Lutte contre le VIH : front commun des CHU

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1er décembre 2016, les CHU se mobilisent pour la journée mondiale de lutte contre le Sida. Ils témoigneront de leur solidarité envers les malades et soutiendront la campagne de dépistage. Plus que jamais, le combat continue. En France, 150 000 personnes vivent avec le sida, 6 200 séropositifs sont diagnostiqués chaque année.
1er décembre 2016, les CHU se mobilisent pour la journée mondiale de lutte contre le Sida. Ils témoigneront de leur solidarité envers les malades et soutiendront la campagne de dépistage. Plus que jamais, le combat continue.

En France, 150 000 personnes vivent avec le sida, 6 200 séropositifs sont diagnostiqués chaque année. 27% des découvertes se font encore au stade tardif de l’infection, 11% concernent des jeunes de 15 à 24 ans. Et donnée inquiétante, depuis 2011, le nombre de nouveaux cas d’infection à VIH continue d’augmenter dans la population des hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes. Enfin, les experts évaluent à 30 000 le nombre de personnes ignorant leur séropositivité qui de ce fait n’accèdent pas aux traitements efficaces disponibles. La phase asymptomatique de la maladie étant très longue, de l’ordre de 10 ans, les personnes, dont l’infection à VIH n’est pas diagnostiquée, seraient à l’origine de plus de la moitié de ces nouvelles contaminations. 
Pour sensibiliser le grand public à l’importance du dépistage, seul moyen d’établir un diagnostic précoce, d’assurer une meilleure prise en charge et une diminution du risque de transmission, les acteurs associatifs, les professionnels du secteur sanitaire, les municipalités relaient les messages de prévention. Exemples à Dijon et Strasbourg

A Dijon, une semaine d’actions est programmée du 28 novembre au 2 décembre. Le lancement se fera par campagne d’affichage et de communication au sein des structures partenaires du projet et du réseau de bus DIVIA. Les établissements scolaires du second degré et des structures d’accueil de jeunes du département seront plus particulièrement ciblés. Cette action est complétée par une campagne radio sur les ondes de radio campus : 92.2 avec la participation des jeunes de la Ferme de la Couée et sur une Webradio animée par les jeunes.
Au programme également, une déambulation autour du centre-ville, des distributions de préservatifs et de flyers, un spectacle gratuit, des offres de dépistage gratuites et sans rendez-vous.
A Strasbourg, un ruban rouge humain sera organisé le 1 er décembre à 12h, Place d’Austerlitz, par les étudiants en soins infirmiers de l’IFSI sous la forme d’une flash mob à l’occasion de l’inauguration du stand du collectif 67. Les Hôpitaux Universitaires de Strasbourg afficheront également le ruban rouge sur leur façade, symbole de leur engagement. Le public sera invité à suivre une conférence sur « l’Origine du VIH » à 19h à la Salle des fêtes des Hospices de Strasbourg. Par ailleurs, pour renforcer l’impact de la campagne cette journée se prolonge en une Semaine régionale dédiée au dépistage du VIH, des Hépatites et des Infections Sexuellement Transmissibles, du 26 Novembre au 4 Décembre 2016 avec pour slogan «VIH, Hépatites, IST : 1000 façons de se rassurer, une seule pour s’en assurer : dépistez-vous ».
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Des avancées thérapeutiques considérables
Le traitement comme outil de prévention. Le traitement par antirétroviraux proposé aux patients vivant avec le VIH est aujourd’hui très efficace car il permet non seulement d’améliorer la qualité de vie et l’espérance de vie des patients mais il permet également de limiter la contamination puisqu’un une personne séropositive, sous traitement efficace, ne transmet plus le VIH à son partenaire. Ce grand pas thérapeutique permet de lever l’angoisse de l’évolution de sa propre pathologie et l’angoisse de la contamination de ses partenaires. Ce même traitement permet également d’éviter la contamination d’une mère séropositive à son enfant. Le traitement post exposition, délivré dans les 48h qui suivent une prise de risque évite la contamination de personne séronégative. 
Plus récemment, la prophylaxie pré exposition (PREP), autorisée depuis Janvier 2016,consiste à proposer à titre préventif la prise de traitements antirétroviraux aux personnes séronégatives les plus exposées au risque d’infection par le VIH . 
Dépistage : de nouveaux outils   
Depuis 2015, l’autotest de dépistage du VIH est en vente libre en pharmacie. Il s’agit d’un outil supplémentaire de dépistage qui vient renforcer l’offre de dépistage en France pour nous permettre de dépister le plus tôt possible les personnes séropositives au VIH qui s’ignorent et éviter ainsi une perte de chance pour elles et de nouvelles contaminations. 
Les TRODs, test rapides d’orientation diagnostiques, déjà utilisé pour le VIH en majorité par les associations habilitées comme Médecins du Monde et AIDES a été autorisé pour le virus de l’hépatite C cet été. Ces tests permettent de connaître son statut sérologique en quelques minutes, dès lors que la dernière prise de risque date depuis plus de 3 mois.

Des structures dédiées au dépistage
Les Centres de dépistages anonymes et gratuits ont laissé place début 2016 à des CeGIDD, Centre de santé sexuelle, proposant désormais en plus du dépistage des actions de prévention hors les murs, de vaccination, de contraception d‘urgence… le tout dans une approche globale de santé sexuelle.
Des efforts pour réduire les risques de transmission 
Strasbourg, labellisée en 2015 « Ville engagée contre le SIDA » vient d’ouvrir une salle de consommation à moindre risque pour limiter les transmissions VIH et Hépatites auprès des usagers de drogues. 
Mais il reste encore beaucoup à faire pour que les porteurs de cette maladie soient considérés à l’égal de tous…

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