Maigrir sans le diktat de la balance

Auteur /Etablissement :
Depuis mi-octobre 2013, les hommes et le femmes souffrant d'obésité se voient proposer une prise en charge innovante en hospitalisation de jour où les mots "régime" et "perte de poids" sont proscrits. Par cette nouvelle approche, le CHU d'Angers entend accompagner les personnes vers un changement de comportement en oubliant, au moins durant le programme, la sanction de la balance. En 5 semaines les patients vont pouvoir prendre du recul et adopter de nouvelles conduites de vie... Explications

Depuis mi-octobre 2013,  les hommes et le femmes souffrant d’obésité se voient proposer une prise en charge innovante en hospitalisation de jour où les mots "régime" et "perte de poids" sont proscrits. Par cette nouvelle approche, le CHU d’Angers entend accompagner les personnes vers un changement de comportement en oubliant, au moins durant le programme, la sanction de la balance. En 5 semaines les patients vont pouvoir prendre du recul et adopter de nouvelles conduites de vie… Explications
Une médecine de l’obésité personnalisée
Les équipes angevines ont développé un programme sur 5 semaines en hospitalisation de jour, rythmées par des activités d’éducation thérapeutique. Les professionnels de l’unité sont là pour impulser chez les patients une dynamique de changement ; avec en ligne de mire une meilleure hygiène de vie et le retour vers une vie sociale dont certains ont pu s’exclure.
Le programme repose à la fois sur une hyper-personnalisation du suivi et sur les bienfaits d’un travail collectif. Conçu par une équipe pluridisciplinaire pour s’adapter aux difficultés de chacun, il s’articule autour de trois axes : des activités pour parler de la maladie et de ses conséquences sur la vie sociale du patient, des ateliers liés à l’alimentation et enfin des séances d’activités sportives personnalisées. Les patients sont accueillis par groupe de 8, un jour sur deux. "Cette alternance permet d’éviter une rupture complète avec l’environnement proche" rappelle le Docteur Hélène Leiber en charge de l’unité. C’est aussi "un moyen de mettre directement en application les apprentissages tirés du programme, puis d’échanger avec le reste du groupe" insiste le Docteur Cécile Marteau, chef du Département de soins de suite et de soins de longue durée où vient d’ouvrir cette nouvelle unité.
C’est précisément sur le site bartholoméen du CHU d’Angers qu’un bâtiment a spécialement été conçu pour accueillir ces patients et une équipe dédiée pour une enveloppe globale de plus d’un 1,1 million d’euros. L’établissement de santé renforce ainsi son investissement dans la filière de prise en charge des patients obèses "pour laquelle le territoire angevin a développé une expertise sous l’impulsion du Pr. Vincent Rohmer depuis plusieurs années", complète Yann Bubien. De fait, l’unité Nutrition dirigée par le Dr Agnes Sallé -qui oriente le suivi médical des patients au sein du réseau angevin-, l’unité médico-chirurgicale pédiatrique des Professeurs Coutant et Podevin, et maintenant avec sa nouvelle unité d’hospitalisation de jour, font du CHU d’Angers un acteur majeur du "réseau obésité" local ; réseau auquel participent structures publiques et privées parmi lesquelles le centre des Capucins et  la Clinique de l’Anjou.
Avec sa nouvelle unité d’hospitalisation de jour, le CHU d’Angers vient incontestablement de franchir un nouveau pas sur le chemin du traitement de l’obésité, parcours que de plus en plus de patients seront amenés à emprunter.

À lire également

Cancer du poumon : une première bronchoscopie robotisée au CHU de Rouen

Le Pr Samy Lachkar, responsable de l’unité d’endoscopie respiratoire de Pneumologie du CHU de Rouen, a réalisé avec succès la première bronchoscopie robotisée au sein de l’établissement. Une innovation technologique importante dans la détection et le diagnostic précoce du cancer du poumon, l’un des cancers les plus meurtriers en France.

Le CHU de Rennes à la pointe de la génomique diagnostique

Avec l’acquisition d’un séquenceur « Long-read » de nouvelle génération financé grâce à la générosité des donateurs et mécènes du Fonds de dotation Nominoë, les équipes de génétique moléculaire et génomique et de cytogénétique du CHU de Rennes voient désormais différemment le génome de leurs patients en accédant à des régions jusqu’ici inaccessibles. Cet investissement de 900 000 euros augmente de manière significative les capacités de diagnostic de l’établissement et ouvre des perspectives inédites pour la recherche en génétique.

Endométriose : les 3 CHU du Grand Est au cœur d’un nouveau dispositif régional

Pathologie chronique encore insuffisamment diagnostiquée, l’endométriose touche près de 10 % des femmes en France, soit entre 1,5 et 2,5 millions de patientes. Elle se manifeste par des douleurs parfois invalidantes, peut impacter la fertilité et reste marquée par un délai de diagnostic moyen estimé à sept ans. Face à cet enjeu majeur de santé publique, le ministère de la Santé a lancé en 2022 une stratégie nationale visant à structurer la prise en charge, renforcer la recherche et réduire les délais diagnostiques. C’est dans ce cadre que s’inscrit la création du dispositif régional EndoGrandEst, porté par les CHU de Strasbourg, Nancy et Reims.

Myélome multiple, le CHU de Nantes au cœur de la recherche clinique pour faire progresser les traitements

Publiés le 29 mai 2026 dans la prestigieuse revue scientifique The New England Journal of Medicine par le Pr Cyrille Touzeau, les résultats d’un essai clinique international impliquant 162 centres, démontrent l’intérêt d’une immunothérapie par Teclistamab1 dès la première récidive de la maladie chez les patients atteints de myélome multiple2. Egalement présentés à l’occasion du congrès de l’American Society of Clinical Oncology (ASCO), les résultats d’une étude clinique ayant évalué un traitement précoce par Elranatamab chez des patients atteints d’un myélome multiple pas encore symptomatique3, soulignent l’intérêt de ces nouvelles immunothérapies par anticorps bispécifiques pour le traitement du myélome.