Rechercher
Fermer ce champ de recherche.

Nantes : capitale de la prévention du jeu excessif

Les jeux de hasard et d'argent sont des activités très prisées des Français. Pourtant, on estime qu'environ 600 000 à 1,8 millions joueurs auraient une pratique de jeu excessif, voire pathologique. Cette dépendance peut conduire à des situations d'endettement et d'isolement social graves. C'est pourquoi le CHU de Nantes, la Française des jeux et le PMU ont signé une convention en décembre dernier pour créer le premier centre de référence sur le jeu excessif en France. Il sera inauguré le jeudi 16 octobre 2008. Localisé à l'hôpital Saint-Jacques, au sein du pôle universitaire d'addictologie et psychiatrie dirigé par le professeur Jean-Luc Vénisse, le centre de référence sur le jeu excessif (CRJE), est dédié à la recherche et à la prévention sur le jeu excessif et le jeu pathologique.

Les jeux de hasard et d’argent sont des activités très prisées des Français. Pourtant, on estime qu’environ 600 000 à 1,8 millions joueurs auraient une pratique de jeu excessif, voire pathologique. Cette dépendance peut conduire à des situations d’endettement et d’isolement social graves. C’est pourquoi le CHU de Nantes, la Française des jeux et le PMU ont signé une convention en décembre dernier pour créer le premier centre de référence sur le jeu excessif en France. Il sera inauguré le jeudi 16 octobre 2008.
Localisé à l’hôpital Saint-Jacques, au sein du pôle universitaire d’addictologie et psychiatrie dirigé par le professeur Jean-Luc Vénisse, le centre de référence sur le jeu excessif (CRJE), est dédié à la recherche et à la prévention sur le jeu excessif et le jeu pathologique.

Initiative conjointe du CHU de Nantes et de deux opérateurs privés, la Française des jeux et le pari mutuel urbain (PMU), dans le cadre du développement de leur politique du jeu responsable, ce centre de référence réunit un espace de recherche, de formation et d’information à destination des chercheurs, des professionnels de santé et du social, et du grand public. Sa vocation : améliorer les connaissances en matière de conduites de jeu. Il s’agit notamment de contribuer à une meilleure connaissance des facteurs de vulnérabilité et de risque pour le jeu pathologique. Les équipes conduiront notamment des actions de prévention du jeu à risque et pathologique comprenant les jeux de hasard et d’argent, les jeux vidéos et les cyberaddictions.

La structure comporte un centre de documentation comprenant un fonds d’ouvrages et d’articles de revues traitant des jeux de hasard et d’argent, des jeux vidéos, des cyberaddictions, du jeu excessif et pathologique, mais également des autres addictions comportementales : achats compulsifs, troubles alimentaires (anorexie – boulimie), dépendance au sport, dépendance sexuelles, dépendance sectaire et dépendance affective.

Pour les patients présentant des conduites de jeu problématique et nécessitant une prise en charge spécifique, le centre diffusera des modalités de repérage, d’évaluation et de traitement, ou d’orientation vers des structures spécialisées – dans l’esprit des préconisations de l’expertise collective Inserm publiée en juillet dernier 2008.

Reconnaissance des addictions comportementales
CRJE première étape d’un projet plus vaste : la création d’un département pour la recherche et la formation sur les addictions comportementales (Drefac) qui comprendra deux autres centres de référence l’un sur les dépendances alimentaires et sportives, l’autre sur les dépendances sectaires, sexuelles et affectives.

L’inauguration marque également la mise en ligne du site internet du centre, qui sera effective à la mi-octobre : www.crje.fr

Commentaires

Il n’y a pas encore de commentaire pour cet article.

Sur le même sujet

A Reims, des Logisti-soins libèrent du temps aux soignants

A l’écoute de ses soignants, le CHU de Reims mise sur le déploiement d’un nouveau métier au cœur de son Nouvel Hôpital : le logisti-soins. Gestionnaire des activités de restauration, des consommables et de la maintenance du matériel biomédical, celui-ci vise une amélioration nette de la répartition du travail. Entièrement adoptée par les équipes soignantes, cette réorganisation optimise le soin et dégage ainsi un temps indispensable tant aux soignants qu’aux patients.

L’APHM élabore un kit d’urgence pour les missions spatiales 

Le service de Radiologie Interventionnelle de l’Hôpital de la Timone (AP-HM) s’implique dans le partenariat entre le Centre National d’Etudes Spatiales (CNES), l’Institut de Médecine et Physiologie Spatiale (MEDES) et la Société Française de Radiologie (SFR). Afin d’améliorer la sécurité des astronautes lors des missions spatiales, douze équipes de radiologues ont travaillé sur la conception d’un kit médical d’urgence prenant en charge plus d’une dizaine de pathologies différentes.

A Nantes, un vers marin contribue à sauver un grand brûlé

L’été dernier, le CHU de Nantes a accueilli un patient brûlé sur 85% de son corps. Face à un pronostic vital engagé et à une absence d’alternative, les médecins ont alors demandé l’accord de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) pour utiliser un pansement oxygénant à base de ver marin (Arenicola Marina) et tenter de le sauver. Si ce produit est encore en phase expérimentale, les résultats semblent prometteurs. Nous avons interrogé le Pr Pierre Perrot, Chef de service du Centre des brûlés du CHU de Nantes, sur cette première.