quête d’avis experts.

Préserver le bien-être physique, social et mental des jeunes

Ciblée sur l’âge et non sur la pathologie, la maison des adolescents est une structure de référence qui complète l’offre sanitaire et sociale locale dédiée aux jeunes à savoir : le service de Psychiatrie de l’Enfant et de l’Adolescent du CHU de Clermont-Ferrand (1985), du Centre hospitalier Sainte-Marie et du centre thérapeutique intersectoriel pour adolescents (CTIA).

En première ligne de l’accueil des adolescents, la Maison des Adolescents du Puy-de-Dôme (MDA 63) ne propose pas de suivi médical ou de consultation de psychiatrie mais si un adolescent arrive avec un problème, l’équipe procède à une évaluation initiale de ses besoins et lui propose une orientation.

Pas question non plus de doubler les structures existantes : par exemple la MDA 63 ne remplace pas le centre de consultations pour toxicomanes mais s’adapte au profil des adolescents qui fréquentent très peu les systèmes de prévention en addictologie des adultes.

Les besoins spécifiques des 12-18 ans

Les problèmes les plus aigus des adolescents sont en rapport avec les conduites de risques : consommations addictologiques, risques suicidaires, troubles psychiatriques, rapports sexuels non protégés, les troubles des conduites alimentaires (anorexie, boulimie). L’adolescence est une période charnière de la vie ; c’est à ce moment que le jeune s’initie aux conduites de consommations addictives, qu’il adopte des comportements alimentaires qui peuvent à terme perturber sa croissance…

Quant aux idées suicidaires, elles ne renvoient pas forcément à des problèmes psychiatriques. Le jeune peut souffrir d’un trouble de l’humeur ou d’une pathologie névrotique, phobique ou anxieuse et il faut savoir discerner cette souffrance.

Comment fonctionne la maison des adolescents du Puy-de-Dôme

La MDA 63 a été créée en association entre le CHU et le CH Sainte-Marie. Mis à disposition par Sainte-Marie par voie conventionnelle, les locaux situés rue Lamartine, en plein centre-ville sont proches d’une station de tramway.

Le projet médical de la maison des adolescents relève du CHU. L’équipe est composée de membres pluridisciplinaires – médecins, des infirmières, des éducateurs spécialisés, des travailleurs sociaux- ayant une expertise très forte dans le travail avec les adolescents.  Un système de conventions complète ce noyau « dur » par des permanences de conseillers d’orientation de l’Éducation nationale, d’avocats, d’assistance éducative du Conseil général. Les professionnels travaillent aussi avec les magistrats pour évaluer des situations des adolescents ayant des conduites de marginalisation, en lien avec la Protection judiciaire de la jeunesse (PJJ).

Au niveau du CHU, l’équipe intervient en collaboration étroite avec le pôle Pédiatrie, le service d’Accueil des Urgences, le pôle Gynécologie Obstétrique et Reproduction Humaine.

Enfin, cette Maison est un lieu de formation pour des infirmières, des éducateurs, des internes en médecine, etc.

Organisation et financement de la Maison des adolescents du 63

En 2009 un financement en mission d’intérêt général à hauteur de 148 000 € a été alloué au CHU par l’Agence Régionale d’Hospitalisation, aujourd’hui Agence régionale de santé (ARS). Ces crédits reconductibles permettent le recrutement de moyens en personnels nécessaires, ainsi que le financement de frais de fonctionnement de la structure située dans les locaux du CH Sainte-Marie.

L’ouverture de cette structure a nécessité la mise à disposition de personnels, et l’éabration d’un plan de communication et de sensibilisation des partenaires (courriers aux professionnels de santé et aux structures qui reçoivent des adolescents, mais également aux médecins généralistes, les services sociaux, médicosociaux, associations, collèges, lycées, etc., affiches dans les lieux fréquentés par les adolescents, etc.).

L’équipé dédiée à la Maison des Adolescents est composée de :

– praticien hospitalier (0,50 équivalent temps plein – ETP)
– éducateur spécialisé (0,50 ETP – création)
– 0,50 infirmier(e)s diplômé(e) d’État (IDE) (0,50 ETP – création)
– adjoint administratif (CAE 35h, 100 %)
– assistante sociale (30 %, redéploiement)
– cadre de santé (20 %, redéploiement)

Le personnel permanent assure une fonction d’accueil d’orientation, d’accompagnement et de formation.

Le personnel médical assure les consultations, l’orientation et la formation.

Conformément au dossier initial, des moyens propres aux deux structures partenaires viendront compléter l’équipe financée. Ainsi le centre hospitalier Sainte-Marie a alloué un temps de psychologue à hauteur de 40 %. Côté du CHU, un psychologue (dont l’activité est financée par la Ligue nationale contre le cancer) accueille les lundis et vendredis après-midi les adolescents et/ou leurs familles dans le cadre du projet « Addictions et adolescents ».

Toujours concernant le CHU, la montée en charge prévoit un complément de temps :

– de psychiatre (0,25 ETP)
– d’ infirmier(e)s diplômé(e) d’État (IDE) (0,25 ETP)
– d’éducateur spécialisé (0,25)
– d’assistante sociale(0,25)
Budget : 148 000,00 €

Infos pratiques

Maison des Adolescents du 63 – 80 rue Lamartine 63000 Clermont-Ferrand
Tél. 04 73 16 00 09 – Téléphone public pour les adolescents et leurs parents : 04 73 16 00 00
contact@mda63.fr
www.mda63.fr

Horaires d’ouverture : le lundi de 15h à 19h, le mercredi de 12h30 à 19h, le vendredi de 13h à 19h Les adolescents sont accueillis aux heures d’ouverture. Les parents et les professionnels doivent prendre rendez-vous.

Commentaires

Il n’y a pas encore de commentaire pour cet article.

Sur le même sujet

A Caen, le CHU innove pour mieux soigner les tumeurs cérébrales 

Comme chaque année, le mois de février est l’occasion pour les CHU, acteurs majeurs du soin et de la recherche à l’échelle régionale, de mettre en valeur leur implication dans la lutte contre le cancer. Le CHU de Caen est notamment revenu sur ses innovations en matière d’intervention neurochirurgicale. Il est d’ailleurs, pour certaines d’entre elles, un précurseur en France.

A Reims, des Logisti-soins libèrent du temps aux soignants

A l’écoute de ses soignants, le CHU de Reims mise sur le déploiement d’un nouveau métier au cœur de son Nouvel Hôpital : le logisti-soins. Gestionnaire des activités de restauration, des consommables et de la maintenance du matériel biomédical, celui-ci vise une amélioration nette de la répartition du travail. Entièrement adoptée par les équipes soignantes, cette réorganisation optimise le soin et dégage ainsi un temps indispensable tant aux soignants qu’aux patients.

L’APHM élabore un kit d’urgence pour les missions spatiales 

Le service de Radiologie Interventionnelle de l’Hôpital de la Timone (AP-HM) s’implique dans le partenariat entre le Centre National d’Etudes Spatiales (CNES), l’Institut de Médecine et Physiologie Spatiale (MEDES) et la Société Française de Radiologie (SFR). Afin d’améliorer la sécurité des astronautes lors des missions spatiales, douze équipes de radiologues ont travaillé sur la conception d’un kit médical d’urgence prenant en charge plus d’une dizaine de pathologies différentes.