Renaissance des urgences de Jeanne de Flandre

Auteur / Etablissement : ,
Les urgences gynécologiques et obstétricales accueillent 9000 patientes chaque année. Crédit photo : CHU de Lille
Le CHU de Lille inaugure ce mois-ci ses nouvelles urgences gynécologiques et obstétricales, situées au sein de l’Hôpital Mère-Enfant Jeanne de Flandre. Au-delà de la rénovation du service, c’est l’ensemble de la prise en charge des patientes qui a été rebâtie. Un atout de plus à destination de la femme, du nouveau-né ou de l’enfant.

Avec ses 21 000 passages annuels, c’est l’un des plus gros secteurs d’urgences spécialisées des Hauts-de-France qui est inauguré ce mardi 18 octobre. Les urgences gynécologiques et obstétricales du CHU de Lille ont en effet été l’objet d’une réhabilitation complète. Cette rénovation va au-delà des murs puisque c’est l’intégralité du circuit des patientes qui a été repensé pour, dit-on du côté du service de la communication, répondre aux besoins « d’une activité qui nécessite des conditions de prises en charge sécurisées et sécurisantes, pour une population souvent fragile. » 

Bureau d’orientation, SAS d’accueil accessible aux personnes à mobilité réduite, salle de consultation et d’examens supplémentaires, renfort et répartition des équipements médicaux garantissant davantage de fluidité etc., le CHU veut mettre en avant cette évolution des aménagements qui, selon lui, va faciliter la prise en charge des patientes. Ce dispositif, dit « de la marche en avant », promet de placer ces dernières au centre de l’attention des équipes soignantes.

Autre espace créé dans les locaux de Jeanne de Flandre, en phase avec les besoins d’aujourd’hui : une zone dédiée aux victimes de violences, pensée pour accompagner dans un cadre sécurisant et confidentiel.

Une histoire de continuité

Cette inauguration veut s’inscrire dans la continuité. Avant cette renaissance des urgences gynécologiques et obstétricales, d’autres projets ont mobilisé les personnels au cours de ces derniers mois. On peut citer par exemple la mise en place d’un espace physiologique, doté d’une salle de travail avec baignoire et d’une salle de naissance permettant des accouchements dans des conditions naturelles tout en bénéficiant de l’expertise médicale des équipes de la maternité. La modernisation de la biberonnerie ou la rénovation des chambres du service d’hémodialyse pédiatrique ont permis une amélioration de l’environnement pour les patients les plus jeunes.

Les locaux de la biberonnerie ont été modernisés. Crédit Photo : CHU de Lille

Réseau CHU y faisait référence dans l’un des épisodes de La Voie Durable, l’hôpital Jeanne de Flandre et le CHU de Lille ont obtenu le label Très Haute Qualité Sanitaire Sociale et Environnementale (THQSE) au début de l’année. 

La rédaction avec le CHU de Lille

À lire également

Cancer du poumon : une première bronchoscopie robotisée au CHU de Rouen

Le Pr Samy Lachkar, responsable de l’unité d’endoscopie respiratoire de Pneumologie du CHU de Rouen, a réalisé avec succès la première bronchoscopie robotisée au sein de l’établissement. Une innovation technologique importante dans la détection et le diagnostic précoce du cancer du poumon, l’un des cancers les plus meurtriers en France.

Le CHU de Rennes à la pointe de la génomique diagnostique

Avec l’acquisition d’un séquenceur « Long-read » de nouvelle génération financé grâce à la générosité des donateurs et mécènes du Fonds de dotation Nominoë, les équipes de génétique moléculaire et génomique et de cytogénétique du CHU de Rennes voient désormais différemment le génome de leurs patients en accédant à des régions jusqu’ici inaccessibles. Cet investissement de 900 000 euros augmente de manière significative les capacités de diagnostic de l’établissement et ouvre des perspectives inédites pour la recherche en génétique.

Endométriose : les 3 CHU du Grand Est au cœur d’un nouveau dispositif régional

Pathologie chronique encore insuffisamment diagnostiquée, l’endométriose touche près de 10 % des femmes en France, soit entre 1,5 et 2,5 millions de patientes. Elle se manifeste par des douleurs parfois invalidantes, peut impacter la fertilité et reste marquée par un délai de diagnostic moyen estimé à sept ans. Face à cet enjeu majeur de santé publique, le ministère de la Santé a lancé en 2022 une stratégie nationale visant à structurer la prise en charge, renforcer la recherche et réduire les délais diagnostiques. C’est dans ce cadre que s’inscrit la création du dispositif régional EndoGrandEst, porté par les CHU de Strasbourg, Nancy et Reims.

Myélome multiple, le CHU de Nantes au cœur de la recherche clinique pour faire progresser les traitements

Publiés le 29 mai 2026 dans la prestigieuse revue scientifique The New England Journal of Medicine par le Pr Cyrille Touzeau, les résultats d’un essai clinique international impliquant 162 centres, démontrent l’intérêt d’une immunothérapie par Teclistamab1 dès la première récidive de la maladie chez les patients atteints de myélome multiple2. Egalement présentés à l’occasion du congrès de l’American Society of Clinical Oncology (ASCO), les résultats d’une étude clinique ayant évalué un traitement précoce par Elranatamab chez des patients atteints d’un myélome multiple pas encore symptomatique3, soulignent l’intérêt de ces nouvelles immunothérapies par anticorps bispécifiques pour le traitement du myélome.