Nancytomique : mieux connaître les cellules rares, un atout pour la recherche contre le cancer

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Configuration unique en France et en Europe, la plateforme de recherche clinique de cytomique du CHU de Nancy rassemble depuis l'été 2010 trois équipements aux technologies complémentaires. Atout majeur pour la recherche clinique sur les cancers du sein, du poumon, de la prostate et du sang menée actuellement au CHU, mais aussi pour la recherche clinique dans les pathologies vasculaires aiguës et chroniques, la plateforme mutualise compétences et techniques au sein de l'établissement et s'ouvre aux équipes d'autres structures comme le Cancéropôle Grand Est. Détails avec le Pr Gilbert Faure, responsable du Laboratoire d'Immunologie clinique du CHU.

Configuration unique en France et en Europe, la plateforme de recherche clinique de cytomique du CHU de Nancy rassemble depuis l’été 2010 trois équipements aux technologies complémentaires. Atout majeur pour la recherche clinique sur les cancers du sein, du poumon, de la prostate et du sang menée actuellement au CHU, mais aussi pour la recherche clinique dans les pathologies vasculaires aiguës et chroniques, la plateforme mutualise compétences et techniques au sein de l’établissement et s’ouvre aux équipes d’autres structures comme le Cancéropôle Grand Est. Détails avec le Pr Gilbert Faure, responsable du Laboratoire d’Immunologie clinique du CHU.

« Les possibilités sont immenses », s’enthousiasme le Pr Faure. Un cytomètre en flux multiparamétrique, un Cell Search Veridex et un Image StreamX Amnis : trois équipements complémentaires rassemblés sur une plateforme pour aborder des problématiques médicales et de recherche de manière plus approfondie. L’enjeu de ces technologies : mieux connaître et identifier des cellules rares pour chercher de manière plus efficace les traitements à des pathologies comme les cancers et les maladies cardio-vasculaires.

Le principe : les cellules issues de prélèvements de patients (sang, moelle osseuse ou autre liquide biologique) sont analysées par ces instruments équipés de plusieurs lasers et de photomultiplicateurs. Les informations sur les cellules sont ainsi recueillies, traduites informatiquement en images ou en graphiques pour être interprétées par les équipes des laboratoires et les médecins chercheurs.
« Les modèles d’équipements présents au CHU ont une sensibilité supérieure aux anciennes générations », précise le responsable du laboratoire. Ils permettent d’étudier et de quantifier de manière standardisée davantage de cellules et de répertorier davantage de caractéristiques. » Caractériser une cellule revient à lister ses marqueurs immunologiques, pour faire simple, la couleur de ses yeux, la forme de son nez, etc.

A travers les thématiques de recherche explorées actuellement au CHU et celles à venir, de nouvelles perspectives se profilent. Tout d’abord des innovations en matière de pronostic : déterminer au plus près le degré de gravité d’un cancer et par extension les chances de survie du patient.

Autre application : diminuer les risques de rechute dans le cas d’une leucémie par exemple, en détectant suffisamment tôt les cellules cancéreuses encore présentes dans l’organisme, laissant aux médecins plus de temps pour agir.
« Enfin, et là on touche à un vieux rêve de médecin, annonce le Pr Faure : savoir exactement si les cellules « malades » du patient vont réagir ou non à tel ou tel traitement avant même son application. Autrement dit, déterminer ce qu’il faut réellement donner, c’est de la médecine personnalisée. » Une avancée considérable concernant les thérapeutiques des cancers dont les effets secondaires sont souvent importants pour le patient.

En terme d’organisation de travail, la création de la plateforme de recherche clinique de cytomique est novatrice pour le pôle Laboratoires du CHU de Nancy. « Mutualiser matériels et équipes autour d’objectifs communs et porteurs, constitue une nouvelle expérience pour les 14 laboratoires et les équipes médicales et de recherche de l’établissement lorrain », assure le Pr Faure. Financée grâce au soutien du Fonds Européen de DEveloppement Régional, du Contrat Plan État Région et de la Ligue contre le cancer, la plateforme a vocation de s’ouvrir aux équipes d’autres établissements de la région et de l’inter-région.

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