Novembre 2014 : Ebola – Succès des équipes hospitalo-universitaires…

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A la Une de l'actualité du mois de novembre 2014 : inquiétude planétaire autour de l'épidémie du virus Ebola. En France, des nouvelles enthousiasmantes en provenance des CHU de France avec une première mondiale signée par une équipe hospitalo-universitaire de Nice - la 99ème depuis la création des CHU- et une 1ère nationale parisienne. A lire aussi la polémique autour d'une publicité limite-limite et le palmarès de l'Express...

A la Une de l’actualité du mois de novembre 2014 : inquiétude planétaire autour de l’épidémie du virus Ebola. En France,  des nouvelles enthousiasmantes en provenance des CHU de France avec une première mondiale signée par une équipe hospitalo-universitaire de Nice – la 99ème depuis la création des CHU- et une 1ère nationale parisienne. A lire aussi la polémique autour d’une publicité limite-limite et le palmarès de l’Express…

Ebola 5 689 décès sur 15 934 cas enregistrés selon le bilan de l’OMS au 23 novembre


Le 27 novembre, le quotidien belge L’avenir rappelle qu’Ebola la funeste avancée de l’épidémie en Afrique centrale et les milliers de décès qui jonchent son parcours : "La fièvre Ebola est partie de Guinée fin décembre 2013, où la situation est désormais jugée stable par l’OMS.  Le 23 novembre, on enregistrait dans ce pays 1.260 décès sur 2.134 cas. Au Liberia, on comptabilisait 3.016 morts sur 7.168 cas. Et en Sierra Leone, troisième pays le plus touché par l’épidémie, l’OMS a recensé 1.398 morts sur 6.599 cas enregistrés. Au Mali, l’OMS fait état de 8 cas qui ont provoqué 6 décès, tandis que le bilan au Nigeria et au Sénégal est inchangé depuis plus de 57 jours, avec 20 cas dont 8 mortels au Nigeria et un cas au Sénégal, un étudiant guinéen dont la guérison a été annoncée par les autorités le 10 septembre. Ces deux pays ont été retirés de la liste de ceux où sévit l’épidémie ». Pour lutter contre l’épidémie des remèdes sont en cours de développement : l’Express du 24 novembre souligne que Merck obtient les droits sur un vaccin potentiel contre la fièvre Ebola. Le groupe américain va coopérer avec une société de biotechnologie. Actuellement le vaccin est évalué en phase 1. Si les résultats de la phase 3 sont concluants le vaccin pourra être commercialisé début 2015. Les droits exclusifs de ce vaccin nommé rVSV-EBOV ont été achetés par Meck auprès de la société NewLink Genetics ; un accord à 50 millions de dollars.

Succès aux CHU de Nice et à l’AP-HP


Une simple prise de sang rend possible la détection du cancer du poumon chez une population de patients fortement fumeurs. Et ce mode dépistage se révèle plus efficace que la radiographie qui ne détectait aucun symptôme. Cette avancée, une 1ère mondiale, revient au Professeur Paul Hofman du CHU de Nice et du centre de recherche de l’Institut français de la santé et de la recherche médicale (Inserm) de l’université de Sophia-Antipolis. La nouvelle a été largement reprise dans la presse nationale, le 1 novembre sur les radios, TV et quotidiens nationaux et européens : France Inter, le Soir pour la Belgique, la Tribune de Genève… "L’alerte pourrait jouer un rôle-clé dans la précocité de l’intervention chirurgicale, permettant de "viser l’éradication du cancer. Une percée extraordinaire dans le domaine des cancers pulmonaires invasifs" reprend le journal suisse.
Une 1ère nationale a aussi fait l’orgueil des médias tricolores : une opération très délicate de chirurgie fœtale réalisée chez une future maman dont le bébé souffrait de spina bifida, une malformation de la colonne vertébrale. L’intervention s’est déroulée au terme du 5è mois de grossesse, en juillet 2014. Le Figaro, le Monde, radio et TV du 19 novembre ont titré sur la prouesse des Pr Jean-Marie Jouannic de l’hôpital parisien Armand-Trousseau et du Pr Michel Zerah, du service de neurochirurgie pédiatrique de l’hôpital Necker-Enfants malades (AP-HP)

Pub polémique


Dans tout autre registre plus léger, la campagne « décalée » voire déplacée de la clinique du Parc de Saint-Priest (Loire). Sur des affiches 4X3 placardées en octobre l’établissement met en regard une photo sexy des soignants et des médecins soulignées par  "certains soignent les apparences"  tandis qu’"ici c’est VOUS que nous soignons "à travers ses activités médicales, chirurgicales, et le service des urgences. La publicité a fait grand bruit dans les médias. Le 4 novembre Le Parisen annonce que "Le Conseil de l’Ordre des médecins de la Loire va «porter plainte». Son   secrétaire général  a rappelé que «les manquements visés par la plainte concernent le fait que la médecine n’est pas un commerce, que les médecins ne peuvent pas tolérer de publicité sur leur activité médicale, qu’ils ont un devoir de confraternité vis-à-vis de leurs confrères, ainsi que vis-à-vis des autres professionnels de santé"
Pour le représentant de la communauté médicale «Cette publicité, à la limite du bon goût vis-à-vis des autres professionnels de santé, n’est ni éthique, ni déontologique». L’Ordre des infirmiers de la Loire a aussi réagi. Selon l’instance «cette campagne met en exergue une image dégradante de l’infirmière, elle porte atteinte à l’intégrité de ses qualités professionnelles, en laissant planer des intentions fallacieuses». Des réactions qui n’ébranlent pas la direction de la clinique, satisfaite d’avoir bousculé les codes et capté l’attention "d’une nouvelle clientèle, jeune, sensible à l’humour"

Sortie du Palmarès de L’Express 2014, le 12 novembre 2014

L’hebdomadaire a étudié 880 établissements publics et privés. Les 30 classements publiés distinguent les 50 premiers hôpitaux et cliniques dans les pathologies les plus fréquemment soignées en France, de l’AVC à l’ablation chirurgicale de la Vésicule. Les enseignements sont résumés dans la tribune de Pierre Falga pour qui un tel dossier « pourrait bien faire et défaire quelques réputations ». Pas question cependant d’élaborer un tableau avec les grands vainqueurs ni d’identifier un « n°1 toutes catégories » mais de « regarder quels établissements se distinguaient par un très bon classement dans plusieurs spécialités, en isolant les 10 mieux notés de chaque pathologie ». Il n’empêche qu’avec cette grille de lecture, la palme – puisqu’il est tout de même question de sélection- la palme donc revient aux CHU,  Bordeaux cité 10 fois dans 10 spécialités, Toulouse, 9 fois, Lille 8 fois, la Pitié-Salpêtrière 7 fois… – « de même que le CH privé de Saint-Grégoire à Rennes » souligne le journaliste. « A l’inverse, les grands hôpitaux parisiens se révèlent moins bien placés qu’attendu »
Autre enseignement  « dans 8 spécialités sur 30 c’est un établissement nantais qui arrive en tête ». CHU, clinique, l’émulation dans l’offre de soins est particulièrement stimulante au sein de la métropole atlantique.
Méthodologie
Principal critère retenu : le volume d’activité pondéré cette année par un coefficient de prise en charge ambulatoire, considéré comme un indicateur de l’excellence de la spécialité.
A noter que seuls les établissements ayant obtenu un score Icalin A (excellent) ou B (bon), score agrégé de lutte contre les infections nosocomiales et un score de qualité et de sécurité des soins figurent au tableau d’honneur. « Ont été exclus du classement les 20% d’établissements affichant le score de qualité le plus faible » explique Pierre Falga.
Pour établir ce classement l’Express s’est associé à "my-medical-pass.fr" site internet développé par des professionnels de santé, pour créer "guichet unique virtuel" d’un réseau ambulatoire national afin de faciliter l’accès aux soins "ambulatoires" : consultations, médecine et chirurgie ambulatoire, pharmacie.
Marie-Georges Fayn   

 


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