L’hypnose pendant la grossesse

Auteur /Etablissement :
Ressentir la vie en soi peut parfois donner lieu à des peurs pendant la grossesse. L'hypnose permet de vivre sereinement cette période intense en événements et en changements physiques et psychiques. Rencontre avec le Docteur Ducloy-Bouthors, Anesthésiste-Réanimateur de l'hôpital Jeanne de Flandre.

Ressentir la vie en soi peut parfois donner lieu à des peurs pendant la grossesse. L’hypnose permet de vivre sereinement cette période intense en événements et en changements physiques et psychiques. Rencontre avec le Docteur Ducloy-Bouthors, Anesthésiste-Réanimateur de l’hôpital Jeanne de Flandre.
Les angoisses durant la grossesse sont multiples, elles concernent la vie, le développement du bébé, ou encore la capacité à devenir parent. Des angoisses auxquelles l’hypnose peut apporter une réponse.

L’hypnose : un outil thérapeutique

L’hypnose intervient comme un outil thérapeutique complémentaire aux autres traitements entrepris. Elle est obtenue en focalisant l’attention et en configurant le patient vers une mise en situation, vers un changement positif, et vers une autre vision de l’environnement.
L’hypnose est actuellement utilisée au CHRU pour soulager la douleur de l’accouchement, pour accompagner les interruptions médicales de grossesse ou pour diminuer le stress des menaces d’accouchement prématurés, des prééclampsies ou post traumatique. Elle est utilisée aussi durant les césariennes en urgence sous anesthésie locorégionale pour diminuer le stress péri-opératoire, ou en gynécologie pour réaliser certains gestes opératoires.
On distingue deux types d’hypnose pendant la grossesse : l’hypnose formelle et conversationnelle.
L’hypnose formelle repose sur une sorte de contrat entre thérapeute et patient où ce dernier joue un rôle actif. Après avoir évalué les problèmes et besoins du patient, et fixé l’objectif à atteindre, le patient est amené à apprendre l’auto-hypnose. La thérapie doit lui révéler le talent qui sommeille en lui pour lui permettre d’affronter et de mieux gérer la douleur, le stress ou la maladie.
Quand l’hypnose rime avec détent
Correspondance
Docteur Anne-Sophie Ducloy, médecin Anesthésiste Réanimateur, Hôpital Jeanne de Flandre
Source : href= »http://www.chru-lille.fr/actualites/dossiers/index.html » target= »_blank »
Durant la grossesse, l’hypnose apporte une grande détente pour la patiente. Toute l’équipe se focalise sur bien être de la patiente, en la mettant dans un état de relaxation et de confiance. Cet état de bien être est ressenti par le bébé, qui ne demande qu’à grandir dans cette agréable atmosphère. L’hypnose conversationnelle consiste à mobiliser l’inconscient du sujet tout en conversant avec lui. Le tout se déroulerait dans le cours d’une conversation qui semble anodine.

À lire également

Les CHU de Montpellier, Toulouse et Bordeaux lancent un centre d’excellence en cancérologie pédiatrique

Chaque année en France, plus de 2 200 enfants et adolescents sont diagnostiqués d’un cancer. Si les taux de survie dépassent aujourd’hui 80 %, les rechutes et les séquelles à long terme restent un défi majeur pour la recherche médicale. Dans ce contexte, les CHU de Montpellier, Toulouse et Bordeaux, aux côtés de l’Oncopole Claudius Regaud et de leurs partenaires, lancent CIRCLE, un centre de recherche d’excellence dédié aux cancers pédiatriques.

Le CHU de Poitiers s’équipe du Biograph Vision Quadra, une innovation majeure en imagerie médicale

Le CHU de Poitiers et Siemens Healthineers France ont signé le 25 juin une convention historique pour l’acquisition du Biograph Vision Quadra, TEP/TDM de dernière génération. Cet équipement sera fonctionnel début 2027 au sein de l’extension du pôle régional de cancérologie du CHU, marquant une étape clé dans l’excellence clinique et scientifique de l’établissement. Ce projet représente un investissement de 9,5 millions d’euros pour l’acquisition et l’installation de l’équipement au cœur même du pôle régional de cancérologie.

Don d’organes : opération sensibilisation au CHU de Nîmes 

À l’occasion de la Journée nationale du don d’organes, le CHU de Nîmes, centre reconnu pour les prélèvements d’organes et de tissus, poursuit son engagement en faveur de cet enjeu majeur de santé publique. Comme dans d’autres grands établissements hospitaliers, les équipes de la Coordination Hospitalière des Prélèvements d’Organes et de Tissus (CHPOT) se sont mobilisées pour informer, sensibiliser et rappeler l’importance d’un geste solidaire qui permet chaque année de sauver des milliers de vies.

Les HCL, premier établissement public autorisé à produire des phages thérapeutiques

Le 28 mai dernier, les Hospices Civils de Lyon ont reçu de la part de l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des produits de santé, l’autorisation de fabrication de Matière Première à Usage Pharmaceutique (MPUP) pour la production de phages thérapeutiques. Cette autorisation est la première délivrée à un établissement de santé. Validant un savoir-faire conforme aux « bonnes pratiques de fabrication », elle va permettre au CHU de Lyon, pionnier dans le domaine, de produire et distribuer des phages de manière sécurisée et à un coût maîtrisé. Historique, cette reconnaissance ouvre la voie à l’instauration, en France, d’une véritable filière publique de phagothérapie, approche thérapeutique considérée comme l’une des plus prometteuses pour lutter contre la progression mondiale de la résistance aux antibiotiques.