Rechercher
Fermer ce champ de recherche.

Nouveau : un 3ème cycle hospitalo-universitaire d’odontologie

Un 3ème cycle hospitalo-universitaire, au sein du Service d'odontologie du CHU de Dijon a été inauguré le 28 septembre 2007. Ce projet innovant, unique sur le territoire, porté conjointement par le CHU, l'Université de Bourgogne, la Faculté d'Odontologie de Lyon, et les ministères de tutelle (Santé et Education nationale, ainsi que les partenaires), vise à combler le déficit de chirurgiens dentistes auquel la Bourgogne est confronté.

Un 3ème cycle hospitalo-universitaire, au sein du Service d’odontologie du CHU de Dijon a été inauguré le 28 septembre 2007. Ce projet innovant, unique sur le territoire, porté conjointement par le CHU, l’Université de Bourgogne, la Faculté d’Odontologie de Lyon, et les ministères de tutelle (Santé et Education nationale, ainsi que les partenaires), vise à combler le déficit de chirurgiens dentistes auquel la Bourgogne est confronté.

Le 3ème cycle hospitalo-universitaire d’odontologie offre également un service de proximité à la population de l’agglomération de Dijon, du département et de la région, tout en développant des techniques innovantes, ainsi que la recherche clinique.

Un projet commun pour adapter l’offre de soins aux besoins de la population de Bourgogne.

En 2005, 22 étudiants de 1ère année ont quitté Dijon pour poursuivre leurs études d’odontologie dans les UFR des régions voisines sans l’objectif de revenir exercer en Bourgogne. Fort de ce constat, le Professeur Giroud, Chef de Service Neurologie et Doyen de la Faculté de Médecine à cette époque, et le Docteur Daniel Perrin, Chef de Service Odontologie, créé en 1998, décident de créer un 3ème cycle hospitalo-universitaire d’odontologie afin d’accueillir et de former une vingtaine d’étudiants de 6ème année par an au sein du CHU. L’objectif était simple : attirer de futurs chirurgiens dentistes en région Bourgogne et combler ainsi le déficit constaté (la densité moyenne en France pour 100 000 habitants est de 65 praticiens, la Bourgogne ne dépasse pas les 49).

Les ministères de la Santé et de l’Education Nationale, ainsi que des partenaires locaux et régionaux s’impliquent en acceptant également de financer le projet. CHU, Municipalité, Communauté Urbaine du Grand-Dijon, Conseil Régional, Conseil Général et ARH financent l’achat de matériel, les travaux d’aménagement,l’obtention de deux postes de Praticiens Hospitaliers, et de 3,5 postes de personnel paramédical et de secrétariat, ainsi que la création d’un poste de MCU-PH (Maître de Conférence des Universités – Praticien Hospitalier) à temps plein, rattaché à l’UFR d’odontologie de Lyon, offrant une dimension universitaire à ce projet.

Deux unités fonctionnelles au service des patients
Aujourd’hui, le service d’odontologie s’organise en deux unités fonctionnelles, l’Unité de Chirurgie Buccale et implantologie qui existe depuis la création du service, et l’Unité de Parodontologie et Réhabilitation Orale.
La première dispose de 4 cabinets de consultation, 4 lits d’hospitalisation (2 en hospitalisation complète et 2 en chirurgie ambulatoire) et de vacations de bloc opératoire.
La nouvelle unité récemment inaugurée à l’occasion du 3ème cycle comprend quant à elle 10 cabinets parfaitement équipés pour réaliser l’ensemble des soins que cette discipline peut offrir. Cette dernière unité est un service de proximité pour la population, mais a bien sur vocation à développer des techniques innovantes et la recherche clinique pour ainsi répondre aux différentes missions du CHU.

Un équipe de 31 professionnels

Personnel médical
– 4 PH à temps plein (le cinquième sera recruté en début d’année 2008)
– un poste de MCU-PH occupé à temps partiel pendant un an.
– 12 praticiens attachés réalisent en moyenne une vacation hebdomadaire.

Personnel para médical
– 1 un cadre à mi-temps,
– 7 assistantes dentaires,
– 2,5 équivalents temps plein de techniciens en prothèse dentaire,
– 2 secrétaires médicales,
– 1 agent administratif et 1 agent d’accueil.

Un premier bilan encourageant
Les premiers résultats sont d’ores et déjà tangibles : l’ensemble des deux unités a permis de recevoir pour l’année universitaire 2006/2007 six étudiants provenant des UFR d’Odontologie de Lyon, Clermont-Ferrand et Strasbourg et durant ces premiers mois de fonctionnement, le constat est sans appel : le recrutement des patients n’a cessé d’augmenter.
Ravis de leur passage au sein du CHU, les premiers étudiants en ont convaincu d’autres, cequi permettra d’accueillir 19 étudiants pour les 2 semestres qui s’annoncent, dont 10 dès aujourd’hui, jour de la rentrée. Une véritable satisfaction de ce résultat dépassant largement les prévisions et les attentes initiales du Service.

Issu d’une initiative locale, et fort du soutien reçu de l’ensemble des institutions territoriales, ce projet au bénéfice des étudiants en Odontologie renforce le caractère pluridisciplinaire de
l’Université de Bourgogne, et répond dans le même temps à une demande de soins en plus en plus forte.

Historique du Service d’Odontologie
C’est en 1998 que le service d’odontologie a été créé, avec à sa tête, le Docteur Daniel Perrin. Une autonomie permettant d’identifier l’activité de la discipline au sein du CHU mais également en regard de la médecine de ville.

Essentiellement activité de recours pour les chirurgiens dentistes et les médecins généralistes qui adressent au service des patients soit pour des gestes nécessitant un plateau technique, soit parce que le patient présentent une pathologie nécessitant une prise en charge hospitalière, l’activité de départ est surtout chirurgicale.
Mise en place de l’implantologie et de la chirurgie pré-implantaire, création d’une consultation handicap,développement d’une activité de soins dentaires sous anesthésie générale à l’hôpital d’enfant, ou encore ligne d’astreinte afin d’assurer la permanence de soins sont autant de projets faisant rapidement évoluer le service.

En 1999, la création d’un poste d’interne en odontologie, reconnu par les ministères, permet au service d’être agrée formateur pour les internes en chirurgie buccale, et reçoit dès lors, à ce titre, un interne par semestre, en provenance de l’UFR de Lyon. Suivront ensuite la création de deux postes de PH temps plein afin de poursuivre le développement du service.

En termes d’enseignement, le service dispense des cours aux assistantes dentaires, aux étudiants de l’IFSI (Institut de Formation en Soins Infirmiers), aux étudiants en médecine et organise également de nombreux enseignements post universitaire. Fort de son expérience dans la prise en charge des Urgences, le service créé en 2005, en partenariat avec le CHR de Metz Thionville, un DU d’Urgences Odontologiques, unique en France.

Concernant la recherche, le service s’investit dans la chirurgie expérimentale en créant en partenariat avec l’ENESAD (Etablissement National d’Enseignement Supérieur Agronomique de Dijon) une station zootechnique, structure permettant de réaliser de la chirurgie expérimentale sur des animaux) et met également actuellement en place des PHRC.

Commentaires

Il n’y a pas encore de commentaire pour cet article.

Sur le même sujet

L’ICI, nouveau temple de la cancérologie

Le CHU de Brest vient d’inaugurer son nouvel Institut de Cancérologie et d’Imagerie, surnommé ICI. Ce centre, promesse d’un hôpital centré sur l’humain et doté d’une technologie de pointe, est amené à devenir l’un des fers de lance européens dans le traitement du cancer, avec une capacité de 50 000 patients par an.

Dossier : La maladie de Parkinson 

Décrite pour la première fois dans An Essay on the Shaking Palsy (1817) par James Parkinson, un médecin anglais, la maladie de Parkinson, mentionnée souvent en abrégé « Parkinson », est une maladie neurodégénérative irréversible d’évolution lente. La maladie s’installe ainsi au cours d’une longue phase asymptomatique de plusieurs années. Les premiers symptômes ne se font en effet ressentir que lorsque 50 à 70% des neurones dopaminergiques du cerveau sont détruits. Ils se déclarent essentiellement progressivement sous la forme d’un tremblement de repos, d’un ralentissement des mouvements et d’une raideur musculaire. Néanmoins, de nombreux troubles moteurs et non moteurs peuvent s’ajouter à la liste, devenant de réels handicaps dans le quotidien de ceux qui la subissent.

Voici comment le CHU de Rennes agit pour contrer Parkinson

Ce jeudi 11 avril a lieu la Journée internationale de la maladie de Parkinson. L’occasion pour les CHU de valoriser leur implication sur ce sujet, notamment à travers les Centres Experts Parkinson (CEP) affiliés. Le Centre Hospitalier Universitaire de Rennes ne manque pas à l’appel, mettant en valeur des actions qui garantissent à la fois une offre diagnostique simplifiée et une prise en charge multidisciplinaire, adaptée au profil de chaque patient.

L’IHU toulousain dédié au vieillissement officiellement lancé

L’Institut Hospitalo-Universitaire HealthAge a officiellement été lancé le 2 avril à Toulouse. Porté par le CHU, l’Inserm et l’Université Toulouse III – Paul Sabatier, cet IHU, le seul exclusivement dédié au vieillissement en France, se donne pour ambition de contribuer au vieillissement en bonne santé des populations et de devenir le centre de référence européen en Géroscience.

Un patient Parkinsonien entreprend le tour du monde à la voile 

Le 10 septembre dernier a retenti le “top départ” des quatorze monocoques participant à l’Ocean Globe Race 2023, une course à voile en équipage autour du monde. A bord du voilier Neptune, deux personnages : le Dr Tanneguy Raffray, ophtalmologue à la retraite, et Bertrand Delhom, ancien moniteur de voile atteint de la maladie de Parkinson. Leur aventure, jalonnée de nombreux défis, est suivie de près par plusieurs professionnels de santé du CHU de Rennes, dont l’avis est à entendre dans le podcast “Qui ose vivra !”