Mission « mains propres » au CHU de Nantes

Auteur /Etablissement :
Le Ministère de la santé, de la jeunesse et des sports fait la promotion de l'hygiène des mains au sein de tous les établissements de santé du territoire à travers une journée nationale sur l'hygiène des mains, programmée le vendredi 23 mai 2008, et nommée « Mission mains propres ».

Le Ministère de la santé, de la jeunesse et des sports fait la promotion de l’hygiène des mains au sein de tous les établissements de santé du territoire à travers une journée nationale sur l’hygiène des mains, programmée le vendredi 23 mai 2008, et nommée « Mission mains propres ».

L’hygiène des mains tient une part indiscutable dans le dispositif de lutte contre les infections nosocomiales et plus particulièrement dans la gestion du risque infectieux lié à la transmission manuportée, première cause des infections associées aux soins.

Les cinq enquêtes de prévalence réalisées sur le CHU de Nantes, depuis 10 ans, ont montré une baisse significative du taux d’infections nosocomiales (-34% entre 1996 et 2006), reflétant le dynamisme et l’implication des personnels soignants du CHU dans la gestion du risque infectieux, en particulier dans le domaine de l’hygiène des mains et la réalisation de friction hydro-alcoolique (FHA).

La FHA est la technique d’hygiène des mains priorisée en situation de soins (établissements de santé, exercice libéral, domicile, urgence extra-hospitalière). Elle se pratique à l’aide d’un produit hydro-alcoolique, en remplacement du lavage des mains.

Un des indicateur de la qualité de la gestion du risque infectieux dans les établissements de soins, rendu public annuellement, est l’indicateur de consommation de solution hydro-alcoolique (ICSHA). Il classe les établissements de santé en quatre catégories (de la classe A, la meilleure, à D) en fonction de leur volume de produit hydro-alcoolique consommé, au regard de leur activité.
Les résultats de l’ICSHA 2006, rendu publics en janvier 2008, placent le CHU de Nantes en classe de performance B (25% des CHU en classe A et B).

Parallèlement à l’augmentation de la consommation de produits hydro-alcooliques, et à sa bonne utilisation, de nombreuses études ont observé une diminution du nombre d’infections nosocomiales et de bactéries multi-résistantes. Ces multiples expériences d’observation concomitante de l’augmentation de la consommation de PHA et de la baisse de la fréquence des infections participent au faisceau d’arguments en faveur d’une relation causale entre cette stratégie d’hygiène des mains et son impact sur la maîtrise du risque infectieux

Aussi, le 23 mai, le CHU de Nantes, s’associe à la journée nationale « mission mains propres » par le biais de son équipe opérationnelle d’hygiène, sous l’égide du comité de lutte contre les infections nosocomiales (CLIN). Des ateliers pédagogiques promoteurs de l’hygiène des mains sont organisés au sein du CHU, à destination des professionnels.

Par ailleurs, 4 000 flyers faisant la promotion des produits hydro-alcooliques seront distribués aux patients hospitalisés. Ceci dans le but de favoriser le dialogue avec les professionnels de santé autour de l’importance de l’hygiène des mains dans la prévention des infections nosocomiales.

Contact : Anne Claire Guille des Buttes, cadre de santé de l’équipe opérationnelle d’hygiène au 02 40 08 45 27

À lire également

Déficit des CHU, le grand paradoxe

Dans un communiqué datant du 3 juillet dernier, les trois conférences CHU ont publié les résultats budgétaires 2025. Avec un niveau de déficit quatre fois plus important qu’en 2021 malgré une activité record, les CHU appellent à un redressement des tarifs de séjours.

Les CHU de Montpellier, Toulouse et Bordeaux lancent un centre d’excellence en cancérologie pédiatrique

Chaque année en France, plus de 2 200 enfants et adolescents sont diagnostiqués d’un cancer. Si les taux de survie dépassent aujourd’hui 80 %, les rechutes et les séquelles à long terme restent un défi majeur pour la recherche médicale. Dans ce contexte, les CHU de Montpellier, Toulouse et Bordeaux, aux côtés de l’Oncopole Claudius Regaud et de leurs partenaires, lancent CIRCLE, un centre de recherche d’excellence dédié aux cancers pédiatriques.

Le CHU de Poitiers s’équipe du Biograph Vision Quadra, une innovation majeure en imagerie médicale

Le CHU de Poitiers et Siemens Healthineers France ont signé le 25 juin une convention historique pour l’acquisition du Biograph Vision Quadra, TEP/TDM de dernière génération. Cet équipement sera fonctionnel début 2027 au sein de l’extension du pôle régional de cancérologie du CHU, marquant une étape clé dans l’excellence clinique et scientifique de l’établissement. Ce projet représente un investissement de 9,5 millions d’euros pour l’acquisition et l’installation de l’équipement au cœur même du pôle régional de cancérologie.

Don d’organes : opération sensibilisation au CHU de Nîmes 

À l’occasion de la Journée nationale du don d’organes, le CHU de Nîmes, centre reconnu pour les prélèvements d’organes et de tissus, poursuit son engagement en faveur de cet enjeu majeur de santé publique. Comme dans d’autres grands établissements hospitaliers, les équipes de la Coordination Hospitalière des Prélèvements d’Organes et de Tissus (CHPOT) se sont mobilisées pour informer, sensibiliser et rappeler l’importance d’un geste solidaire qui permet chaque année de sauver des milliers de vies.

Les HCL, premier établissement public autorisé à produire des phages thérapeutiques

Le 28 mai dernier, les Hospices Civils de Lyon ont reçu de la part de l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des produits de santé, l’autorisation de fabrication de Matière Première à Usage Pharmaceutique (MPUP) pour la production de phages thérapeutiques. Cette autorisation est la première délivrée à un établissement de santé. Validant un savoir-faire conforme aux « bonnes pratiques de fabrication », elle va permettre au CHU de Lyon, pionnier dans le domaine, de produire et distribuer des phages de manière sécurisée et à un coût maîtrisé. Historique, cette reconnaissance ouvre la voie à l’instauration, en France, d’une véritable filière publique de phagothérapie, approche thérapeutique considérée comme l’une des plus prometteuses pour lutter contre la progression mondiale de la résistance aux antibiotiques.